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 Les Artéfacts Perdus

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MessageSujet: Les Artéfacts Perdus   Ven 15 Aoû - 21:09

Le vent souffle… il fait virevolter le sable qui m'entoure et qui s'enroule autour de moi telle une amante passionnée. Je suis seul sur cette étendue infinie… seul… Je peux entendre le murmure des brises du sud me souffler à l'oreille : "Par ici, par ici". Je suis les voix mystérieuses, m'enfonce un peu plus dans l'immensité du désert. Le vent forcit et me pousse en avant, je m'envole et…


*****

La porte de la chambre s'ouvrit à la volée et Sannom se redressa sur son séant au même moment, sabre dégainé. Il lui fallut une seconde pour reconnaître la case qu'on lui avait assignée la veille, lors de son arrivée à la Caserne de Nu'Rasi. Le nouvel arrivant n'était qu'un jeune novice apeuré par l'arme aiguisée du Protecteur. Il peinait à délivrer le message dont il était le porteur. Agacé par tant de couardise, Sannom rengaina sa lame dans son étui de cuir et émit un grognement bien significatif. Soudain libéré par la pression qui le maintenant muet, le jeune page s'inclina et déclara :

- Protecteur, le capitaine Gol'kar vous demande. Votre nouvelle mission va vous être immédiatement affectée.


Son message transmis, le novice quitta la pièce au pas de course. Sannom poussa un long soupir… Il était encore tôt et la ville ne s'était pas encore éveillée. Sans plus attendre, le guerrier passa son armure de cuir et rassemble ses maigres effets personnels : une bourse contenant quelques écus, sa gourde en peau de fentes et ses deux sabres qu'il attacha à sa ceinture. Le Protecteur n'aimait pas l'attirail métallique qui ne faisait que ralentir les mouvements et vous faisait griller en moins d'une heure dans le désert. Puisque Nu'Rasi est dans une ombre perpétuelle, il ne lui fut pas nécessaire de mettre son turban qu'il noua autour de sa taille. Fin prêt, Sannom quitta l'aile résidentielle et se dirigea vers l'état-major de la cité. Avant de pouvoir rencontrer le capitaine Gol'kar, en charge des missions des Protecteurs, Sannom dut passer trois fouilles minutieuses, afin de vérifier son identité et son équipement. On ne rigole pas avec la sécurité au sein du Doss'Ta. Gol'kar était un homme aux larges épaules, la peau noire et ayant vécu plus de batailles que d'années. Il avait choisi d'engager Sannom sur cette mission, car il ne s'agissait pas ici d'une basse besogne. Les Psyjiic avaient lourdement insisté sur le caractère urgent de cette mission et sur l'absolue nécessité d'une réussite. Le Protecteur pénétra dans le bureau de Gol'kar qui finalisait de rassembler tous les documents utiles. Bien évidemment, afin d'éviter toute fuite, les murs étaient insonorisés et le contenu de cet entretient relèverait du secret absolu (comme la plupart des missions des Protecteurs d'ailleurs…).

- Bienvenu Sannom. Merci de t'être aussi vite déplacé de An-Trazza pour répondre à cette convocation. Mais ne trainons pas, il y a beaucoup à dire et peu de temps à disposition. Il y a trois jours, les Psyjiic nous ont transmis une demande de mission, jugée par leurs spécialistes et les nôtres, de catégorie C1.

Le vieux guerrier remit plusieurs documents à Sannom qui commença à les potasser sans perdre une miette du discours de son supérieur.


- Le Temple d'Azur a mis à jour un trafic d'artefacts anciens dont les ramifications nous échappent. Certains de nos experts stratégiques estiment même qu'ils pourraient être liés aux Clans Zëre't, ce qui rend cette organisation encore plus dangereuse. Les Psyjiic souhaitent ardemment récupérés ces artefacts afin de les étudier et de les sceller s'ils se révélaient dangereux pour la population. De votre côté, votre priorité est la sécurité et la survie de votre binôme. En second plan, récupérez un maximum d'informations sur ce réseau, si cela s'avère possible sans compromettre l'intégrité de votre coéquipier ou cohéquipière. Les artéfacts en premier, les informations en bonus.

- Parlez-moi de mon binôme. Ses aptitudes, ses anciennes missions, sa personnalité.

- Vous connaissez les Psyjiic mieux que moi Sannom, ils nous ressemblent au plus haut point concernant le mot "Secret". Pour vous dire la vérité, l'affaire est trop importante pour laisser filtrer la moindre information. Nous ne connaissons pas l'identité de votre binôme et lui ne connait pas la votre.

- C'est une première…

- Votre lieu de rendez-vous est la place du marché au levé du soleil. Il ne devrait pas y avoir grand monde à cette heure. Les Psyjiic nous ont informé que votre binôme vous trouvera par ses propres moyens. Il vous suffit de vous concentrer sur la mission et il devrait pouvoir vous localiser.

- Hum, un télépathe ? Pratique pour une mission de recherche.

Gol'kar n'acquiesça pas mais supposait également que l'agent Psyjiic possédait quelque capacité de détection. La réunion terminée, Sannom prit encore quelques minutes afin de bien mémoriser tous les éléments des documents mis à sa disposition. Ils ne lui seraient plus accessibles une fois la mission lancée. Sans ajouter un mot, il salua son supérieur et quitta la caserne. L'aurore commençait déjà à saupoudrer de rose les dunes lointaines et les ombres se raccourcissaient. Quelques bedeaux ivres erraient encore dans les rues, mais sinon, la ville était d'un calme cristallin. Sannom appréciait ce calme qui serait bientôt déchiré par l'activité furibonde de la cité. Le Protecteur atteignit enfin le centre de la cité où se dressait une grandiose place faite de dalle blanche. Il se dirigea vers la fontaine centrale où il s'assit et profita des derniers instants de paix avant de devoir s'atteler au travail. Son rêve de cette nuit revenait le hanter, mais il chassa ses noires pensées, restant concentré sur le calme de l'aube et sur sa mission.

Sannom n'était pas serein à l'idée qu'un mage puisse fouiller dans sa tête. Il se demandait si son coéquipier pourrait voir au delà du voile qui l'empêchait d'accéder à son enfance. De plus, il savait qu'il devrait peut-être retourner sa lame contre le mage si ce dernier venait à perdre le contrôle de sa magie ou à se rebeller contre le Temple d'Azur. Sannom n'était pas dupe, quand son supérieur lui avait annoncé qu'il "devait veiller à la sécurité et la survie de son binôme", cela signifiait clairement entre membres du Doss'Ta : "Tant qu'il est sous contrôle, protège-le, sinon, liquide-le…". Le Protecteur n'avait eu à tuer que deux membres Psyjiic en huit ans de métier, mais ces deux fois, il avait faillit perdre la vie…
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Ven 15 Aoû - 22:29

« Mais pourquoi ? Pourquoi maintenant ? »

« On ne m'en a pas dit plus. Tu croyais quoi ? On a pas l'habitude de nous faire des documents détaillé. »

« Je ne comprends pas, d'habitude on est toujours ensemble pourquoi cette fois-ci c'est différent ? »

« Parce que ça l'est, e t'en pris, ne cherche pas plus. Je t'emmène là-bas parce que je te connais mieux que tout le monde et ensuite tu devrais trouvé ton coéquipier. Tu sais. »

« Oui ça va, j'ai pas besoin d'un dessin. »

Il tenta de s'approcher de moi pour me prendre dans ses bras comme il le faisait lorsque je n'étais pas en forme. Seulement plus il s'approchait et plus je m'éloignais. Je détestais cela. Je ne voulais pas d'un autre protecteur. Karek faisait partie de ma famille désormais et devoir le reléguer au rang de simple protecteur ne me plaisait réellement pas. Encore si celui que j'avais dû rejoindre était mon frère, j'aurais pu faire un effort, j'en aurais même fait. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas. Sauf que voilà, je ne connaissais même pas celui qui était censé me surveillé. Je ne comprenais pas d'ailleurs pourquoi on les appelé protecteur, leur but n'était pas de nous protéger, mais surtout de nous surveiller pour éviter les conneries. Ce n'était pas que ça m'énervait, j'en avais fait mon pli avec le temps, mais voilà. Je savais que j'étais dangereuse mais être constamment sous surveillance s'était lassant à la fin. Je n'allais pas exploser en pleine rue tout ça pour faire le plus de victime, heureusement pour moi, sinon je mourrais avec.

Je laissais donc la colère me prendre. Pourquoi fallait-il que je change de protecteur. Pourquoi maintenant ? Avec Karek nous faisions du très bon travail. Aucune plainte, aucune affaire non résolus. Un travail rapide et propre. C'était en grande partie pour cela que je ne comprenais pas pourquoi. Toujours agacée par ce changement de situation, je rassemblais mes affaires et prit la route pour me rendre à Nu'Rasi. Nouvelle ville, nouveau contact. Il allait falloir que je fasse attention, mon empathie avait tendance à se réveiller dans les endroits que je ne connaissais pas. Je haussais les épaules pour moi-même. Peu importe de toute façon, comme d'habitude je gérerais la situation.

*********

La nuit avait été courte pour moi. Comme d'habitude dans les endroits que je ne connaissais pas, j'avais tendance à ne pas réellement dormir. Je regardais par dessus mon épaule pour voir comment était la ville. Je n'avais fait que l'apercevoir en arrivant, je n'avais même pas cherché à demander à Karek de faire un tour. De toute façon on m'avait montré mes quartiers et demandé d'y rester et de n'en sortir sous aucun prétexte. J'avais eu envie de leur hurler dessus, de leur dire de me foutre la paix, mais j'étais quelqu'un de calme et de compréhensif. Je pouvais comprendre leur peur, surtout que personne ne savait réellement ce que je pouvais faire. Au temple, s'était différent, on se connaissait un peu tous et même si on ne savait pas le fond de nos pouvoirs, chacun de nous savait de quoi était en quelque sorte capable l'autre. Ici, j'étais une étrangère. Une étrangère parqué comme quelqu'un sous le point d'exploser. Je les laissais faire. Karek s'en alla sans un mot et c'était mieux ainsi, je n'aurais pas su quoi lui dire en vérité mis à part être en colère contre lui. Je savais que s'était idiot, il n'y était pour rien.

Je ressassais cela encore lorsqu'on ouvrit tranquillement la porte de ma chambre de détention. J'avais le nez dans l'un de mes livres que j'avais pu emmener. Heureusement pour moi, sinon je n'aurais pas réellement su quoi faire. Je ne regardais pas le nouvel arrivant et peut-être prit-il cela pour de la condescendance. Ce n'était pas le cas, en vérité, mon cœur fourmillait de toutes ces émotions non contenues qui déferlaient en continue. Comment pouvait-il y avoir tant d'émotion alors que si peu de gens était debout ? Ça m'agaçait encore plus surtout qu'en fait j'avais envie de voir Karek pour m'excuser, mais voilà, il était avec sa famille désormais, pouvoir passer quelques jours avec eux était une aubaine pour le protecteur. Je soupirais en repensant à la propre famille et finalement refermit le livre avec un petit pop.


« C'est l'heure n'est-ce pas ? Vous pouvez parler, je ne compte pas vous faire du mal. »

« Oui c'est l'heure. Veuillez m'excuser, je n'ai rien contre vous mais... »

« .. Vous vous méfiez et vous avez raison, qui sait ce que je peux faire n'est ce pas ? »

Il sourit tranquillement et je ressentis que ce n'était pas un mauvais bougre. Dans ses mains se tenait un plateau avec quelques tartine que j'avalais. Je savais pertinemment que quelqu'un me surveillerait jusqu'à ce que j'arrive à la place du marché pour prendre contact avec mon coéquipier, celui qui était censé me surveiller. Déjà habillé, je pris le soin de mettre mes sabres dans leur fourreau situé dans mon dos. Je n'étais pas certaine que le Doss'Ta apprécierait de me voir avec des armes, seulement il n'aurait pas le choix. J'étais bien décidé à faire comprendre que ce n'était pas parce qu'on possédait une magie puissante qu'on pouvait être tout le temps instable et surtout incapable de se défendre sans l'utiliser. J'étais d'ailleurs la preuve vivante qu'on pouvait s'en passer en quelque sorte. Sachant que mon empathie était constante, je n'étais pas certaine que mes pensées soit totalement exacte. Avec un sourire, je finis donc par sortir, laissant le soin au jeune homme de refermer la porte. Je n'avais que peu d'affaires personnelles, mais je n'avais pas réellement vie de les voir disparaître.

« Merci. »

Ce fut mes dernières paroles pour le jeune homme avant de me diriger vers l'endroit du rendez-vous. Je me remémorais ce qui m'avait amener ici. Des artefacts que les Psyjiics voulaient récupérer. Je pouvais les comprendre, en tant qu'arme ce genre d'artefact pouvait faire des malheurs. Tout autant qu'un Psyjiic lui même finalement. Je laissais de côté mes pensées pour finalement me diriger dans la ville. Peu de personne étaient déjà sur le pied de guerre, si peu de gens commençant tôt le matin. Cela m'étonnais quelque peu tout de même. Je finis par ne plus penser à cela. Qu'est ce que cela pouvait m'apporter de toute façon. Je m'arrêtais un instant, sentant une présence dans mon dos. Un sourire se dessina sur mes lèvres, bien entendu que c'était lui. Je me tournais brièvement vers lui et finalement murmurait quelque chose en articulant bien. D'où il était, il le verrait probablement son don était assez classe aussi. Je ressentis la tension qui l'habitait le quitter et de la joue le remplacer. Au moins ça s'était fait. Je me concentrais de nouveau sur la place et finalement trouvais quelqu'un qui pourrait être la personne que je cherchais.

En vérité, il était bien le seul qui pouvait répondre au critère d'un Doss'Ta. Méfiance, impatience, calme cependant. Je m'avançais donc vers lui. Un homme, cheveux noir, long, tiens donc Karek n'était donc pas le seul à avoir garder les cheveux long. Un sourire se fit sur mon visage, rapidement remplacer par une expression totalement neutre. Je finis par le rejoindre. Visiblement cet homme devait être un bon élément et vu son physique, il devait s'entraîner tous les jours. Comble de l'ironie il maîtrisait les mêmes armes que moi. Je soupirais intérieurement et finalement franchissait les derniers mètres qui nous séparaient.


« Je me nomme Esthia, Psyjiic du second cercle. Vous devez être mon protecteur. »

Ma phrase était neutre, mais on sentait très bien dans ma voix que le mot protecteur n'avait pas la signification de protéger. J'attendais donc devant lui, j'allais probablement paraître petite, mais la taille ne faisait pas l'homme ou la femme n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Sam 16 Aoû - 7:31

Sannom scrutait la place à la recherche de son partenaire. Même si c'était ce dernier qui était censé le trouvé, le Doss'Ta ne pouvait pas s'empêcher d'évaluer chaque passant et pour cause : il avait déjà localisé trois agents du Ness'Yn qui se faisaient passés pour de simples citoyens. Quelle idée de se retrouver sur la place du marché pour une mission de cette importance…

Le soleil commençait à poindre sur l'horizon quand Sannom eut un léger frisson dans la colonne vertébrale, signe chez lui d'une intuition. Il se retourna à l'instant où une jeune femme s'arrêta dans son dos. Sans qu'aucun mot ne soit encore prononcer, le guerrier savait qu'il s'agissait de son binôme. Il la détailla complètement : une belle jeune femme à la longue chevelure sombre et aux yeux de saphir. Une peau opaline et un sourire timide. Et elle était une enquêtrice du deuxième Cercle ? Les apparences sont parfois trompeuses, mais Sannom ne jugeait jamais les apparences. L'inconnue se présenta sous le nom d'Esthia. La façon dont elle prononça le mot "Protecteur" ne faisait pas planer de doute…


*Au moins, elle n'est pas dupe…*


« C'est moi en effet. Je présente, Sannom, Protecteur du Doss'Ta. Mais plus un mot je vous prie, cette place a bien trop d'oreilles indiscrètes… »

Le guerrier lança un regard foudroyant à l'un des agent Ness'Yn qui s'était rapproché de leur position. Comprenant qu'il était repéré, il détala sans demander son reste. Les deux autres demeurèrent cachés dans l'ombre. Sannom, préférant changer de zone, fit signe à sa partenaire de le suivre dans un détale de rues de plus en plus étroites. Après quelques minutes de marche, ils débouchèrent sur une petite cour intérieure complètement déserte. Le Doss'Ta examina l'endroit, mais ne trouva pas âme qui vive.

Se positionnant face à la seule entrée de la cour afin d'éviter de se faire surprendre, il remarqua enfin les deux sabres de la jeune fille. Sannom leva un sourcil… Ainsi les Psyjiic savait manier les armes ? Le guerrier ne jugeait pas le fait qu'elle était une femme (certaines combattantes du Doss'Ta était meilleure que lui), mais si Esthia savait se battre, cela changeait certains paramètres de la mission. Sans demander la permission, Sannom tira une des lames de la Psyjiic et l'examina dans les moindres détails.


« L'équilibre est bon, l'acier d'excellente qualité. Le tranchant pourrait être mieux, mais je vous l'aiguiserais. J'espère que celle qui manie ce sabre est aussi talentueuse que celui qui l'a forgé… »


Sans attendre de réponse, Sannom rengaina la lame dans le fourreau de la magicienne et se recula de quelques pas. Il sortit alors l'une ses propres lames et porta un coup vertical de moyenne puissance...
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Sam 16 Aoû - 16:04

Cette rencontre allait rester dans ma mémoire assez longtemps, je le pensais. Je redoutais plus que tout changer de partenaire dans ce genre de situation, parce que j'avais un vrai besoin de faire confiance à celui ou celle avec qui je partais. Je laissais mon empathie couler pour sentir Karek. Sa force rassurante, son attention, tout ce qui faisait de nous un vrai binôme, mais je ne le trouvais pas. Il avait autre chose à faire probablement et je devais faire avec. Je n'avais pas vraiment le choix. Je pris donc sur moi et me concentra alors qu'il se présentait. Des oreilles indiscrète, bon au moins il ne réfléchissait pas qu'avec sa force s'était mieux que rien. Je le laissais donc m'emmener plus loin alors que mon regard se posa sur les deux autres dans l'ombre. S'approcher d'un Psyjiic était risqué, surtout s'il s'agissait d'un Psyjiic tel que moi. Nombre de personne savait que je pouvais aisément tuer quelqu'un, mais je n'étais pas certaine d'avoir mon nouveau protecteur par surprise. Quelque chose me disait que ce ne serait pas le cas. Il ne nous fallut que peu de temps pour arriver dans une ruelle plus sombre, je sondais les alentours probablement en même temps que lui et finalement me rendit compte que seul le vide et ses sentiments me répondait, bien au moins une galère en moins.

Par contre, la suite de l'histoire ne me plu pas réellement. Sa façon d'être était tout sauf celle de quelqu'un de prévenant. À croire qu'il essayait réellement de m'énerver. Pourquoi venait-il de prendre l'un de mes sabres. Je savais qu'il ne me voulait pas de mal, du moins pas maintenant seulement mes mains vibrèrent en énergie. Peu importait, je me fichais pas mal qu'il soit un Doss'Ta, il était peut-être là pour me surveiller, mais je n'étais pas pour autant son jouet. Mon regard se ferma alors qu'il reprit la parole. Comme si j'allais me promener avec des armes seulement pour qu'elles soient belles à regarder. Je le laissais faire cependant, il n'était pas Karek. Loin de lui l'idée de me rassurer, je ne savais pas forcément ce qu'il cherchait même si je me doutais qu'il tentait de savoir si j'en valais le coup ou non. Que croyait-il ? Qu'on m'aurait envoyé si je n'avais pas su me dépêtrer ce genre de situation ? Je connaissais deux Doss'Ta, deux qui m'était proche, leur façon de faire ne m'était pas inconnu surtout que s'était l'un d'eux qui m'avait apprit à me battre et d'ailleurs considéré comme l'un des meilleurs.


« J'ai appris avec l'un des vôtres. L'un des meilleurs d'entre vous par ailleurs. »

Karek était connu pour sa maîtrise du combat au sabre lui aussi. Il faisait danser sa lame comme personne jamais ne pourrait le faire. Il m'avait tout enseigner. Je n'étais pas une Doss'Ta et je doutais d'un jour l'égaler, mais je savais parfaitement m'en servir. Lorsqu'il sortit l'une de ses lames et porta un coup puissant, je ne pu m'empêcher d'avoir un sourire narquois. Pourquoi toujours la force ?

« Vous savez, la force ne fait pas tout. Sans un minimum de réflexion, je doute que quiconque puisse vivre assez longtemps contre quelqu'un maîtrisant le combat et sachant réfléchir. »

Je le regardais. S'il était plutôt bel homme, je ne doutais pas qu'il savait se battre, mais le faisait-il par réflexion ou seulement par réflexe ? Là était la bonne question. Car si j'étais une arme à moi toute seule, je savais comment me comporter en cas de souci et de combat, je n'avais pas besoin de ma force pour régler une situation. Cependant j'étais persuadé qu'il n'était pas du genre à seulement taper. La suite me dirait si j'avais raison, mais pour l'instant je devais savoir ce que lui savait.

« Bon si on essayait déjà de se mettre d'accord sur ce qu'il vous ont dit. Qu'on ait au moins les mêmes explications ce ne serait pas plus mal non ? Maintenant que plus personne ne nous observe. »

Je le regardais tranquillement. Il n'y avait eu aucune animosité dans mes paroles. Je cherchais seulement à savoir s'il me serait facile de créer un lien assez complice avec lui pour pouvoir mener cette enquête à bien. Parce que pour pouvoir être efficace j'avais besoin de quelqu'un qui me mette en confiance et pas quelqu'un qui ne faisait que se méfier de moi, guettant le moment ou je perdrais mon contrôle pour me tuer, ou alors cherchant à savoir si je voulais m'échapper ou pas. D'ailleurs j'aurais peut-être dû commencer par cela.

« Au fait, pour votre information, je ne compte pas m'échapper. Certes, le temple n'était pas mon choix principal et si je regrette ma liberté, je sais aussi que je peux être un danger. Vous pouvez vous relâcher sur ce point. J'aime mon travail et pour rien au monde je ne le quitterais et ne mettrais les autres en danger pour une hypothétique liberté qui me coûterait plus cher que de rester enfermé. »

Au moins ça c'était dit. Il me semblait d'ailleurs avoir dit quelque chose de ce genre à Karek lors de notre première rencontre. Karek, il me manquait énormément dans des moments comme cela.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Sam 16 Aoû - 20:49

Le sabre s'arrêtera à un centimètre de l'épaule d'Esthia. La jeune femme ne bougea pas et ne manifestait aucune peur. Sannom ne put s'empêcher de sourire : le Temple d'Azur ne s'était pas moquer du Doss'Ta, cette jeune femme n'était pas n'importe qui et semblait débrouillarde. Parfait, Sannom n'aurait pas à veiller sur elle en permanence. Il rengaina sa lame et écouta son interlocutrice. Ainsi elle avait déjà vécu avec un Protecteur... L'un des meilleurs ? Qui était-il donc ? Cette information éveilla la curiosité du guerrier. Si Esthia avait l'habitude de travailler avec un autre Protecteur, pourquoi donc le Doss'Ta l'avait mandaté lui ? Il était totalement contre productif de réunir deux inconnus.

Mais Sannom chassa ses noires pensées et n'interrompit pas la Psyjiic qui continuait son discours. Au moins elle avait la causette... Elle lui demandait de ne pas se méfier d'elle, de ses pouvoirs, qu'elle n'avait pas l'intention de s'enfuir. Cependant la jeune femme n'avait pas besoin de lui faire tout ce plaidoyer : Sannom savait déjà qu'il n'avait rien à craindre d'elle. Son attaque précédente n'était pas une simple démonstration de force aussi stupide qu'inutile mais un moyen de juger Esthia. Le Protecteur évaluait bien mieux quelqu'un sur ses réactions que sur ses dires...


《 A moi de jouer franc jeu dans ce cas. Premièrement, ne me prenez pas pour une simple brute épaisse sans cervelle. Je ne serais pas ici avec vous si je n'avais pas fait preuve d'un minimum de jugeote par le passé. Deuxièmement, au vu de la mission qui nous attend, je ne peux pas me permettre de me méfier de vous. L'affaire est trop importante et nous devrons agir en parfaite entente si nous souhaitons réussir. Que les choses soient bien claires, je ne suis pas votre ami, ne comptez pas sur moi pour avoir une épaule sur laquelle pleurer en cas de déprime. Je me fierai à vos capacités magiques et à vos compétences d'enquêtrice. De votre côté, faites-moi confiance pour vous assister et tout se passera bien entre nous. 》

Étrangement, Sannom pensait réellement se qu il disait. Si il y avait une qualité qu'on ne pouvait enlever au guerrier du Doss'Ta, c'était bien sa franchise, parfois un peu brutale certes. Il était bien conscient qu'il avait besoin d'Esthia pour résoudre cette affaire. Bien que ses facultés de stratège n'étaient plus à prouver, Sannom n'y entendait rien aux affaires magiques et le don de la Psyjiic pourrait leur être d'une grande aide, sans compter ses éventuelles connaissances sur les artefacts. Le Protecteur était surtout là pour la seconder et la protéger. La surveiller en plus serait une perte d'énergie et de temps. Sannom n'aimait pas quand les discussions s'éternisaient, préférant l'efficacité aux longs discours.

《 Bien il est temps de mettre nos informations en commun. Mon état-major m'a donné pour mission de localiser le réseau d'artefacts et de récupérer ces derniers pas tous les moyens possibles. Étant donné que nous sommes dans une zone densemment peuplée, cela nous pose deux problèmes : localiser les trafiquants sera plus difficile et des pertes civiles sont à prévoir. De plus, ce réseau aurait des liens avec les clans Zëre't ce qui le rend encore plus dangereux. Soyez prudente... maintenant à vous, je vous écoute. 》

Sannom n'avait pas parlé de son don à la jeune femme, car il craignait toujours que les Psyjiic ne s'intéressent trop à lui et ne l'enferment au Temple d'Azur. De toute façon, si cette fille avait la capacité de sonder les esprits, le guerrier ne doutait qu'elle apprendrait rapidement la vérité à son sujet. Il se sentit soudain très vulnérable face à cette jeune magicienne à l'apparence si frêle...
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Sam 16 Aoû - 21:58

Je ne m'étais pas trompé sur lui. Bien loin de l'idée de la grosse brute qui agit sans réfléchir, il était quelqu'un avec la tête sur les épaules. Son long discours me fit sourire. Pas que je en comprenais pas, après tout, je venais de parler plus que de raison sachant que je ce n'étais pas mon fort d'habitude. Cependant quelques petites choses me taraudait l'esprit. Déjà la curiosité que j'avais ressentis chez lui lorsque j'avais parlé de mon protecteur, ensuite le questionnement tout naturel qui devait probablement se porter sur la question que j'avais posé à Karek. Pourquoi ne pouvions-nous pas être ensemble pour cette mission. Devais-je réellement réponse à ce questionnement ? Il allait probablement me prendre pour une télépathe. Bah de toute façon peu importait et je lui devais bien quelques réponses. Cependant avant que je ne puisse prendre de nouveau la parole, il me dit alors ce que sa Ghilde lui avait dit. Eh beh, ils étaient encore plus avare en explication que ne l'était les Psyjiic, c'est donc avec un petit sourire que je repris la parole.

« Pour répondre à vos interrogations, mon protecteur se nomme Karek. Et pour répondre à votre interrogation sur le fait qu'on vous ai envoyé à la place, je pense que la réponse est assez clair. Karek est plus que mon protecteur, c'est mon ami, mon frère. Je crois qu'ils pensent qu'il ne sera pas capable de faire ce qu'il faut en cas de besoin. Comme la mission est très dangereuse et moi aussi, ils ont probablement voulu éviter trop de souci. »

Je m'arrêtais quelques secondes et finalement reprit la parole.

« Ne vous inquiétez pas sur le fait de trouver une épaule sur laquelle pleurer. Si je dois déprimé ce ne sera sur l'épaule de personne. De plus je ne suis pas quelqu'un de déprimé donc je pense que ça devrait aller. En ce qui concerne la confiance, je vous avoue que j'ai beaucoup de mal à la donner, je suis quelqu'un d'assez fermé, mais vous semblez bien assez apte pour que je puisse au moins placer ma confiance sur vos capacités. »

Je m'approchais un peu plus de lui. Ce n'était pas méchant, mais comme je l'avais dit, la confiance n'était pas mon fort. Il nous avait fallut un an avec Karek pour se faire entièrement confiance et si maintenant je devais changer de protecteur, j'allais probablement peiné à reprendre une bonne relation. Je laissais tomber mes pensées pour finalement lui dire ce que je savais.

« Trois reliques, toutes plus différentes les unes que les autres, que ce soit par leur aspect que par leur pouvoir. J'ai avec moi plusieurs limitateur de pouvoir et stabilisateur pour éviter de les voir nous exploser à la figure. Je sais aussi que nous devons les localiser, mais ne vous en faites pas, ça ne devrait pas être trop compliqué. Tout le monde à quelque chose à se reprocher. De plus, je ne tolérerais pas les pertes civiles. Ça n'est jamais arrivé et je refuse que ça arrive aujourd'hui. »

C'était une condition sur laquelle je ne tergiversais pas. De toute façon personne ne m'échappait réellement et je n'avais encore jamais blessé un civil, ce n'était pas maintenant que ça allait arriver. Je repris alors la parole, cherchant à approcher un peu plus mon protecteur. Je ne voulais pas que des oreilles entende ce que j'avais à dire, ce serait trop facile sinon et j'avais besoin de faire quelque chose.

« Personne ne vous a dit ce que j'étais capable de faire non ? Je suppose que vous avez penser dés le début que j'étais télépathe, je me trompe ? »

Je savais que je ne me trompais pas, je pouvais le ressentir.

« En fait, je suis une empathe. Enfin dans la première partie de mon pouvoir. Ensuite, il faut que je fasse quelque chose, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, je vous rassure, vous ne sentirez rien, ce sera seulement pour moi que ce sera douloureux. »

Et sans autre forme de procès, je posais ma main sur son cœur. Un déferlement d'énergie s'introduit en moi, je détestais toucher les gens, qu'est ce que je haïssais cela. Je ne le touchais que durant quelques secondes, il fallait que j'établisse un lien avec lui. Je retirais brusquement ma main comme si cela m'avait brûlé. Lui n'avait rien sentit, mais j'avais la très net impression qu'il y avait tout de même quelque d'étrange chez lui.

« Désolé, j'avais besoin d'établir un lien entre votre cœur et mon don. Cela me permettra de vous ressentir directement dans la foule et de pouvoir écarter vos sentiments pour ne pas les confondre avec les autres. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop, généralement on me déteste pour ce don, je comprendrais qu'il en soit de même avec vous. »

Je plongeais mon regard bleuté dans le sien. On ne pouvait pas le voir sur mon visage, mais si je ne disais rien, ce n'était pas pour autant que ça ne me blessait pas. L'attitude des autres, le fait de ne pouvoir approcher personne, ne pas pouvoir toucher quiconque. Je me demandais si un jour je pourrais avoir une relation avec quelqu'un. Ce don était bien plus une malédiction qu'une bénédiction. J'attendais donc de savoir s'il allait me frapper ou non, après j'aviserais. Pour le moment je devais laisser de côté mes questionnement, ce n'était pas l'heure.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Lun 18 Aoû - 14:54

Karek... A l'énonciation de ce nom, le sang du guerrier ne fit qu'un tour. Une violente décharge d'adrénaline vint bander les muscles de son corps et dilater ses pupilles. La réaction ne dura qu'un instant, Sannom reprenant vite le dessus sur ses émotions. Karek... l'un des meilleurs avait-elle dit ? En effet, Esthia ne s'était pas trompée. Le cercle des guerriers d'élite du Doss'Ta est un cercle très restreint et Sannom et Karek en sont deux membres bien connus. Les deux hommes ne se fréquentaient pas beaucoup, car toujours en mission au quatre coins de Merreth. Mais en de rares occasions, ils combattaient l'un contre l'autre durant l’entraînement et ces rencontres étaient toujours spectaculaires.

Quant au pourquoi d'un tel changement de binôme, l'explication de la Psyjiic tenait parfaitement la route. Bien que les liens d'amitiés pouvaient être grandement bénéfiques pour certaines missions, ils pouvaient également se révéler très dangereux... Ce changement était-il provisoire ou définitif ? Sannom n'avait pas l'habitude de travailler plus de quelques jours (quelques mois au maximum) avec le même Psyjiic et c'était mieux ainsi. Ne pas tisser de lien...

« Karek et moi nous connaissons. Comme vous l'avez dit, c'est un excellent élément : en dix-neuf duels, il en a remporté douze... Bien que je ne savais pas que vous étiez sa coéquipière, j'ai entendu dire que vous faisiez du bon travail ensemble. Je comprend qu'il va vous être difficile de vous habituer à moi après un Protecteur comme Karek... Pour nous en revenir sur la mission, je vous promets d'éviter au maximum les dégâts collatéraux. Si nous localisons les artefacts, je vous laisse faire, chacun sa spécialité. »

Plus facile à dire qu'à faire... S'ils se retrouvaient pris en plein combat au milieu d'une rue bondée, la situation pourrait vite dégénéré. * La priorité : la protéger * Si les artefacts étaient en effet aussi dangereux, la survie d'Esthia devenait encore plus importante, car elle seule possédait le savoir et les instruments nécessaires à leur stabilisation.

Quand le jeune femme lui parla de son pouvoir d'empathe (et non pas de télépathe), Sannom fut déconcerté. Comme cela devait être difficile à porter... Les pensées des gens peuvent être empreintes d'émotions, certes, mais elles n'en restent pas moins des pensées inoffensives :
*Que vais-je faire aujourd'hui ? ; Les affaires sont bonnes ce matin ; Quel débile ce gars-là ; etc.* Mais les émotions sont l'essence même des Hommes et parfois d'une puissance dévastatrice que ce soit de la haine ou de l'amour. Comment faisait-elle donc pour gérer tout cela ? Soudain, Sannom fut pris de pitié pour cette jeune mage à la volonté solide et la pitié n'était pas un sentiment dont il était habitué... Alors que Sannom était perdu dans son propre flot de réflexion, Esthia brisa le charme en posant sa main sur la poitrine du guerrier.

*****


Je suis dans une pièce noire, la seule source de lumière est une petite bougie en train de mourir. La chambre est richement décorée, mais mon attention est portée sur le petit lit du fond. Une petite fille au cheveux sombre est recroquevillée et j’entends ses sanglots déchirants. Je ne peux rien faire, je ne suis pas présent... Un présent passé ? Soudain, la petite fille relève la tête et je me noie dans son regard saphir. Je connais ces yeux... Je...

*****


Sannom cligna des paupières. Il lui fallut quelques secondes pour se remettre du choc de cette... cette quoi au juste ? Même lui ne savait pas quelle expérience il venait de vivre. Son regard était horrifié, chargé d'incompréhension. Il croisa soudain le regard d'Esthia. *Je connais ces yeux...* Par les Trois... qu'avait-elle fait ? Dans un souffle, comme s'il était perdu au loin, Sannom murmura :

« Vous venez de créer un lien peut-être plus puissant que ce dont vous pensiez... Ne... Sa voix se fit à nouveau volontaire et tranchante et son regard regagna sa flamme. Ne refaite plus jamais ça ! »

Sans un mot de plus et sans laisser le temps à Esthia de réagir, il tourna les talons et repartit dans le dédale de rues qu'ils avaient emprunté quelques instants auparavant. Ils avaient assez traîné ! Sannom était furieux, mais sa colère n'avait pas pour origine la jeune Psyjiic. En réalité, il était terrorisé par ce qu'il lui arrivait et la peur engendrait la colère. Ce pouvoir qu'il ne connaissait pas et qui se manifestait complètement à l'improviste le plongeait dans des abysses aux profondeurs noires et miroitantes. Avait-il vraiment vu ce qu'il croyait ? Une hallucination, rien de plus. *Aller ! Ressaisit-toi mon vieux !* Sannom déboucha à nouveau sur la place du marché. L'activité y était bien plus intense maintenant qu'auparavant. Ce changement d'atmosphère rendit au Protecteur ses réflexes de guerrier. Ses noires pensées furent chassées par l'agitation et le bruit croissant de la foule. En un instant, il était pleinement opérationnel et prêt à accomplir sa mission. Il se retourna pour voir sur la Psyjiic l'avait suivit finalement.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Lun 18 Aoû - 18:11

J'attendais avec appréhension sa réaction. Je devais avouer que je ne savais pas trop ce que cela allait faire. J'avais déjà créer ce lien avec Karek pour éviter de confondre ses sentiments avec ceux des autres. D'ailleurs le fait qu'il le connaisse prouvait que j'avais appris avec le meilleur, cependant j'aurais dû me douter qu'ils étaient différent. Si Karek avait accepté cela facilement, comprenant l'entreprise, ce n'était pas réellement cas du protecteur que j'avais en face de moi. Loin de l'idée que tout allait bien aller, tout se passa mal. Il entra dans une sorte de transe, transe qui me fit ressentir trop d'émotion et la réaction qu'il eut plus tard fut pire que tout. Je pris de plein fouet ce ressentiment qui le tenait, les sentiments m'atteignirent comme une arme aurait pu le faire, me poignardant inexorablement le cœur. Je n'arrivais plus à voir ce qui m'entourait et rapidement je tombais à genoux alors que lui s'en allait. Je détestais cette sensation pour deux bonne raison l'une d'elle était que cela me blessait plus que nécessaire et que je regrettais de suite d'avoir choisis de faire cette enquête, l'autre était qu'avec ce déferlement de sentiment, je perdais petit à petit le contrôle de mon don.

Je me revis alors devant cet homme, celui qui avait instiguer tout ce bordel, celui qui avait déclencher mon don bien plus sûrement que n'importe laquelle des personnes que j'avais pu rencontrer. Je sentais mon pouvoir absorber l'énergie des sentiments m'environnant. Pourquoi les gens s'étaient réveillé, pourquoi ressentaient-ils tant d'émotion. Je n'arrivais plus à me contenir et finalement un autre souvenir se superposa. La première fois que j'avais rencontré Karek, son vœu de me protéger, il n'était guère plus vieux que moi pourtant, mais voilà, il était là. Je sentis la force émaner de lui, cette facilité qu'il avait à me calmer en cas de besoin. Je ressentis sa main froide sur mon cou, comme si cela était réel. Respirer, il fallait que je respire et cela rapidement. Du calme, il fallait que je me calme. Je me posais dos contre le mur, cherchant à reprendre mon calme. Je sentais encore mes mains fourmilier de pouvoir. Ce don qui pouvait aussi bien me tuer que détruire. Si cela j'avais assez de courage pour tout arrêter, peut-être que ce serait plus simple.

Pour moi, pour mes parents, pour mes frères. Il n'aurait pas à vivre dans l’expectative que je détruise quelque chose et que je sois tuer en place publique pour le crime que j'avais fait. Tout ne serait-il pas plus simple ainsi ? Sauf que je perdrais tout, ma famille, Karek, les merveilles que je pouvais voir tous les jours. Je ne devais pas me laisser aller, se ressaisir, oui s'était ça qu'il fallait, que je me ressaisisse. Je repris petit à petit contenance, sentant mon pouvoir refluer, mon calme revint petit à petit. Je n'avais pas réellement vu dans quel direction était partit mon protecteur, mais je devais le trouver avant qu'on ne pense que je m'étais enfuis. Encore tremblante, je me dirigeais néanmoins vers l'endroit qui était probablement le plus logique : la place du marché. Je titubais un peu. Si c'était le lieu le plus logique, dans mon état je n'étais pas certaine que j'arriverais à le gérer, mais en vérité je n'avais pas réellement le choix.

Je pris le temps tranquillement. Histoire de laisser à mon corps le temps de se reprendre, à mon esprit le temps de se calmer. Il me fallait du calme, de la tranquillité, mais ce n'est pas réellement ce qui m'arriva. Je pris une volée de sentiment de plein fouet, comme d'habitude quand j'allais dans les lieu public. Si le télépathe pouvait s'arrêter d'écouter des pensée, l'empathe était condamné à ressentir les émotions peut importe qu'il le désire ou non. Mais là n'était pas la question. J'avançais donc sur la place, j'avais remarqué mon protecteur, mais une émotion persistante m'avait intrigué. Quelqu'un sur cette place n'était pas nette, sa culpabilité et sa soif d'argent était tellement intense qu'elle semblait me submerger. Je ne faisais plus réellement attention à Sannom, je ne faisais plus réellement attention à ceux qui m'entourait. J'étais concentré sur cette personne et je me devais de la suivre, ce que je fis finalement. Laissant mon empathie me guider, la main sur le cœur et les membres encore endoloris, mes pas m'emmenait doucement mais sûrement vers quelqu'un qui pourrait en savoir plus sur notre affaire.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Mar 19 Aoû - 13:25

Esthia n'était toujours pas de retour et Sannom commençait à s'impatienter. Que faisait-elle donc ? Ce qui s'était passé juste auparavant l'avait-elle affecter au poins qu'elle ne puisse plus se contrôler ? Non, elle avait bien préciser qu'elle ne représentait pas un danger et semblait déterminée à mener son travail à bien. De plus, après ce qu'elle avait fait au guerrier, elle disait être capable de le localiser dans la foule grâce à son empreinte émotionnelle. Sannom avait suffisamment trainé, il avait hâte de commencer cette enquête. Pour le moment, ils étaient incognito et la jeune femme ne risquait rien. Il était temps de commencer, la Psyjiic le retrouverait bien dans quelques minutes. Prenant ainsi les devants, Sannom traversa la place et se rendit devant une petite étale moribonde où un jeune homme tentait de vendre ses bibelots. A la vue d'un potentiel nouveau client à pigeonner, il sortit son plus beau sourire et déclara :

« Monseigneur, j'ai là un vase d'une rareté inégalable ! Il aurait appartenu à un puissant mage noir des contrées du sud. Aujourd'hui encore, son pouvoir occulte déclenche toutes les convoitises ! Il est pour vous, et cela parce que vous m'êtes sympathique, pour seulement deux-mille écus ! Une offre qui ne se refuse pas. »

Sannom resta impassible et fixa le jeune vendeur avec intensité. Ce dernier commençait à perdre sa contenance et son sourire de marbre se fissurait au fil des secondes. Cet homme ne semblait pas un client comme les autres. Sannom savait parfaitement que ce vase miteux n'avait pas la moindre valeur...

« Range ta camelote gamin... Va prévenir ton maître Qalir que Lion Noir le demande. Et ne traine pas, je suis pressé... »

A l'énonciation de ce nom, le garçon perdit toute couleur. Sa bouche devint sèche et sa mâchoire pendait mollement. Lion Noir ? La journée avait pourtant si bien commencé... Sans demander son reste, le vendeur retourna dans la maison pour aller chercher son employeur. Sannom soupira d'impatience. En mission, il n'utilisait jamais son vrai nom, préférant ce surnom sous lequel il se faisait connaître. Le réseau d'informateurs du Doss'Ta était étendu et souvent composés de crapules que la Ghilde payait rubis sur l'ongle. Qalir apparut dans l'embrasure de la porte. C'était un homme maigre et de petite taille, le regard méfiant, mais sûr de lui. Apparemment, la vue du guerrier ne l'impressionnait pas outre mesure.

« Que fais-tu là Lion Noir ? Je n'ai aucune information à te transmettre. Tu ferais mieux de déguerpir, mes affaires avec le Doss'Ta n'ont plus lieu d'être... »


Sannom sentait la tension qui habitait l'informateur. Ainsi il ne traitait plus avec la Ghilde ? Depuis quand ? Qalir n'était pas le genre d'homme à cracher sur de l'argent. Le guerrier se douta soudain que le vendeur avait sans doute dû recevoir des menaces en cas de collaboration avec le Doss'Ta et qu'il se taisait plus par peur que par orgueil. Ainsi le réseau criminel avait déjà étendu son influence néfaste sur la cité ? Mais Sannom ne renonça pas pour autant :

« Ne te moque pas de moi Qalir, comme d'habitude tu seras bien payer. Je suis à la recherche de... »

Le Protecteur n'eut pas l'occasion de terminer sa phrase. A nouveau, un frisson lui parcouru l'échine, une sensation de danger qu'il avait l'habitude de ressentir. Il se retourna avec vivacité et reconnu la fine silhouette d'Estia dans la foule. Enfin elle était de retour... Mais quelque chose clochait... le coeur de Sannom s’emballait sans qu'il comprenne pourquoi. Tous sens aux aguets, il analysa la situation en une fraction de seconde. La jeune Psyjiic ne semblait pas dans son état normal, apparemment distante et focalisée sur quelque chose... non sur quelqu'un ! Par les Trois !

Esthia se dirigeait d'un pas mal assuré vers un individu à l'allure mauvaise. Sans attendre un instant de plus, Sannom quitta l'informateur qui restait médusé par le revirement de comportement du guerrier. Fendant la foule d'un pas rapide, il s'efforçait de ne pas courir afin de ne pas se faire repérer. Il faillit renverser un marchand qui se mit à l'injurier copieusement. Sannom l'ignora superbement, accélérant même le pas. Avant que la Pjyjiic ne fasse une folie, le Protecteur arriva dans son dos et l'empoigna fermement par le bras, l'emmenant plus loin. Il était moins une, un peu plus et ils se faisaient repérer... Sannom mena la jeune femme dans un coin plus calme, cependant toujours à portée de vue de l'individu étrange. Si Esthia s'était dirigée vers lui, c'était qu'il avait certainement un lien avec leur affaire. Il s'agissait de ne pas le perdre de vue. Tout en restant concentré sur le suspect, Sannom relâcha enfin la magicienne :


« Qu'est-ce qui vous à pris de foncer tête baissée sur lui ?! Je ne préfère pas imaginer sa réaction s'il nous avait repéré... Il y a trop de monde ici ! Qui est-il ? Esthia ? Vous allez bien ? »

La jeune femme semblait bizarre...
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Mar 19 Aoû - 18:11

Je ne ressentais rien d'autre que ces sentiments à lui. Étrangement, quelque chose semblait m'attirer comme si je connaissais cette personne. Sauf que je savais pertinemment que je ne la connaissais pas. Son pouvoir peut-être ? Je n'en savais rien, mais je savais une chose, il y avait quelque chose chez cette personne qui envoyait des tonnes de culpabilité. J'étais persuadé qu'il savait quelque chose et je devais absolument le comprendre. Cependant, je n'étais pas dans mon état normal, ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait, sauf que Karek m'avait toujours aidé à sortir de cet état lorsque cela se présentait. Comment pouvait-on appeler cela ? Un trop plein de sentiment ? Sannom m'avait infligé la pire chose qu'il pouvait m'arriver, loin de ne plus me contrôler, j'étais entré dans une transe qui me faisait comme absorber les sentiments autour de moi, les ressentir plus intensément. Je ne savais pas comment m'en sortir, mais je savais une chose, ça n'allait probablement pas être beau à voir. Je marchais d'ailleurs toujours vers celui qui allait me donner les informations que je souhaitais, jusqu'à ce que je me sente plus loin que je n'y étais. Que se passait-il ? Qui m'emmenait ? Je ne pouvais pas rebrousser chemin alors que j'étais sur le point de parler à ce type.

Je me rendis compte à un moment qu'en fait je ne reculais pas de mon fait. Je tentais de revenir dans le présent, seulement je n'y arrivais pas. Je ne savais même pas comment Karek arrivait à me sortir de mes transes. J'étais donc là, d'un côté attiré par les sentiments de ce type qui était très intense et de l'autre attiré par quelque chose d'autre. Quelque chose d'étrangement proche, comme si je le connaissais celui-là, ça me paraissait très étrange, trop étrange pour être totalement vrai. Le trop plein de sentiment était entrain de me submergé, je sentais l'énergie fourmilier dans mes mains, mais au lieu de perdre le contrôle, j’engrangeais de l'énergie, pour compenser celle que j'avais perdu. Je me fis un peu tard la réflexion que j'aurais dû attendre avant de revenir dans un endroit où il y avait tant de sentiment. Et finalement sans crier gare, mon empathie se fixa sur l'homme devant moi. Je connaissais cette énergie, je l'avais déjà sentis auparavant et sans aucune gêne, je posais ma main sur le torse de l'homme devant moi. Une vague d'émotion de submergea et me sortis instantanément de ma transe. Je regardais le protecteur devant moi.


« Qu'est-ce que ?... »

Je retirais brusquement ma main lorsque je sentis une nouvelle vague d'émotion affluer vers moi. Ne reculais quelque peu paniqué. Il allait probablement me prendre pour une cinglé, si ce n'était déjà fait de toute façon. Je serrais contre moi ma main n'osant pas le regarder dans les yeux.

« Veuillez me pardonner. Il ne faut plus que je vous touche, c'est trop étrange. »

Je reculais encore jusqu'à toucher le mur d'une maison. La fraîcheur des pierres fit diminuer la nausée qui me venait. Dieu que je détestais ce pouvoir quand j'étais dans cet état là. Je regardais toujours par terre lorsque je m'adressais de nouveau à mon protecteur du moment.

« Je suis vraiment désolé, un trop plein d'émotion, dans ces moments-là, je ne contrôle plus vraiment grand chose. Je vous rassure, je ne suis pas dangereuse dans ces cas là, je suis juste dangereuse pour moi. »

Je savais que si je restais dans cet état trop longtemps, je pouvais carrément mourir. Eh oui, j'étais un danger autant pour ceux en face de moi que pour moi-même. Je finis par calmer les battements frénétiques de mon cœur. Je ne savais pas réellement ce qu'il se passait avec Sannom, mais c'était très étrange, trop étrange. Mon état revenu à sa normal, ma baisse d'énergie compensé, je pus de nouveau réfléchir plus posément et finalement je ressentis de nouveau cette sensation, ce sentiment de culpabilité et de satiété. Je cherchais du regard la personne et finalement la trouvait de nouveau. S'était étrange ça aussi.

« Ce gars là, je ne sais pas qui s'est, mais je suis persuadé qu'il a en sa possession l'un de nos artefacts. Quelque chose d'étrange émane de lui et me pousse vers lui, plus que mon empathie, j'ai l'impression qu'on m'appelle. Que la magie m'appelle. Je pense que nous devrions aller le voir, maintenant que tout est redevenu à la normale. »

Je n'étais pas sur qu'il ne cherche pas à me tuer de suite, mais si s'était le cas et bien tant pis, au moins j'en aurais finis avec tout cela. Tout ce que j'espérais s'était de ne plus le toucher avant un moment. Étrange que mon empathie réagissait tant avec lui et pas avec les autres. Il allait falloir que je cherche la réponse à tout cela.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Mer 20 Aoû - 8:58

Pendant que Sannom menait la magicienne par le bras, il lui avait bien semblé ressentir des picotements dans les doigts, mais il était alors bien trop concentré pour s’en préoccuper. A présent que le duo était à l’abri, le guerrier découvrit la source de cette énergie : il s’agissait d’Esthia elle-même ! Par les Dieux ! Avait-elle perdu le contrôle ? Plus par réflexe que par envie, Sannom porta sa main à l’un de ses sabres. Tandis qu’il l’interrogeait sur son état, la Psyjiic eut une réaction inattendue : elle posa une nouvelle fois sa paume sur le buste du Doss’Ta, le regard toujours perdu dans le vague.

*****


Une femme… Colère, peur… Je vois la femme hurler, son corps se recouvrir d’un voile d’énergie. Soudain, le voile se déchire et une violente explosion balaie tout sur son passage, moi également…

*****

Peut-être parce qu’il l’avait déjà vécu ou parce qu’il était alors extrêmement concentré sur la mission, Sannom parvint à plus ou moins garder pied avec la réalité. Les visions ne passèrent devant ses yeux comme une succession de flashs rapides, mais il tenta de garder le contact visuel avec le suspect. *Ne pas le perdre de vue, surtout ne pas le perdre !* Le guerrier inspira de grandes goulées d’air frais et retrouva rapidement tous ses sens. Esthia aussi semblait revenir à la réalité. Elle se plaqua contre le mur et regardait Sannom avec angoisse.

*Ne plus la toucher ? Mais par les Trois, que se passe-t-il entre nous ? Cela aurait-il un lien entre nos dons respectifs ?... Et qu’est-ce qu’elle veut dire par « Je ne contrôle plus vraiment grand chose » ? Ces picotements, cette énergie était pourtant bien réelle… M’aurait-elle caché quelque chose sur ses pouvoirs ? Hum… Trop de questions et pas le temps pour y répondre : la mission en priorité !*

Sannom n’essaya même pas de dissimuler le sentiment de suspicion qui l’habitait, étant conscient que la magicienne le ressentirait. Mais ils n’avaient pas le temps tergiverser… Le guerrier renfloua une nouvelle fois ses émotions et écouta attentivement les explications d’Esthia. Ainsi cet homme possèderait un artefact sur lui ? L’enquête commençait sur les chapeaux de roue ! Selon la Psyjiic, la magie émanant de l’objet semblait puissante et ils n’avaient aucune information sur la nature de son pouvoir, ni sur les capacités (martiales ou magiques) de son possesseur. Réfléchissant rapidement, Sannom exposa son plan :

« Très bien Esthia, voici comment nous allons procéder. Nous ne connaissons rien de cet individu et vous semblez influencée par le pouvoir de l’artefact. Bien que je ne m’y connaisse rien en magie, je vous conseille d’éviter tout contact avec lui, étant donné ce qui nous arrive déjà quand vous me touchez moi… Il y a trop de monde ici pour que nous puissions intervenir. Notre meilleure chance est de rester incognito et de neutraliser la cible quand elle aura quitté la place. Peut-être peut-il même nous conduire au reste du réseau… Je vais me poster sur les toits et le suivre depuis le airs. De votre côté, suivez-le à distance dans la foule, mais ne le regardez jamais dans le yeux, il vous repérerait immédiatement. Je tenterais de communiquer avec vous via mes émotions. En cas de danger, vous le sentirez immédiatement. Restez concentrée sur l’homme et sur ma trace émotionnelle et tout devrait bien se passer. »

A cet instant, l’inconnu se tourna vers le duo et les fixa avec intensité. Les avait-il localisé ? Si Esthia était attirée par lui, était-il lui aussi appelé par elle ? Par pur réflexe, Sannom se pencha sur la jeune femme et l’embrassa avec délicatesse. Une nouvelle gerbe de flashs et d’images inonda son champ de vision, mais il resta connecté avec l’instant présent, trop concentré sur le danger imminent. Les lèvres d’Esthia étaient légèrement sucrées et d’une rare douceur. Le Doss’Ta eut la plus grande peine à rester focalisé sur leur cible… Progressivement, la sensation de danger décrut et le suspect retourna à ses affaires, n'étant plus intéressé par ce jeune couple innocent. Sannom ne savait pas se qu’il venait de se produire, mais le pire avait été évité… Sans souffler un mot de plus, le guerrier s’écarta lentement de sa partenaire, fit volte-face et disparut dans la foule…
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Mer 20 Aoû - 12:42

Je savais bien que ce ne serait pas simple. Je l'avais su dés le départ, au delà de tout ce qui pouvait se passer, si j'avais toujours eu Karek comme protecteur, s'était pour une bonne raison : il savait me gérer et je savais comment je pouvais me comporter avec lui. Seulement voilà, ce n'était pas Karek, il n'était pas mon ami, ni même une connaissance, nous nous étions rencontré rapidement, devant faire avec, ne nous connaissant pas. Le pire ce devait être pour lui. Lui qui devait veiller sur moi de deux manières, d'une pour ne pas que je m'en aille, de deux pour en pas que je perde le contrôle, si l'un de ces deux cas arrivait, une seule issue se profilerait à l'horizon, la mort. J'avais bien envie, en ce moment même de faire comme si mon vœu le plus cher était de m'enfuir, en finir avec tout ça. Seulement, je savais aussi que ce n'était pas une solution et surtout que pour le moment il avait encore besoin de mon aide. De plus il y avait une autre personne qui avait besoin que je l'aide, je ne pouvais pas l'oublier. Je repris donc tranquillement mon calme, cherchant à laisser de côtés les suspicion de mon protecteur, refoulant aux portes de mon cœur ses sentiments à lui pour me concentrer sur les alentours.

J'écoutais ensuite attentivement ce qu'il avait à dire. C'était une très bonne idée. Cependant quand il parla de ce qui se passait quand je le touchais j'ouvrais la bouche pour tenter de lui expliquer, mais il ne m'en laissa pas le temps. D'un autre côté, s'était peut-être mieux ainsi non ? Pour le moment il n'était pas certain de pouvoir me faire confiance et je n'étais pas certaine de pouvoir le faire plus tard. Cependant, j'étais persuadé qu'il allait falloir que je lui explique plus tard le plus gros problème de mon don. Car loin de l'idée de perdre le contrôle de mon don c'était tout autre chose qui me faisait repousser les gens. Cela personne ne le savait mis à part Karek. Il connaissait tout mes sombres secrets si je pouvais m'exprimer ainsi. Le seul à qui j'avais expliqué complètement mon pouvoir, le seul qui avait su me comprendre pour l'instant et qui me protégeais depuis un certains moment. Je hochais la tête au moment de sa dernière recommandation, de toute façon je en comptais pas le lâcher peut importe ce qu'il pensait de moi, je le protégeais autant qu'il me protégeais, car contrairement à lui je n'avais pas besoin d'arme pour me défendre.

C'était ce qui faisait la force des Psyjiic, trop concentré sur notre discussion, je me rendis compte que nous en avions oublié notre cible. La même cible qui avait tourné son regard vers nous, pleine de suspicion je sentais qu'il se posais des questions sur nous et avant d'avoir pu dire quoi que ce soit, je vis le visage de Sannom au dessus du mien. Ses lèvres vinrent alors frôler les miennes pour m'embrasser. Pourquoi est-ce que ? Je n'eus pas réellement le loisir de me poser la question alors qu'une vague d'émotion m'envahissait, me coupant un instant toute réflexion. Étrange contact que celui là, j'avais l'impression d'être ballotter par des vagues en sa présence, mais le pire de tout c'est que contrairement à ce que j'aurais pu penser, ce contact n'était pas désagréable. Je finis cependant par reprendre pied et me reconcentrer sur l'homme qui finalement nous avait laisser tomber. Mon cœur battait la chamade alors que le Doss'Ta s'écartait de moi, se retournait et s'en allait. Il avait fait cela pour détourner l'attention je le savais, je savais très bien que ça n'avait aucune signification pour lui, mais pour moi ça en avait une.

C'était la première fois que j'embrassais quelqu'un. La première fois que j'avais ce genre de contact avec quelqu'un. Je m'étais toujours tenue à l'écart de tout le monde pour éviter de les toucher, de les ressentir et voilà qu'une personne venait de m'embrasser. Je ne savais plus trop ou j'étais, je devais avouer que j'étais perdu dans mes pensées et finalement je ressentis de nouveau l'attraction du pouvoir. La voix chantante de l’artefact qui me fit revenir sur terre, je me murmurais pour moi-même.


« Ressaisit-toi ma fille, c'est pas le moment de flancher. »

Je finis donc par me mêler à la foule, ressentant au loin Sannom et devant moi l'homme que j'allais suivre. Je n'avais pas besoin de le regarder dans les yeux pour le suivre, l'avantage de ce genre de don. Je me fis donc passer pour une simple acheteuse, après tout nous étions dans un marché. Regardant les marchandises tout en ne perdant pas sa trace, un jeu auquel j'étais rodée. Seulement une partie de mon esprit restait encore sur ce baiser, je n pus m'empêcher un instant de toucher mes lèvres. La suite allait probablement être compliqué.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Lun 1 Sep - 16:19

Sannom s’était rapidement détourné d’Esthia, car ce léger baiser l’avait plus touché qu’il ne l’avait prévu. Initialement, ce devait être une simple manœuvre de diversion comme on en apprenait des centaines à l’école du Doss’Ta. Le baiser était particulièrement efficace pour totalement désintéresser un ennemi suspicieux. A nouveau, le duo était de parfaits inconnus dans la populace. Le guerrier secoua la tête pour chasser le passé de son esprit et rester connecter avec le présent. Il fit appel au Djin du Doss’Ta, une technique mélangeant contrôle de la respiration et contrôle émotionnel. Le résultat est une concentration extrême, muscles tendus, pupilles dilatées, esprit limpide, perception augmentée de son environnement. Seuls les meilleurs éléments de la Ghilde peuvent atteindre un tel niveau. D’ailleurs, lors des combats d’élite (par exemple entre Sannom et Karek) les deux guerriers entrent en transe de Djin, ce qui rend le duel encore plus impressionnant, car les coups sont enchaînés et parés à des vitesses phénoménales.

Fendant la foule à grands pas, Sannom se réfugia dans une petite ruelle et escalada sans aucun mal la façade de la maison afin de se retrouver sur le toit plat surplombant la place. Il savait se dissimuler de la vue des gens du bas, tout en ayant un point de vue absolument parfait sur la situation. Repérant rapidement la cible ennemie, il tenta de localiser Esthia dans ce bain d’activité. La jeune femme jouait parfaitement son rôle : si Sannom n’avait pas connu son identité, jamais il ne l’aurait prise pour une Psyjiic en mission. Parfaitement anonyme, la magicienne se faisait passer pour une simple acheteuse et poussait même la comédie jusqu’à négocier le prix d’un bijou avec un marchand. Quelle actrice ! Le suspect ne semblait se douter de rien, mais il restait tout de même sur ses gardes. Après tout, il ne transportait pas une babiole.

Après plusieurs minutes, l’homme quitta enfin la place et se dirigea vers une rue fréquentée. Sannom se déplaçait de toit en toit tel un fauve, rapide, agile, silencieux. Personne en contre bas ne sembla remarquer sa présence. Le Lion Noir était en chasse... Esthia suivait toujours leur trace, loin derrière. Sannom se doutait bien que même à une telle distance, elle ne les perdrait pas aussi facilement grâce à son don. C’était la sa grande force : le Protecteur était au contraire, obligé de garder le contact visuel avec la cible pour ne pas la perdre, ce qui rendait la filature plus risquée.

L’homme bifurqua soudainement sur la droite alors que Sannom se trouvait sur les toits de gauche de la rue. Pas le choix, il fallait traverser pour continuer la traque. Prenant son élan, il s’élança au dessus du vide, survola la rue bondée et se raccrocha de justesse à la gouttière de la maison d’en face. Plusieurs voix s’élevèrent dans la foule, surprise du saut de Sannom. Mais cette petite clameur n’était rien comparée au brouhaha inhérent à la cité et n’attira pas plus l’attention. Sans attendre, le guerrier se hissa rapidement sur le toit et longea la rue dans laquelle s’était lancé l’inconnu. Il le reconnu et continua la filature. Le suspect s’éloignait toujours plus du centre de la ville et ils se retrouvèrent après quelques minutes dans une banlieue relativement mal famée et quasiment déserte...

Sannom ne savait pas si Esthia était toujours derrière eux, il l’espérait du moins. Soudain, un frisson parcouru son échine : danger... Par pur réflexe, le guerrier leva le bras devant sa tête et sentit un puissant choc ébranler tout son corps. Drogué par l’adrénaline qui avait déjà pris possession de son corps, il ne ressentit même pas la douleur. Dégainant rapidement son sabre, il le lança avec une puissance phénoménale vers la source du danger. Un bruit sourd se fit entendre, suivit d’un gargouillis macabre. L’action n’avait pas duré plus de deux secondes...

Pouvant enfin prendre conscience de la situation, Sannom remarqua qu’un carreau d’arbalète traversait son avant-bras gauche. Sans ce réflexe inespéré, son crâne aurait volé en éclat... Il ne retira pas le projectile, car ce dernier, enfoncé dans sa chair, empêchait par la même occasion une hémorragie interne. Cinq mètres sur la gauche se trouvait le corps effondré d’une sentinelle. Le sabre de Sannom avait traversé sa gorge et le pauvre homme était en train de se noyer dans son propre sang. Par chance pour le duo, la sentinelle avait préféré tirer sur le Protecteur que de donner l’alerte... Ils restaient donc cachés pour le moment. Mais la présence de cet homme sur les toits signifiait aussi qu’ils venaient de pénétrer en territoire ennemi. Un sourire s’étira sur les lèvres de Sannom : la mission devenait enfin intéressante. Récupérant son arme, le Protecteur se concentra et envoya un puissant message émotionnel, espérant que ce dernier atteindrait Esthia : Attention ; Danger ; Ennemi.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Lun 1 Sep - 19:47

La situation n'était pour le moment pas tellement compliqué. Je sentais Sannom non loin de moi et le type que je pouvais suivre à la trace sans que rien ne puisse me déranger. Je pouvais tout aussi bien discuter et suivre sa trace dans que cela ne soit un souci. Alors qu'il semblait se tourner vers moi, je me mis en quête d'un vendeur avec lequel je discutais le prix d'un bijou. Un beau bracelet sans réellement de valeur pour moi si ce n'était cette pierre bleue qui ressemblait trait pour trait à la couleur de mes yeux, mais plus important, la pierre ressemblait énormément à celle du bracelet de ma mère. Je me sentais prête à négocier son prix autant qu'il le fallait. Heureusement pour moi j'étais une noble même si j'étais Psyjiic j'avais toujours accès à la fortune de mon père et je puisais dedans comme bon me semblait. De toute façon je n'étais pas réellement quelqu'un de dépensier en fait. Je vivais sur ce que j'avais sans réellement faire de folie. Si mes vêtements étaient de bonne facture, il n'était pas de facture noble non plus. Je finis par arriver à un bon prix pour le bracelet et en prime, ce cher vendeur m'offrit des anneaux d'argent que je m'empressais de mettre à mon poignet droit. Le bracelet quand à lui rejoignait mon poignet gauche. Je finis ensuite de suivre la trace du jeune homme que je n'avais plus réellement en vue.

Accélérant le pas sans réellement que cela ne se voit, je finis par arriver dans une ruelle au moment ou je ressentis une douleur fulgurante dans mon bras gauche. Impossible, personne ne m'avait touché et personne n'était près de moi. Sannom. Je le cherchais du regard, avançant toujours, il devait probablement être en hauteur, est-ce qu'il allait bien. Ce n'est quelques minutes plus tard que je me rendis compte alors que j'avais dépassé la zone limite. Je ressentais avec trop de puissance l'artefact et en plus de cela, je ressentais les émotions de l'homme qui nous avait repéré. Je levais la tête au moment ou je ressentis le message émotionnel de mon protecteur. Bon sang, je lui aurais bien fait remarqué qu'il était trop tard mais cela aurait voulu dire révélé sa présence sur les hauteurs ou tout du moins près de moi. Il faudrait par contre que je lui fasse remarqué qu'il n'était pas nécessaire de faire ce genre de chose. Mon cœur battait à présent la chamade, la peur ayant fait surface dans l'émotion danger. Il fallait que je reprenne mon calme. Doucement mais sûrement j'évacuais la tension que m'avait provoqué le message et finalement je fis bientôt face à non plus une personne mais cinq. Là, ça se corsait.


« Eh bien, eh bien, qu'avons nous là ? »

Leur sourire sadique m'aurait fait vomir tant les émotions qu'ils émettaient était dégoûtante à souhait. Cependant je pu me contenir. Ce genre de chose, je l'avais déjà vécu, plusieurs fois en vérité.

« Euh.. je ne sais pas qui vous êtes, mais si vous voulez bien me laisser passer, je dois rejoindre la rue là bas. »

« Et pourquoi ne pas avoir fait le grand tour ? »

« Eh bien c'est plus rapide par là et comme j'ai pris du temps pour négocier chez un marchand je me suis dit que j'allais prendre le raccourcit. »

« Et ça n'aurait pas à voir avec ça par hasard ? »

Étrangement, il sortit une sorte de lanterne de sous ses vêtement. Une lanterne dans laquelle on pouvait mettre une petite bougie. Une lanterne extrêmement petite pour celle qu'elles étaient d'habitude. Jouant mon rôle, je finis par regarder la petite lanterne et lui lancer d'une voix pleine de bonheur.

« C'est magnifique, où avez-vous eu ça ? Je peux en acheter une pareil ? Ça doit être sacrément pratique la nuit non ? Une lanterne si petite. Vous pouvez me montrer où vous l'avez acheté ? »

Je sentis leur regard perplexe. J'avais appris que mentir était plus facile qu'on ne pouvait l'imaginer, seulement je sentais que quelque chose n'allait pas. L'artefact, je comprenais pourquoi il m'avait attiré à lui. Pourquoi j'étais lié à lui. Il possédait le même don que moi en quelque sorte. On en pouvait pas mettre de bougie dedans non. Les parois reflétaient la véracité des sentiments. Si ma voix et mon attitude aurait pu les tromper, mes sentiments eux, calme et sans équivoque ne pouvait pas tromper l'artefact. Merde ! Je sentis les parois se colorer en rouge et les regard revinrent vers moi. Cette fois-ci en plus du sentiment malsain qui émanait d'eux, je pouvais ressentir leur colère et leur haine envers celle que j'étais. Comme si je n'avais pas l'habitude. Je m'excusais donc envers le serment que j'avais fait de ne jamais utiliser mon don alors que tant de monde était à côté, il s'agissait là d'une situation d'urgence. Peut-être que Sannom devrait me tuer, mais cela n'avait pas d'importance. Hors de question de laisser cela comme ça.

« Bien et si tu nous disais la vérité maintenant ? »

Ils dégainèrent tous leur arme. Je me préparais mentalement au choc que cela allait causer à mon pauvre protecteur. Je ne lui avait parlé que de mon empathie, pas du pourquoi j'étais si surveillé par les Doss'Ta, pas du pourquoi j'évitais le contact avec les gens et plus particulièrement avec lui, pas du pourquoi j'avais décidé d'apprendre à me battre au lieu de me servir tout le temps de mon pouvoir. Ils s'avançaient tous dangereusement vers moi. Je devais me concentrer pour les assommer et non les tuer. Avec l'énergie qui émanait autour de moi, je n'aurais pas à puiser beaucoup dans mes propres forces, cependant je savais déjà qu'il y avait bien trop d'énergie et qu'il allait falloir que je ferme rapidement le robinet.

« Vous ne voudriez pas y réfléchir plus avant ? »

Leur sourire sadique me répondit à leur place. J'ouvrais donc les vannes de mon pouvoir, sentant l'énergie affluer dans mes mains. Mes yeux devinrent rapidement bleu très clair, remplissant tout l’œil et plus seulement le cristallin habituel. Voilà pourquoi j'étais chez les Psyjiic, voilà pourquoi j'étais un danger. Je destinais une dernière phrase au Doss'Ta avant de les mettre à terre.

« Pardonne-moi. »

Leur regard quelque peu incrédule ne brisa aucunement ma concentration. Je levais alors rapidement ma main droite et une salve d'énergie atteignit le premier qui ne put rien faire d'autre que de voler vers le mur le plus proche, s'y cognant avec un choc sourd et retombant au sol inanimé. Les autres me regardèrent.

« Je vous avais prévenue il me semble. »

Je levais de nouveau la main droite ainsi que la gauche cette fois-ci et deux autres de ses camarades finirent assommer. Je devais vite terminer, je sentais déjà le trop plein de sentiment arriver. Sans plus réfléchir, je lançais mes mains devant moi, le dernier comparse se retrouva cloué au mur alors que l'autre, celui qui portait l'artefact lâcha l'objet et se retrouva avec ses petits camarades. Je fermais rapidement les vannes et quelques secondes plus tard, mon regard redevint normal. Je récupérais rapidement l'artefact et chercha du regard celui qui était censé me protéger. Comme si j'en avais réellement besoin, pour lui, son travail était plutôt de me garder et de m'arrêter en cas de besoin. J'espérais sincèrement qu'il ne m'en voudrait pas pour ce qu'il viendrait de voir.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Mar 2 Sep - 11:11

La zone était dangereuse et il fallait absolument retrouver Esthia. Sannom regarda autour de lui et analysa la situation. Le quartier était plongé dans l’obscurité de la falaise de Nu’Rasi et les maisons étaient délabrées. Ce devait être un lieu idéal pour la pègre, car les forces de l’ordre ne venaient rarement ici. Soudain, le guerrier entendit un bruit en contrebas. La source en était un peu éloignée, mais grâce à l’étroitesse des ruelles, les sons lui parvenaient amplifiés. Sans attendre, il se dirigea silencieusement vers le lieu en question, tout en guettant une nouvelle sentinelle embusquée... Le spectacle qu’il découvrit ne fut pas très joyeux...

La magicienne avait bien suivi leur trace, mais elle était maintenant entourée par cinq individus qui la reluquaient avec des sourires malsains. Sannom préféra ne pas intervenir immédiatement : l’effet de surprise pouvait encore jouer en sa faveur et il fallait avant tout qu’il élabore une stratégie pour liquider ces individus. Le suspect principal sortit une petite lampe de son manteau et le présenta à la Psyjiic : l’Artéfact ! Esthia tenta bien de jouer la comédie, mais elle fut percée à jour par la magie de l’objet.

Il se passa alors une chose à laquelle le Protecteur ne s’attendait absolument pas. L’air se mit à vibrer et sa peau fut parcourue de légers frissons, comme si un orage se profilait. L’atmosphère était chargée d’énergie et Sannom en devina sans peine la source... Combien de choses encore lui avait-elle caché ?! Sans autre somation, Esthia déchargea sa puissance contre le groupe de trafiquants, les faisant voler à travers la ruelle. Sannom put entendre nettement leur os se briser sous l’impact, mais ils semblaient encore en vie malgré tout. Petit à petit, la magicienne musela son pouvoir et l’atmosphère redevint normale... Le guerrier était sidéré : il s’était évidemment douté que la coéquipière du célèbre Karek avait de la ressource, mais pas à ce point là... En réalité, il ressentait également de la honte et de la jalousie : lui était déjà blessé, tandis qu’elle venait de neutraliser cinq dangereux individus sans une seule égratignure. Elle était plus dangereuse qu’il ne l’avait pensé...

Mais les bruits de la bataille avaient attiré dans la ruelle trois autres comparses qui se rapprochaient dangereusement d’Esthia. Ne sachant pas si cette dernière pourrait à nouveau utiliser son don, Sannom décida d’intervenir : il mesura la portée, la vitesse des ennemis et se lança. Le premier homme s’effondra sous le choc lorsqu’il reçut le Protecteur sur le dos : échine brisée. Se ramassant sur lui-même Sannom dégaina et planta un de ses sabres dans le coeur du second adversaire. Le troisième eut le temps de sortir son arme et tenta de se défendre contre l’attaque violente du Doss’Ta. Ce dernier effectua quelques passes avec son second sabre et trouva la faille. D’un large geste circulaire, il planta sa lame dans le biceps du malheureux et dans le mur de briques derrière. L’ennemi se retrouva ainsi totalement immobilisé, littéralement crucifié contre le mur. Avant que l’homme ne puisse appelé à l’aide, Sannom lui administra un puissant coup de paume dans le plexus solaire, l’envoyant ainsi dans les bras de Morphée.

La ruelle était un véritable spectacle de désolation... Sept hommes à terre, un crucifié par le bras... Finalement, ils formaient un duo efficace. Cependant, il fallait effacer les traces, une des règles majeurs du Doss’Ta. Avant que Sannom ne parle à la magicienne, il repéra un petit soupirail un peu plus loin qui devait donner sur une cave de l’immeuble. Il traina les sept corps un par un jusqu’à l’ouverture et les balança sans ménagement. Seul le crucifié ne fut pas décroché, car Sannom comptait bien le réveiller et l‘interroger un peu plus tard... Le ménage terminé, le Protecteur se tourna vers sa coéquipière, l’oeil noir de colère :


« Il y a encore beaucoup de vos petits secrets que vous me cachez ? C’était quoi ça tout à l’heure ?! Bon sang Esthia ! Je n’ai jamais vu un truc pareil... »

Soupirant, le guerrier changea de ton :

« Pardonnez-moi, je ne devrai pas vous réprimander... Vous avez été efficace et c’est tout ce qui compte. Qu’on se mette d’accord : je ne vous interdis pas d’utiliser vos pouvoirs, bien au contraire, mais j’imagine que vous savez qu’une telle puissance peut être dévastatrice... Êtes-vous certaine d’avoir un bon contrôle ? »

Sannom grimaça : l’adrénaline s’en allait gentiment et la douleur de son avant-bras l’assaillait à présent. Le carreau était toujours à sa place... Un peu plus loin, l’artéfact gisait par terre, intact à priori. Même Sannom pouvait sentir la magie qui en émanait. Hors de question qu’il touche à cette chose...
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Mar 2 Sep - 21:12

hrp:
 


J'attendais, je n'arrivais pas à faire autre chose que d'attendre. Comme une idiote je me demandais bien ce qui allait m'arriver, allait-il totalement se ruer sur moi. Je ne le voulais pas, pas parce que cela me faisait peur, mais surtout parce que j'étais encore pleine d'énergie, trop pleine d'énergie et que vu ce qu'il nous était arrivé avant, il y avait de fort risque pour que je ne contrôle pas ce qui pourrait arriver par la suite et qui savait ce que cela pouvait être. Je respirais doucement tentant de reprendre mon calme, lorsque je m'aperçus que trois autre hommes se rapprochaient dangereusement de moi. Seulement j'étais encore sous le coup de mon pouvoir et je n'avais pas déchargé assez d'énergie pour pouvoir dégainé correctement mes sabres. L'esprit engourdit par la réaction sentimental de Sannom, je n'arrivais plus réellement à être lucide et je laissais le danger s'approcher de moi, sans rien pouvoir faire d'autre que de les regarder. Je n'eus cependant pas le temps de me demander ce qui allait m'arriver que je vis alors mon protecteur sauté sur le premier homme qui s'écroula. La suite des événements resta flou, mais je pouvais être certaine d'une chose il ne restait plus personne quelques minutes après et alors que j'aurais dû sourire parce que je savais qu'il viendrait, je ne parvint qu'à baisser la tête et regarder le sol. La colère du Doss'Ta ne tarda pas à me frapper de plein fouet.

Je comprenais ce qu'il ressentais, contrairement aux autres qu'il avait eu en charge, j'étais persuadé qu'aucun ne lui avait caché une partie de son don, seulement s'était plus compliqué avec moi. On m'avait expressément demandé de ne rien révéler, je ne devais parler à personne de ce que j'étais capable de faire car contrairement aux autres Psyjiic du second rang, si j'étais capable de me contrôler, il ne me fallait pas grand chose pour tombé dans une frénésie d'émotion et me faire submerger par elle pour ensuite détruire tout ce qui m'entourait. Je savais parfaitement que je n'avais pas été sympa de ne pas lui dire, seulement je n'avais pas voulu qu'il me juge sur ce que j'étais capable de faire. Ce n'était pas pour rien que j'étais constamment surveillé, ce n'était pas pour rien que j'étais chez les Psyjiic. Mon don ne dépendait finalement pas que de moi, mais aussi et voir même plus de l'environnement extérieur. Comme qui dirait j'étais un élément instable malgré la maîtrise de mon pouvoir, tout pouvait arriver et très rapidement.


« Je... »

Je ne pus rien d'autre que cela. Comment lui expliquer tout ce qui se passait lorsque les gens apprenait de quoi j'étais capable. Même l'archi-psyjiic avait eu peur au départ de ce qui pourrait arriver. Pas étonnant qu'ils aient désormais des doute sur la fiabilité de Karek, pas étonnant qu'il tente de nous séparer, mais ils ne savaient pas tout. Aucun ne savait que les seuls personnes capable de m'arrêter lors de mes pertes de contrôle était Andrass et Karek, mon frère et mon frère de cœur. Comme si mon pouvoir coupait instinctivement lorsque l'un des deux était en danger en ma présence. Je n'avais pas compris cela, mais s'était aussi pour cela que j'étais plus détendu dans ce genre de situation. Je laissais cependant en suspend les question de Sannom lorsque je ressentis de nouveau sa douleur. Voyant le carreau, je me dirigeais directement vers la lanterne en la prenant dans ma main, je ne craignais rien de cet objet si ce n'était une vérité dérangeante. Je pris ensuite la main de Sannom sans lui demander son avis, faisant fit des décharges douce mais puissante de sentiment passant de lui à moi. Je me demandais si un jour je pourrais inversé la tendance et leur montrer ce que je subissais à chaque fois, mais étonnamment ces décharges ne me dérangeait pas plus que ça et me calmait un peu. Je ne pris pas trop longtemps pour arriver chez l'herboriste que je connaissais, herboriste et guérisseur, possédant la capacité de soigner.

« J'ai besoin de tes soins, je t'en prie, soigne le. »

Je regardais l'homme dans les yeux. Je le connaissais mieux que quiconque dans cette ville, je le connaissais car il s'agissait de quelqu'un de très particulier pour moi. Je n'avais jamais rien dit à personne et je ne préférais rien dire pour l'instant, cela ne valait pas réellement le coup.

« Que vous est-il arrivé ? »

« Une affaire compliqué, s'il te plaît guérit le. »

Je lâchais finalement la main du protecteur presque à regret, et mon calme naturel céda la place à une agitation sans nom. Je n'arrivais pas à rester en place, je n'arrivais pas à contenir toute cette énergie résiduelle, il fallait que je l'évacue.

« Je vais te donner un sédatif. »

« NON ! Surtout pas, j'ai besoin de l'évacuer, il faut que je sorte je le laisse, si jamais il lui arrive quelque chose, je te jure que tu le regretteras. »

« N'as tu pas confiance en moi depuis le temps? »

« A qui puis-je réellement faire confiance ? »

Là était toute la question. Il tenta de me retenir alors que je prenais la direction de la sortie.

« Tu ne peux pas partir sans lui, tu le sais, sinon... »

« Ne me touche pas par pitié. Et ne t'en fais pas, j'ai toujours un protecteur sur les bras. Il est là, je le sens. Il a dû sentir mon pouvoir après tout c'est son don à lui non ? En plus d'un autre petit truc. Il faut vraiment que je sorte, il me suivra. Laisse moi dix minutes. »

Je regardais Sannom, je savais que j'allais devoir lui expliquer de nombreuses choses, mais il fallait réellement que je m'en aille, que je lui parle d'ailleurs. Avec un dernier regard vers l'homme qui avait sauvé ma vie, je sortis en courant. Je connaissais moins bien cette ville, je le savais, je n'y avais pas grandit, cependant j'y avais passé assez de temps pour la connaître parfaitement. La route de la fontaine, il fallait que j'aille vers la fontaine, à cette heure personne ne serait là et je pourrais lui parler, je pourrais calmer mes émotions, déchargé l'énergie accumulée. Je courrais à perdre haleine jusqu'à ce que j'atteigne la fontaine ou je laissais exprimer cette énergie.je sentis les blessures arriver sur mon corps, il ne s'agissait que de quelques écorchures, heureusement entre la course et ce qu'il venait d'arriver, je venais d'évacuer toute l’énergie résiduelle.

« Qu'est ce qui se passe ? »

« Une affaire compliqué, des artefacts, je ne peux pas t'en dire plus. »


« Tu sais que je ne parle pas de ça. »

Je soupirais, totalement essoufflé et pantelante pour le moment. Je savais de quoi il parlait. Je savais beaucoup de chose, mais je n'avais pas de réponse pour celle là.

« Je ne vais pas y arriver, depuis que j'ai posé ma main je ne comprends pas. C'est comme si j'étais attiré par lui, comme si rien d'autre n'avait d'importance que lui. Je ne comprends pas pourquoi. Je ne veux pas le toucher parce que j'ai peur de ce qu'il va arriver, mais je ne peux pas rester éloigné, tout simplement parce que... je ne sais pas en fait. »

« Et tu n'aurais pas un début de réponse ? »

« Arrête avec ce sourire idiot veux-tu ? Si je le savais je n'aurais pas besoin de me poser toutes ces questions, je n'aurais pas à me prendre la tête et surtout je n'aurais pas besoin de comprendre. Les sentiments c'est vraiment trop compliqué pour quelqu'un comme moi. Je te jure. Je n'arrive pas à distinguer quoi que ce soit. »

« Qu'est ce que tu ressens quand tu le touche ? »

« Est-ce que je ressens une pointe de jalousie ? »

« Bien sûr t'es ma petite sœur, je suis jaloux de tout ceux qui t'approche. Alors ? »

« Idiot va. Et je ne sais pas comment t'expliquer. Contrairement aux autres ce n'est pas une décharge violente de sentiment qui déferle en moi, c'est quelque chose de plus doux, mais avec plus de puissance, d'intensité. Lorsque j'ai crée un lien émotionnel avec lui ça m'a submergé et j'ai faillis perdre un instant le contrôle enfin c'est ce que je croyais mais ce n'était pas ça. C'était comme si je pouvais utiliser mon pouvoir à sa pleine puissance en étant consciente. C'était déroutant, grisant et même temps hyper effrayant. »

« Ça l'a refait ? »

« Non, quand je lui ai prit la main tout à l'heure s'était plus doux je t'ai dit, puissant, grisant et attirant, mais pas effrayant. Je voulais rester comme ça, contrairement aux autres, à chaque fois que je les touche j'ai une sensation de brûlure, mais pas lui, c'est plus une sensation de fraîcheur. Tu en dis quoi ? »

« J'y réfléchirais, tu devrais y retourner. »

J’acquiesçais et repartait tranquillement. Karek ne pouvait me cacher ses sentiments et je savais qu'il avait déjà un début de réponse mais qu'il ne voulait rien m'avouer. Pourquoi ? Je n'en savais rien même si je savais qu'il voulait me laisser découvrir cela toute seule. Il ne me fallut que peu de temps pour revenir dans la boutique de l'herboriste. Finalement cela ne m'avait pas pris dix minutes, mais pas loin tout de même. Je rentrais donc dans la boutique, cherchant du regard Sannom que je trouvais, soigné. L'herboriste nous conduisit dans son arrière boutique pour accéder à la maison où il nous installa. Je pris quelques secondes pour utiliser l'un des dispositifs et sceller la magie de l'artefact, il valait mieux pour moi et pour le Doss'Ta, cependant je savais que l'heure des explications était arrivée et si j'avais envie de ressentir de nouveau ce que j'avais ressentis en lui prenant la main, je résistais à l'envie en m'asseyant de l'autre côté de la table. Mes yeux dans les siens, je pris plus doucement la parole, posant mes mains sur la table.

« Bien, il me semble que je te dois une voir plusieurs explications. Dit moi ce que tu veux savoir, je te répondrais sans rien cacher. »

Je l'avais volontairement tutoyer. Il ne me restais plus qu'à attendre les questions. Je jouais gros sur beaucoup de chose en ce moment sachant que personne jamais n'avait eu le droit de me poser des questions sur mon pouvoir mis à part l'archi-psyjiic et Karek. Personne ne connaissait réellement l'étendue de ce don et je doutais moi-même d'en connaître toutes les ficelles. J'espérais que je pourrais répondre à toute ses questions et surtout qu'il ne se mettrait pas à nouveau en colère pour ma petite escapade.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Mer 3 Sep - 17:55

HRP:
 

Oui Sannom était en colère, mais surtout apeuré par les pouvoirs de la jeune femme. Il attendait des explications claires et précises. Depuis le début, cette mission évoluait bizarrement... Jamais le Protecteur n’avait autant dû gérer son affect et ses sentiments concernant son ou sa coéquipière Psyjiic. Habituellement, ils se rencontraient, se mettaient d’accord sur la marche à suivre, effectuaient la mission et rentraient chacun de leur côté. Mais cette fois c’était différent : Esthia ne lui avait pas dit toute la vérité et ses capacités dépassaient de loin ce qu’il avait déjà vu jusqu’à présent. Si elle décidait de se rebeller, il n’était pas certain de pouvoir l’arrêter... Mais sans savoir vraiment pourquoi, Sannom sentait qu’il pouvait lui faire confiance. Il songea que la jeune femme devait souffrir bien plus que lui... La douleur dans son bras le lançait, mais il avait déjà vécu pire. Cependant, cette blessure l’handicapait méchamment pour la suite des événements. Déjà il peinait à fermer sa main gauche, ses muscles étant complétement tétanisés par la plaie profonde. Soudain, Esthia prit la main de Sannom et ce dernier ressentit une puissante vague d’énergie déferler en lui, venant de la Psyjiic. Il sentit distinctement son esprit quitter son corps et ce fut le néant...

*****


Je me réveille dans ce lieu que je connais si bien, mais dont je peine si souvent à me rappeler. Je suis dans le Désert infini, le vent souffle à tout rompre et mes longs cheveux fouettent mon visage. Étrangement, cette fois-ci, mon esprit est limpide, ma conscience entière, les images que je voie sont aussi claires que de l’eau de roche. C’est la première fois que je suis aussi maître de moi-même.

A nouveau, comme d’habitude, mes pieds s’enfoncent et la rivière de sable se met en mouvement, coulant à rebours vers le haut de la dune... La Dune... Cet obstacle que je ne franchis quasiment jamais, ce voile opaque qui me sépare de cet autre monde que je ne connais pas. J’ai peur, peur de me désagréger une fois encore, de tomber en poussière... Mais pas aujourd’hui, car aujourd’hui est différent. Sans effort, je parviens à sortir mes pieds du sable et je ne m’enfonce plus. Le vent redouble de puissance, comme s’il sentait qu’une présence tentait d’entrer en ces lieux interdits. Je suis cette présence et le vent me fait courber l’échine. Je l’entend distinctement me menacer de sa voix toute puissante

*TU N’ES PAS À TA PLACE ICI !*

Mais le vent n’est pas assez fort, pas aujourd’hui... Je commence à gravir la Dune et mes pas sont sûrs. Mètre après mètre, je m’avance, luttant contre mon ennemi invisible. Mais aujourd’hui... je suis plus fort. Je regarde mes doigts : de fines fissures commencent à y apparaître, ils se craquèlent et tombent en morceau. Une nouvelle fois, je redeviens sable et j’entends déjà le vent crier victoire. Mais pas aujourd’hui... mon esprit est calme, profondément enraciné dans cette réalité. Il me suffit du murmurer : « Non... pas aujourd’hui » et mes doigts retrouvent leur état de chair et d’os. Je suis habité d’une force que je ne connais pas et qui me permet de gravir la Dune.

Enfin je suis au sommet, c’est la seconde fois de ma vie que je la franchis... Mais cette fois, je ne disparais pas. Au delà, un paysage comme je n’en ai jamais vu : un chaos. Une infinité de scène défilent devant mes yeux dont je ne comprends pas le sens. Où suis-je ? « Où » n’est pas la bonne question...

Ce chaos d’images me submerge, je ne sais plus où donner de la tête, quand soudain ! Tout s’éteint ! Il ne reste devant mes yeux qu’une seule et unique rivière d’images. Elle grandit jusqu’à englober tout l’espace de mon champ de vision. Je me trouve dans une rue et une fillette d’environ sept ans me fait face. Je connais ces yeux... Un homme la regarde avec un air gourmand et sadique. Je veux intervenir mais je ne suis pas présent *passé ou à venir ?*. L’inconnu agresse ouvertement la jeune fille qui est en larmes, submergées par ses émotions. Soudain, l’espace se déchire et la rue est balayée par une puissante onde de choc. Je ne sens rien, je ne suis pas là. Le quartier est dévasté, la fillette est allongée, évanouie, au centre d’un cratère d’un mètre de diamètre. Par les Dieux... Esthia...

A nouveau, l’image change et je sens mon esprit être transporté à un autre endroit *une autre époque ? *. Le lieu est richement décoré, il s’agit sans doute d’une maison de nobles ou de grands bourgeois. Deux hommes portant l’insigne des médecins tentent de maitriser une femme en pleine crise de paranoïa. Ses hurlements déchirent mes tympans et elle se débat avec une telle fureur ! Un peu plus loin, un homme (son mari sans doute) regarde ce triste spectacle avec des yeux chargés de chagrin. Il tient une fillette par les épaules. Je connais ces yeux... Oui... il s’agit de la même fillette que tout à l’heure. Elle pleure à nouveau, ses yeux d’un bleu profond baignés dans des perles de tristesse... Enfin, les médecins parviennent à immobiliser la femme et la font sortir de la maison. Ses cris s’entendent encore pendant longtemps avant de s’éteindre. Une ombre semble s’être abattue sur la maison. Je vois un portrait posé sur une étagère : une famille de quatre personnes. La femme paranoïaque, l’homme et la fillette encore présents dans le hall et un jeune garçon. Ils semblent heureux dans le cadre, mais ce bonheur semble perdu désormais...


*****


Sannom ouvrit subitement les yeux. Un individu inconnu se tenait juste en face de lui. Par pur réflexe, le Protecteur lança sa main à la gorge du malheureux et serra dangereusement.

« Où suis-je vieillard ?! Qui es-tu ? »

Voyant que son bras était guéri, Sannom relâcha son étreinte et l’herboriste toussa pendant de longues secondes avant de reprendre son souffle. Il se tourna enfin vers le guerrier et lui répondit :

« Eh ben mon gars, on peut dire que vous y allez pas de main morte. Vous avez failli me tuer... Et qu’est-ce qui vous a pris de réagir tout d’un coup comme ça ? Vous n’avez pas soufflé un mot depuis que vous êtes ici. »

« Depuis que je suis ici ? Je ne me souviens de rien... Où est Esthia ? Une jeune femme aux yeux bleus ? »


« C’est elle qui vous a amené pour que je vous soigne, vous ne vous rappelez pas ? Maintenant que vous me le dites, vous n’aviez pas l’air dans votre assiette depuis tout à l’heure. Pas une réaction, même quand j’ai enlevé le carreau. Vous sembliez comme ailleurs... »


Ailleurs, ça, Sannom l’avait été en effet. Contrairement à ses anciennes visions, cette dernière avait été particulièrement longue, stable et précise. Il se rappelait du moindre détail et le portrait de la famille heureuse lui revint à l’esprit. La famille d’Esthia à n’en pas douter... En réalité, et cela Sannom l’ignorait, mais quand la jeune Psyjiic l’avait saisit par la main, elle débordait encore d’énergie émotionnelle. Ce contact avait envoyé l’esprit du guerrier dans les méandres du Temps, tandis que son corps suivait docilement la magicienne. C’était sans doute pour cela qu’il n’avait opposé aucune résistance et que l’herboriste avait été étonné de son état cataleptique pendant qu’il le soignait.

Soudain, Esthia refit son apparition. Elle emmena le Doss’Ta dans une arrière-cour et ils s’installèrent à une table. L’artéfact fut stabilisé et scellé par les soins de la magicienne. Et d’un...  Les suivants pourraient attendre, ils avaient plus important à régler dans l’immédiat s’ils voulaient pouvoir terminer cette mission... Plongeant son regard dans les yeux du guerrier, elle voulait donc jouer franc-jeu. A dire vrai, après cette dernière vision, la colère de Sannom s’était comme évaporée. Il ressentait plutôt de la honte, honte d’être entré dans l’intimité de la jeune femme à son insu. Etonné par le passage au tutoiement, il soupira lourdement et s’adressa à Esthia :


« J’avoue que la plupart de mes questions ont trouvé un début de réponse il y a quelques minutes sans que je ne le veuille... Je suis bien conscient que vous... que tu m’ais caché une partie de tes pouvoirs et bien que j’en ai une vague idée, je souhaiterais que tu m’en dises plus. Qu’est-ce qui déclenche ces vagues d’énergie ? Te contrôles-tu ?
D’un un murmure il enchaina pour lui-même : Ce quartier était dévasté... et ce cratère... par les Dieux... Se ressaisissant, il reprit un ton plus sévère : Et où étais-tu passée à l’instant ? »

Il baissa finalement la tête, soudain saisit d'une grande lassitude et laissa disparaitre son orgueil et sa colère. Les images de la femme et de ses hurlements revenaient le hanter. La fillette en larme qui était en train de perdre la personne qui lui était le plus cher au monde... La voix brisée par l’émotion, Sannom termina dans un murmure :


« Esthia... je... je suis vraiment désolé pour ta mère... »
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Mer 3 Sep - 20:47

Je m'étais attendu à un déferlement de colère, mais finalement ce fut de la honte que je ressentis. Pourquoi donc ressentait-il de la honte ? Je ne comprenais pas réellement. Je venais juste de revenir, York m'avait dit qu'il avait finit de guérir sa blessures et qu'il n'y aurait pas de séquelles. Il ne m'avait parlé de rien, mais visiblement quelque chose clochait. D'un autre côté, je me demandais bien pourquoi il m'avait suivit sans rien me demander et sans se débattre. Je ne comprenais pas les tenants et les aboutissants, mais j'étais un peu soulagé tout de même. La colère était un sentiment complexe à gérer et je n'avais pas très envie de la gérer maintenant. Ses questions étaient légitimes et lorsqu'il me dit vouloir en savoir plus sur mon pouvoir j'estimais que je lui devais. Il nous restait encore deux artefacts à trouvé et à neutraliser pour les ramener. Je lui devais la vérité, seulement sa seconde phrase qu'il murmura presque me fit rater quelques battements de cœur.

« Comment sais-tu que.... »

Je le regardais d'une tout autre façon et finalement avec un sourire narquois je finis par reprendre la parole.

« Visiblement je ne suis pas la seule qui ait caché ses pouvoirs. »

Je ne lui en voulait pas. Il était vrai que certains Doss'Ta ne révélait jamais leur pouvoir. D'un autre côté je doutais fortement que Karek ait révélé les siens. Je me posais donc tranquillement, mes mains totalement à plat sur la table récupérais la fraîcheur du bois et finalement je me mis à parler.

« Je t'ai donc déjà dit que j'étais une empathe. En vérité je possède deux don en un. Lorsque je ferme mon corps aux émotions, je ne suis qu'une empathe. Je ressens les sentiments des gens m'entourant qu'ils soient proches ou un peu loin, je suis capable de dire qui ressens quoi et donc d'en déduire les comportements. J'ai appris à contrôler cette partie de mon don dés mon entrée chez les Psyjiics. Cependant très vite j'ai compris qu'il y avait quelque chose, plus je comprenais mon don et plus je m'éloignais des gens qui m'entouraient car je ne pouvais plus les toucher. »

Je m'arrêtais quelques instants pour reprendre plus tranquillement.

« En développant mon don, je l'ai développé au delà des espérances de tout le monde, si bien que je me suis retrouvé avec un gros problème sur les bras. Je pouvais ressentir les émotions des gens sans les toucher, mais en les touchant il se passe quelque chose d'étrange. Je reçois violemment les sentiments des autres comme s'il me percutait et j'ai l'impression que ma peau va me brûler. Cependant ça ne se passe pas comme ça avec toi. »

Mon cœur accéléra quelque peu. Parler de ce que je ressentais lorsque je le touchais était parfaitement étrange selon moi, mais je lui avais promis de ne rien lui cacher et cela faisait partie de mon pouvoir.

« Je ne sais pas comment l'expliquer, mais lorsque je te touche, la vague de sentiment n'est pas violent et brutal comme pour les autres, en vérité, c'est bien plus doux et enivrant plutôt. C'est compliqué à expliqué et je ne sais pas pourquoi c'est différent des autres. Mais tu es le seul en gros que je puisse toucher sans ressentir de violence. Mais je ne peux pas rester éternellement ton contact pour une raison que je te montrerais tout à l'heure. »

Je m'arrêtais une nouvelle fois. Mon cœur s'affolait un peu de trop il fallait que je me calme. Ça ne me pris pas trop de temps et finalement je repris la parole.

« Puisque tu as parlé de ma mère, je suppose que tu as vu quelque chose, ce qui veut donc dire que ton don se porte sur les visions. Alors je vais t'expliquer la seconde partie de mon don en t'expliquant un peu ma famille. Je suis la seconde, la petite, mon frère Andrass est aussi chez les Doss'Ta, je ne sais pas si tu as entendu parlé de lui, mais il se distingue parmi vous à cause de ses sens sur développé, même si personne ne s'en rends réellement compte. Il est capable de prouesses que d'autre ne peuvent pas. J'ai acquis mon empathie visiblement dés la naissance. Déjà à mes cinq ans je comprenais mieux les sentiments que n'importe qui autour de moi. Seulement voilà, un jour alors que je sortais pour aller voir mon frère chez les Doss'Ta, j'ai été attaqué par un homme me désirant avidement. Ce désir brut qui me frappait je l'ai transformé en énergie ainsi que toutes les émotions des gens m'entourant et je l'ais relâché sous forme d'énergie qui a envoyé valdinguer l'homme le tuant presque sur le coup et qui a détruit une partie du sol autour de moi. »

Je m'arrêtais une nouvelle fois, partie compliqué de mon pouvoir à expliquer. Il était toujours compliqué d'expliquer de quoi nous étions capable.

« C'est à ce moment là que j'ai compris que mon pouvoir n'était pas seulement que de l'empathie et c'est aussi à ce moment là que l'état de ma mère s'est dégradé. Elle avait tellement espéré me garder auprès d'elle et pourtant les jours d'après les Psyjiics sont venu me chercher. Elle perdait ses deux enfants s'était trop pour elle et elle a sombrer dans la folie. Mon histoire n'est pas très drôle, mais c'est ainsi. Je suis rentré chez les magiciens et j'ai appris qu'en fait j'étais capable de manipuler l'énergie dégagé par les sentiments. Cependant cette partie de mon don était à double tranchant. Je pouvais tuer n'importe qui en utilisant cette énergie, seulement il suffisait d'un seule sentiment pour que tout bascule et que je sois prise d'un trop plein d'émotion et que je ne gère plus rien. Durant ces moment, ma conscience s'en va, ne laissant qu'un vide. Je suis alors capable de tout détruire autour de moi, mais moi-même aussi. Car lorsqu'il n'y a pas assez d'énergie sentimental m'entourant, je puise dans mon énergie vitale pour faire marcher ce pouvoir. Je pourrais détruire la ville ici très facilement, mais la mort des derniers habitants signifierait aussi la mienne. »

Je m'arrêtais de parler durant quelques minutes. Je savais que ce serait dur à digérer. Rien n'était jamais facile, mais je ne lui avait pas tout dit encore.

« Si je fais équipe avec Karek et que je lui fait entièrement confiance c'est parce qu'il est un des seuls à pouvoir m'arrêter lorsque je perds le contrôle. Étonnamment, lorsque les gens qui sont précieux pour moi sont en danger, mon pouvoir se coupe de lui même. Je pense que ça marcherait aussi pour toi, car loin d'être quelqu'un que je déteste, tu es quelqu'un de juste et je suis certaine que je ne voudrais jamais te faire de mal. »

Je ne pouvais pas lui affirmer, mais j'en étais quasi certaine pour une raison que j'ignorais totalement. Je me levais tranquillement de ma chaise, me posant debout devant lui. Même ainsi je le dépassais à peine alors qu'il était assis. Je n'étais réellement pas grande et pourtant hyper puissante. Le comble tout de même. Je tendis alors ma main paume vers son visage et repris la parole.

« Je pense qu'il faut que je te montre quelque chose. Si tu veux bien prendre ma main s'il te plaît. »

Je le laissais avancer la sienne et lorsqu'il toucha ma main, j'entrelaçais nos doigts. Je ne le regardais pas en face et je ne savais pas ce qu'il se passerait pour lui, mais je ressentis la vague d'énergie désormais familière me submergé. Comme les autre fois, mon regard bleuté gagna mon œil complet, comme lorsque j'étais en perte de contrôle, je me forçais alors à le regardé en face. J'espérais qu'il ne me prendrait pas pour un monstre. Je détestais cette partie de mon don et je crois que je la détesterais une très grande partie de ma vie.

« Si jamais tu me vois ainsi et que je ne te touche pas c'est que je serais entrain d'utiliser l'énergie des émotions. Si mes yeux deviennent plus foncés presque noirs, c'est que j'aurais perdu le contrôle. Je ne l'ai pas perdu depuis ce jour ou j'ai été attaqué. J'ai toujours tenu muselé mon don, mais ça n'empêche pas les Doss'Ta de veiller constamment sur le danger que je représente. Peu importe si je sors seule, j'ai toujours un protecteur à mes basque qui me surveille. C'est ainsi je n'y peux rien. »

Je relâchais à contrecœur sa main et retournait à ma place. même si ce contact était grisant, je ne pouvais indéfiniment le garder, ne serait-ce que pour lui, ça ne devait pas être plaisant.

« Pour t'avouer quelque chose, je n'ai pas toucher quelqu'un depuis très très longtemps si ce n'est Karek pour établir notre lien et Kaleb un ami Psyjiic à qui j'ai tenu la main une fois. Le contact est quelque chose qui m'est assez compliqué si bien que je n'ai jamais embrassé personne mis à part toi tout à l'heure. »

Cela me fit rougir de l'admettre mais s'était le mieux que je pouvais faire. J'avais promis de ne rien caché et je me souvins alors de sa question avant qu'il ne dise qu'il était désolé pour ma mère.

« Et pour tout à l'heure, j'étais avec Karek. Il faudra que je demande à York de me soigner mes blessures. J'ai du évacué mon trop plein d'énergie et il était là. Sa famille est ici en fait. Ainsi que sa fiancée il me semble, même si je crois qu'elle va déménager à An-Trazza. Enfin bref. Il est comme un frère pour moi et étrangement il sait toujours me retrouver quand ça ne va pas. »

Je souriais tranquillement triturant un peu mes mains tout de même. Je lui avais révélé beaucoup de chose, peut-être de trop, mais j'avais été la plus honnête possible, j'espérais qu'il ne le prendrais pas mal et j'appréhendais sa réaction.

« Voilà je t'ai tout dit. Si tu as d'autre questions, n'hésite pas. »

Le tutoyer me mettait déjà plus à l'aise. Je n'étais pas habitué au vouvoiement surtout lorsque les personnes avec qui je parlais était du même âge que moi et dans mes âges. J'attendais donc, un peu anxieuse la réaction du protecteur.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Jeu 4 Sep - 18:14

Esthia se mit à raconter son histoire. Elle parla beaucoup et longtemps, comme si elle déchargeait tout d’un coup un sac jusqu’à présent trop rempli. Sannom écoutait, impassible, n’intervenant pas une seule fois. Il préférait la laisser finir son exposé avant de dire quelque chose. Ainsi donc elle était la soeur d’Andrass ? Sannom le connaissait moins que Karek, car Andrass n’était pas un Protecteur et donc pas dans le même corps armé qu’eux, mais sa réputation le précédait. Pas étonnant qu’Esthia maitrise aussi bien l’art des sabres au contact de ces deux guerriers. Elle n’était pas n’importe qui... Quand la jeune femme lui demanda de lui prendre sa main, Sannom eut quelques réticences, car il craignait une nouvelle crise de visions. Mais Esthia s’était vidée de son énergie excédentaire et c’est avec angoisse que le Doss’Ta prit la main de la jeune femme dans la sienne.

Mais contrairement à ce qu’il redoutait, il ne ressentit pas son esprit partir. Quelques éclairs fugaces passèrent devant ses yeux, mais il resta bien connecté avec la réalité. Il vit alors le regard d’Esthia se remplir d’un bleu intense et ses bras se couvrir de chair de poule. Comme tout à l’heure, l’atmosphère devint électrique. Sannom respira calmement, tentant de maitriser ses battements de coeur. Il se demandait si ses propres émotions pouvaient influencer la puissance de la magicienne. Enfin elle retira sa paume et le guerrier se surprit à regretter de ne pas avoir maintenu le contact plus longtemps... Esthia termina son long discours en affirmant que Karek n’était pas loin et Sannom sentit une pointe d’agacement le touché : pourquoi trainait-il dans les parages celui-là ?...

Le Protecteur poussa un long soupir et resta silencieux de longues minutes, fixant avec attention la jeune magicienne. Il essayait d’assimiler tout ce qu’elle lui avait dit et ce n’était certes pas facile. Cependant, il était touché de sa sincérité à son égard, car selon ses dires, elle s’était rarement autant découverte. Apparemment, c’était au tour de Sannom de jouer franc jeu et de tout lui avouer. Mais c’était presque plus dure pour lui, car il ne savait lui-même pas ce qu’était son pouvoir. Il en devinait l’essence, la base, mais n’y comprenait sinon rien... De plus, il n’avait jamais parlé à PERSONNE de ses platitudes. Tentant d’établir un lien de causalité entre ses transes et le don d’Esthia, Sannom se lança à l’eau :


« Très bien... Tout ce que tu viens de me dire n’est pas très facile à avaler je t’avoue... Cela change tant de paramètres... A moi d’être sincère avec toi désormais, puisque tu m’as fais confiance. Tu as évidemment deviné que je suis également touché par la magie, mais je ne peux pas t’en dire beaucoup, car j’ignore moi-même les rouages de ce pouvoir. En tant normal, je suis très sensible au danger immédiat et j’ai souvent remarqué que je réagissais toujours avec un temps d’avance sur mon ennemi. Cela tient plus de l’instinct que du contrôle pur. Sans ce don, ce n’aurait pas été mon bras qui ce serait fait transpercer par ce carreau, mais bien ma tête... Jusque là, je ne me suis jamais trop posé de question, car cette sorte de prescience m’aidait plus qu’elle ne m’handicapait.

Après... ça se complique un peu. Comme toi, mon don possède une « face cachée ». Il m’arrive, très rarement, d’avoir certaines visions très floues et dont je ne me souviens que très difficilement. Ça peut s’apparenter à des rêves, mais je sais que les événements que je vois sont réels. T’ayant vue plus jeune, j’imagine que je peux contempler certaines scènes du passé... Cependant, à ton contact, mes visions se déclenchent d’elles-mêmes et sont d’une telle précision... Elles sont beaucoup plus longues et stables également. Je ne sais pas ce que tu me fais, mais ça a l’air de doper la magie qui m’habite. Ahhh vraiment je ne sais pas quoi en penser ! Je ne m’y connais rien en magie ! Toutes ces histoires de flux, de puissance et autres concepts m’échappent complètement... Tu sais sans doute mieux que moi quelle est exactement la nature de mon don... »

Après un aussi long discours, Sannom se tut et un silence de plomb saturait l’atmosphère. Comment allait réagir Esthia à ces explications ? Le duo venait de se livrer leurs secrets les plus cachés et cela créait forcément des liens et Sannom craignait les liens... Il n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps. Ses pensées furent étouffées par ce sentiment de danger imminent. En une fraction de seconde, les pupilles du guerrier se dilatèrent, sa peau se couvrit de chair de poule et tout son corps se tendit. Agissant par pur réflexe, il sauta en avant, renversant la table et Esthia sur son passage. A l’instant où le couple toucha le sol, une immense explosion souffla tout sur son passage. Des débris de murs et de bois vinrent ricocher contre l’armure de cuir de Sannom, ce dernier protégeant de son corps la jeune femme.

Retrouvant tous ses sens de combattant, Sannom se redressa d’un unique bond, dégaina sa lame et chercha son second sabre : mais ce dernier n’était pas dans son fourreau... La cour avait été balayée par un souffle extrêmement puissant et le mur de derrière était complètement pulvérisé. S’engouffrèrent par la brèche une trentaine d’hommes armés jusqu’aux dents. L’un d’eux mesurait plus de deux mètres et tenait dans sa paume une orbe métallique absolument parfaite, nimbée de flammes ardentes. Un artéfact... Soudain, Sannom comprit... l’homme qu’il avait crucifié contre le mur de la ruelle avec son second sabre avait été découvert par ses congénères et la troupe était parvenue à retrouver leur trace, bien décidée à récupérer la lanterne. Quelle erreur d’avoir laissé cet homme sans surveillance... Apparemment le grand gaillard était le chef et l’orbe qu’il tenait devait avoir de terribles pouvoirs destructeurs.

La situation était critique... Une trentaine d’ennemis, plus un artéfact extrêmement dangereux... Jamais le Protecteur ne pourrait venir à bout d’eux. Comme il était en colère ! Par les Dieux ! En colère contre lui-même, contre ces ennemis en face, en colère contre ce destin qui lui jouait tant de tours ! Cette rage bouillonnait en lui tel un feu ardent, telle une rivière en crue qui débordait. Il pouvait presque sentir sa fureur suinter à travers sa peau et se déverser dans tout ce qui l’entourait ! Il saisit alors la main d’Esthia et la serra fermement. Le regard noir de Sannom exprimait une volonté sans nulle autre pareille, une volonté d’acier, une volonté de vaincre ! Ces merdeux allaient payer cher... Sur un ton colérique et rauque, Sannom s’exclama :


« PUISE EN MOI ! AIDE-TOI DE MA COLÈRE !!! QUE CES MISÉRABLES DISPARAISSENT DE MA VUE ! »
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Jeu 4 Sep - 20:09

Je ressentais indépendamment du reste que les informations que je venais de lui fournir était probablement très complexe et qu'il mettrais du temps à les assimiler. Je sentis cependant une sorte de sentiment de jalousie en mentionnant Karek. Je devais avouer que cela m'étonnais quelque peu, après tout, je lui avais que je considérait Karek comme mon frère et donc il était naturel qu'il s'inquiète pour moi. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir après tout. Peut-être qu'il avait l'impression que s'était à cause de ses capacités, hors s'était tout autre chose. Karek était de loin ce qui ressemblais le plus à un jumeau. Nous avions le même âge et étions liés depuis nos dix-sept ans, j'avais presque envie de le rassurer sur le fait qu'il n'y avait rien entre Karek et moi qui n'était fraternel, mais à quoi bon ? Nous ne nous connaissions que depuis quelques heures seulement et je lui en avait déjà dit assez sur moi. Alors que je pensais que nous en avions finis avec les confidences, ce fut à son tour de m'en faire, de me parler de son pouvoir, de son don. Ainsi donc il s'agissait d'une sorte d'intuition. Humm étrange tout de même, mais le pire était ce don de vision.

Je me demandais comment je me comporterais si j'avais ce genre de don. Enfin je n'étais pas non plus dans un cas particulièrement simple. Cependant ce qu'il me dit me faisait penser à quelque chose. J'étais constamment entrain de manipuler l'énergie des sentiments, car si je ne laissais pas mon don s'affirmer en entier, je pouvais ressentir l'énergie et donc l'accumuler. Lorsqu'il me touchait, il devait à son tour pomper cette énergie et s'en servir sans réellement s'en rendre compte ce qui déclenchait ses visions. Avec de l'énergie elle se stabilisais et devenait plus précise. Un don de prophétie non ? En fait il s'agissait bien plus d'un don du passé, prémonition en quelque sorte. Avec un peut d'entraînement il pourrait autant voir le futur qu'il voyait visiblement le passé. Ça pourrait lui servir fortement dans ses missions, cependant ce genre de don, même s'il n'était pas destructeur, relevait tout de même des Psyjiic et je n'étais pas certaine de pouvoir l'aider à se maîtriser alors que parfois j'avais du mal à me maîtriser lorsque je le touchais. J'allais justement lui en toucher un mot lorsque finalement je le vis sauter par dessus la table et m'emmener au passage.

Au moment ou mon corps et le sien toucha le sol, une violente explosion fit voler en éclat les murs de la maison. Je sentis nettement de nombreux cœurs assemblées derrière ce pauvre abris que nous faisait la table. Je me relevais au même moment ou Sannom se redressait, dégaina sa lame et cherchant désespérément son second sabre. Je jetais un coup d’œil au mien que j'avais déposé tout à l'heure. Ils étaient bien trop loin et eux tout à fait trop nombreux. Je cherchais une solution lorsque mon œil accrocha la boule que l'homme tenait entre ses mains. Un décharge d'électricité me traversait et je vis alors des images se pressé dans la boule : divination ? Non destruction ! Bordel on aurait pu me prévenir des pouvoirs de ces artefacts tout de même. Pourquoi tant de mystère ? Je ne posais pas réellement la question, mon regard fixé sur l'objet, mes sentiments en ébullition. Loin de tout cela, je ressentais tellement de sentiments, tellement d'énergie. Je savais ce que je pouvais faire, je savais ce que je devais faire, mais en aurais-je réellement la force ? Aurais-je la force de m'arrêter ?

Je n'eus pas le loisir de me poser la question alors que la colère du Doss'Ta me frappait de plein fouet, réveillant mon don secondaire. Je sentis l'énergie qu'il dégageait, cette puissante, cette force, il me suffirait d'un rien pour tout détruire et il fallait pour cela que j'ouvre mon cœur. Que j'ouvre les vannes, mais tout s'accéléra lorsque le protecteur me prit la main, lorsqu'il la serra avec force et qu'il m'hurla de le faire. Si même lui le disait je ne pouvais pas faire autrement, cependant il fallait qu'il dégage un peu ma main sinon je n'arriverais pas à me concentrer. Je mis donc ma seconde main sur la sienne pour tenter de dégager celle qu'il tenait déjà. L'entreprise n'était pas simple au vu de sa colère, mais je réussis à le faire. Je regardais les hommes devant moi, ils souriaient tous. Ils avaient mal choisis leur cible. Alors que je retirais mes gants, je ne cessais de fixer leur chef.


« Vous n'avez pas choisis le bon adversaire. »

Et pour la première fois de ma vie, je touchais quelqu'un sans ses mêmes gants. Je reprenais plus doucement la main de Sannom, entrelaçant nos doigts. La puissance de sa colère se déversa en moi tel un torrent. Mes yeux devinrent totalement bleu. Seulement pour abattre autant de mon il allait falloir de l'énergie, beaucoup d'énergie et alors que j'ouvrais un peu plus les vannes puisant dans l'énergie des sentiments m'entourant, je pus sentir leur peur. Mes yeux changeait encore de couleur se teintant un peu plus à chaque minute. Étrangement, j'arrivais à garder un contrôle précis de mon pouvoir, lorsque je tenais sa main, j'étais stabilisé tout comme il l'était. Tant mieux. Je cumulais assez d'énergie et finalement alors qu'ils s'avançaient vers nous, je projetais l'énergie cumulés. Une énorme onde de choc se propagea dans les rangs et envoya voler petit à petit les hommes. Un par un, il furent projeté contre le mur extérieur de la maison et alors que le chef volait à son tour, il lâcha l'orbe. Dans l'état ou j'étais je ne devais pas lâcher la main du Doss'Ta.

J'attrapais finalement l'orbe au vol au moment où elle allait atteindre le sol. Refermant le bras, je la ramenais vers nous et la posais tranquillement sur le sol. Je sortis l'un des dispositif et le fixais sur l'objet, scellant sa magie et finalement mes genoux flanchèrent sous moi. Je savais que j'avais atteint la limite, un peu plus et je me tuais dans l'affaire. J'avais puisé autant d'énergie que je pouvais mais comme à mon habitude j'avais utilisé une partie de la mienne aussi, un peu trop. Ma respiration était saccadée, je tremblais un peu et j'étais accroché au guerrier par nos mains jointes. Je fermais les vannes aussi rapidement que possible, ne laissant plus l'énergie s'accumuler et finalement la fatigue l'emporta, le noir se fit devant mes yeux et je sombrais doucement mais sûrement.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Jeu 4 Sep - 23:46

La colère et la fureur de Sannom firent déjà hésiter quelques ennemis. Jamais ils n’avaient vu une telle rage à l’état brut, même chez leur chef pourtant terrifiant. Mais quand ils virent les yeux de la jeune magicienne se remplir d’un bleu électrique, plusieurs d’entre eux furent pris de panique. A nouveau, Sannom sentit l’atmosphère s’électriser et, sans qu’il ne sache pourquoi, sa colère disparut d’elle-même, comme aspirée par une force inconnue. Ses noires pensées se volatilisèrent et il sentit parallèlement la force d’Esthia grandir. Cela faisait froid dans le dos. Le corps de la jeune femme se couvrit d’un voile d’énergie et quand elle le déchargea, le Protecteur put ressentir nettement ce flot d’émotions pures. Il y reconnut sa propre rage sauvage, sa fureur distillée, mais y décela également la peur morbide de l’ennemi. Toute cette puissance à l’état brut percuta de plein fouet les individus les plus proches. Une demi-douzaine périrent sur le coup et une bonne quinzaine étaient hors d’état de nuire, grièvement blessés.

La cour n’avait plus rien d’une cour... il s’agissait d’un lieu de désolation, chaque mur portant un stigmate de la lutte. Esthia récupéra l’artéfact si dangereux et le scella d’une main de maître. Sannom vit nettement les flammes écarlates disparaître. Par chance, le chef ennemi n’avait pas eu le temps de réutiliser son pouvoir... Soudain, le Doss’Ta sentit sa partenaire flancher et il la retint pour ne pas qu’elle s’effondre. Son état n’était pas beau à voir... Sa respiration était difficile, son coeur battait plus lentement qu’à l’ordinaire et elle était à demi-consciente. Sannom la déposa délicatement sur la terre battue. Le combat n’était malheureusement pas terminé... Onze hommes étaient encore debout et se remettaient de leurs émotions. Voyant que la magicienne était hors d’état de nuire, ils s’élancèrent à l’assaut, bien décidés à venger leurs frères. A l’instant où Sannom lâcha la main d’Esthia, un nouveau flash l’arracha à la réalité.


*Oh non ! Pas maintenant par pitié !*

*****


Où suis-je cette fois ? Ou plutôt quand suis-je ? Ça ne pouvait pas tomber à un pire moment... Mais... c’est moi ! Et là, Esthia étendue par terre. Je ne vois ni passé, ni futur, mais l’instant présent... Soudain, alors que je me voyais de l’extérieur, voici que je regagne mon corps. Tout est identique : ma partenaire au sol, la cour dévastée, les ennemis qui attaquent. Et pourtant... pourtant je vois mon environnement d’une autre façon. Des flux d’images flottent dans l’air, certains rapides, d’autres plus lent. Qu’est-ce que tout ceci signifie ? Un des hommes arrive à ma hauteur et frappe. Je pars facilement le coup avec mon sabre, mais une seconde attaque arrive par le haut et me fend l’épaule ! Soudain tout s’arrête ! Je peux nettement voir mon sang éclabousser en fines gouttelettes, mais tout est figé.

Mon sang rentre dans la plaie, le sabre ennemi s’éloigne et ma blessure se referme. A son tour, la première lame qui m’a atteinte s’éloigne et j’abaisse mon bras. Le monde va à l’envers... comme la rivière de sable... Puis le cours du Temps reprend ses droits et les deux attaques reviennent. Je contrecarre la première comme avant, mais ne me laisse plus avoir par la seconde. D’un bond sur le côté, j’esquive à la plus grande surprise de mon adversaire qui pensait me surprendre. Avec un enchainement rapide, j’élimine les deux hommes. Quatre autres me tombent dessus. Mais le Temps se plie à ma volonté et chaque coup que je reçois, je l’annule, je le rembobine et j’invente la riposte adéquate. Chaque ennemi tombe sous mes attaques, un par un, méthodiquement. Dès que le dernier trafiquant s’effondre, je me sens partir...


*****


Sannom ouvrit les yeux. Alors qu’il avait l’impression d’avoir vécu plusieurs minutes de transe, cette dernière n’avait en réalité duré qu’une fraction de seconde. Il venait de réintégrer la réalité et son esprit était limpide, clair. Maintenant, il savait ce qu’il devait faire... La première attaque lui parvint comme prévu, frontale. Parade, esquive de l’attaque à revers, retournement, élimination des deux premiers adversaires. Saut sur la droite, coup de botte, trancher vertical. Roulement arrière, blocage, sabre dans la gorge. Retournement, saisir l’arme ennemie, coup de tête, coup de paume à la base du nez, cerveau perforé. Utiliser le corps comme bouclier, le projeter, en profiter pour en éliminer trois de plus. Deux dagues de jet entre les yeux, deux de moins. Tentative de fuite du dernier, trancher tendons arrières, décapitation.

Onze cadavres supplémentaires jonchaient la cour. Sannom tomba à genou, soudain vidé de ses forces. Cet enchainement ultra rapide et rigoureux l’avait poussé dans ses dernières limites, sans compter la fatigue due à sa vision. Il avait de la peine à rester conscient et chaque fibre de son corps hurlait à la mort. Seule la douleur l’empêchait de s’évanouir. Il constata qu’il ne s’en sortait pas aussi bien que prévu. Le monde de sa vision avait été un monde parfait où il ne pouvait pas être atteint par les attaques. Bien qu’il ait pu toutes les prévoir, dans la réalité, Sannom n'était pas parvenu à toutes les esquiver aussi bien qu’il l’aurait voulu. Son armure de cuir était lacérée en plusieurs endroits et plusieurs entailles marquaient son épiderme mis à nu. Il souffla un bon coup et parvint à récupérer un peu de contenance et d’énergie.

Récupérant un sac de jute qui trainait, il y fourra rapidement les deux artéfacts scellés, noua le tout à sa ceinture, s’empara des sabres de la magicienne et entreprit enfin de souleva délicatement Esthia. Sannom ne parvenait pas à voir si elle était consciente ou non, mais elle ne répondait pas à ses appels. S’éloignant de la cour qui commençait à attirer les curieux, le Protecteur mena, en boitant et avec difficulté, la jeune femme dans une ruelle sombre où ils pourraient récupérés...
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Ven 5 Sep - 11:02

HRP:
 

Le noir complet, et le réveil doux et joyeux. Un regard bleuté et un sourire tranquille. Je connaissais ces yeux mieux que n'importe quoi en vérité. Cependant cela ne pouvait pas être possible. Je savais parfaitement où j'étais et ce qu'il se passait. J'avais une fois de plus puisé dans mon énergie vitale. Comme qui dirait l'urgence de la situation ne m'avait pas permit de cumuler assez d'énergie pour éviter de me servir de la mienne, mais contrairement aux autres fois, j'avais pu totalement contrôler mon don sans avoir peur de me perdre dans un trop plein d'émotion. Peut-être qu'il y était pour quelque chose, en fait s'était certains. Il y était bien pour quelque chose. Je soupirais doucement alors que j'ouvrais totalement les yeux pour trouver ma mère, assise à côté de moi qui me contemplait en souriant. Plus je la regardais et plus je me disais que cela n'était pas possible. Il y avait longtemps que ce regard avait disparu et que cette douceur s'était envolé.

« Tu as bien grandi ma chérie. »

Un rire m'échappa et finalement je pris la parole.

« Cela fait des années que je tente de le montrer, mais tu reste imperméable à toutes mes visites. Tu nous prends encore Andrass et moi pour des enfants. Tu ne peux pas réellement être là, c'est ma conscience qui fait en sorte que ce soit toi qui me parle, car peu importe ce qui t'es arrivé, tu es toujours l'une des personnes les plus précieuses de ma vie. »

« Probablement. Il est dommage cependant que je ne sois qu'une image de ta conscience. Que s'est-il passé là bas ? »

« Pourquoi me demande-tu alors que tu le sais très bien ? J'ai utilisé mon pouvoir destructeur, j'ai tué et assommé et j'ai puisé inévitablement dans ma propre énergie. Je me suis épuisé moi-même. »

« Je ne parlais pas de cela. Je parlais de ce protecteur et de toi. »

« Que veux-tu dire ? Qu'est-il arrivé à Sannom ? »

Je paniquais légèrement. Lui était-il arrivé quelque chose de grave ? Il fallait que je me réveille, maintenant. Il fallait que... la main chaude et rassurante de ma mère se posa sur mon front comme lorsque j'étais enfant. Ce geste me calma assez, mais ne m'enleva pas cette impression de malheur.

« Calme toi, je ne veux pas parler de ça. Tu as enlevé tes gants, c'était la première fois n'est-ce pas ? Pourquoi les as-tu enlevé ? »

« Parce que lorsque je touche la peau de quelqu'un sans ces gants, j'accède directement au plus profond de son cœur, au centre de ses sentiments. La sensation est plus intense et l'énergie déferle rapidement en moi. »

« Mais pourquoi lui ? Tu n'as jamais touché Karek ou Andrass de cette façon. »

« Ma conscience veut me faire me poser des questions ou alors me donner des réponses ? »

« Tu as déjà les réponses, il suffit de poser ton regard là où il faut. Tu te contente de tourner autour du pot comme si cela allait changer la face des choses, mais tu sais bien qu'à un moment il faudra que tu cesse de tourner en rond et d'arrêter de reléguer les réponses aux oubliettes, ces réponses que tu possède déjà. Bon il est temps de te réveiller maintenant. Allez hop ! »

Et sans que je puisse répondre, je reprends doucement contenance. Je sentais de nouveau les gens alentour, la fraîcheur de l'ombre et surtout de la pierre. Ou étions-nous donc ? La dernière fois nous étions en plein soleil non ? J'ouvrais doucement les yeux pour voir le Doss'Ta assis à côté de moi. L'énergie affluait doucement vers moi maintenant que j'étais éveillé et pus alors ouvrir totalement les yeux et voir le protecteur. Je ressentais alors ces émotions, ce cœur qu'il me semblait connaître depuis des années, puis je vis les égratignures, je me relevais rapidement, m'accroupissant devant lui et posant ma main sur son visage. La vague familière de sentiments m'envahit, doucement mais avec une telle puissance que mes yeux changèrent instantanément de couleur.

« Est-ce que tu vas bien ? »

Je ressentais de la douleur en plus des sentiments diverses et variés qui m'arrivait puis je me souvins de ce qu'il se passait quand je le touchais et je retirais ma main rapidement. Mon corps était douloureux, courbaturé de partout. Je vis rapidement le sac de jute à côté de lui supposant que les artefacts était dedans. Je regardais l'endroit où nous étions. Assez loin du lieu de la galère. Bon sang les Doss'Ta d'ici allait avoir du boulot pour gérer cela. Je sentis Karek plus que je ne le vis, j'espérais que ce soit lui qui s'occupe de l'affaire et je sentis d'ailleurs de moins en moins de monde plus loin de nous. Souriant légèrement car la pression redescendait je regardais Sannom avec le plus de douceur possible. Visiblement il s'était passé quelque chose durant la bataille et l'angoisse me prit le ventre.

« Est-ce que c'est moi qui t'ai blessé ? Je suis profondément désolé je... »

Ma gorge se serra ne pouvant plus faire sortir ma voix. Quelques larmes perlèrent à mes yeux et glissèrent le long de ma joue. Bon sang j'étais réellement dangereuse. Probablement trop.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Dim 7 Sep - 13:57

Sannom fut réellement soulagé quand Esthia reprit connaissance. Cependant, elle semblait vraiment vidée et de légères cernes marquaient ses yeux. La tension qui habitait alors le guerrier se dissipa et une profonde lassitude s’empara de lui. Il s’appuya contre le mur, et grimaçant de douleur, se laissa glisser au sol. Enfin il pouvait souffler un peu... Examinant ses blessures, il fut soulagé, la plupart n’étaient que superficielles. Déjà le sang coagulait et les saignements s’arrêtaient. Son armure était dans un sale état également. Il entreprit d’enlever le poitrail qui lui couvrait le torse et les bras, ce qui lui arracha encore quelques flashs douloureux. Lui aussi se sentait vidé. Ses utilisations répétées de son don ne l’avaient pas laissés indemne. Jamais auparavant il n’avait eu autant de visions et aussi longues. Ainsi la magie pouvait être aussi épuisante ?... Qu’est-ce que cela devait-il être pour Esthia ? La pauvre devait vraiment être à bout... Quand la jeune femme interrogea Sannom, il essaya de la rassurer :

« Pas d’inquiétude, je vais bien, quelques égratignures, rien de plus. Si j’arrêtais une mission à chaque fois que j’étais blessé, je n’en aurais jamais terminé aucune... Et ne culpabilise pas, tu n’y es pour rien, bien au contraire. Tu nous as sauvé la vie à tous les deux. Grâce à ton énergie, j’ai également pu utiliser mon pouvoir à un tout autre niveau qu’en temps normal pour éliminer les survivants. Je crois que nous sommes en sécurité ici. Reprenons quelques forces avant de chercher le dernier artéfact... »

Sannom était songeur. Jamais il n’aurait pensé que la mission puisse dégénérer autant... La difficulté avait été complètement sous-évaluée par l’état-major ! Ce n’était pas un duo d’enquêteurs qu’il aurait fallu envoyé, mais bien tout une escouade de Doss’Ta pour venir à bout de ce réseau dont les ramifications et les effectifs dépassaient l’entendement. Le Protecteur et la Psyjiic étaient clairement dépassés par les événements. A nouveau, la colère reprit sa place dans le coeur de Sannom. Comment le Temple d’Azur et le QG du Doss’Ta avaient pu être aussi négligents ?! Quand tout ceci serait terminé, le guerrier comptait bien obtenir des explications de la part de ses supérieurs. Toute cette histoire était vraiment louche... Les huiles séparaient un duo efficace et qui avait déjà fait ses preuves, Esthia et Karek et réunissaient deux inconnus qui ne connaissaient rien l’un de l’autre pour une mission de cette envergure... Sannom demanda son avis à la jeune femme :


« Ce réseau de trafiquants me paraît louche, qu’en penses-tu ? Ils sont surarmés, suréquipés et sont bien plus nombreux que prévu. La mission tourne au vinaigre. A présent que nous nous sommes découverts, ils doivent être en état d’alerte. Deux possibilités : soit ils disparaissent dans la nature dans moins d’une heure, soit ils prennent le risque de se lancer à notre poursuite pour récupérer les artéfacts. A ton avis, quelles sont nos chances de retrouver le dernier ? »

Sannom était face à un dilemme et il n’aimait pas ce genre de situation. Allaient-ils abandonner la mission et ramener les deux premiers artéfacts à l’état-major ou finiraient-ils ce pourquoi on les avait envoyé ici ? Et il y avait également une autre chose qui troublait le guerrier plus que tout ceci... c’était cette attirance, presque surnaturelle, pour Esthia qu’il ne connaissait pourtant que depuis quelques heures. Le regard bleu azur de la jeune femme l’envoutait et il n’avait encore jamais ressenti ça. Bien entendu, Sannom avait déjà eu des aventures avec plusieurs femmes au sein du Doss’Ta, mais les guerriers étaient habitués à ne pas s’attacher entre eux, car au détour d’une mission délicate, on pouvait ne plus revoir son ou sa camarade. Presque inconsciemment, les doigts de Sannom vinrent frôler ceux d’Esthia et ce léger contact l’apaisa et semblait dissiper ses doutes. D’une voix hésitante, le fier Protecteur semblait perdre petit à petit son armure de glace, comme si cette dernière était tombée en même temps que son armure de cuir...


« Esthia... je... »
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Dim 7 Sep - 21:26

Dieu soit loué, je ne l'avais pas blessé. J'étais contente dans un sens et dans l'autre bien moins. J'avais mal gérer mon énergie et dans la précipitation, je m'étais non seulement affaiblit jusqu'à m'évanouir, mais en plus de cela, je n'avais pas pu toucher toutes les personnes présentent à ce moment là. Dans quel galère étions nous tombé sérieusement ? Je n'en savais rien, mais j'avais bien envie de râler une fois que ce serait terminé et au vu des émotions du Doss'Ta, il était probablement du même avis que moi. J'étais encore assez faible, mais heureusement pour moi, comme j'étais capable d'absorber l'énergie ambiante, j'avais tendance à récupérer assez vite, même si je savais parfaitement que demain serait un jour compliqué au vu de mon utilisation un peu trop intensive de mon pouvoir. En tout cas, j'étais heureuse sur un point, je n'avais pas crée de désastre, c'était le principal de l'affaire. Je me souvenais encore de la dernière fois où avec Karek nous n'avions pas eu le choix et où j'avais été obligé d'utiliser mon don à pleine puissance. Cette fois-ci je n'y étais pas aller à pleine puissance, mais tout de même. Je sentais déjà mes membres endoloris, seulement pas le moment de flâner.

J'étais prête à me lever et aller chercher York, lorsque Sannom prit la parole. Effectivement, il avait raison sur plusieurs point, mais pire que tout cela, j'avais la très nette impression qu'en fait il s'agissait d'un test. Car si Karek restait souvent à mes côtés, il savait aussi s'effacer comme lors de cette mission ou on nous avait séparer pour des raisons que je ne comprenais pas encore à l'époque. Cependant là, il était toujours là, je le ressentais dans chaque moment important, comme si... Non, je devais me faire des idées, mais il y avait clairement quelque chose à faire. De plus je ne voulais pas annuler cette mission, car l'annuler signifierait aussi la fin de notre duo et pour être honnête je n'en avait pas réellement envie. J'étais de nouveau prête à me lever lorsque je sentis les doigts du Doss'Ta sur ma main. Maintenant que je n'avais plus de gants, le toucher était quelque chose d'intense, comment se faisait-il que ça ne me faisait cela qu'avec lui. Qu'est-ce qui était différent ? Nos pouvoirs entraient en harmonie ? Non j'en doutais fortement. Visiblement le fait que je puisse manipuler de l'énergie l'aidait, cependant mes réactions étaient toujours violentes avec les autres alors que lui c'était intense sans violence. Je secouais la tête et lorsqu'il prit la parole je touchais doucement ses lèvres pour le faire taire, ce n'était pas le moment, ni l'endroit.


« Nous aurons le temps de parler une fois que ça sera terminé. Pour le moment je vais chercher York, je reviens rapidement ne t'en fais pas. »


Je me levais, brisant le contact avec regret et finalement détachait mes cheveux. Ils tombèrent alors jusqu'en haut de mes fesses. La faible brise faisait souffler mes mèches rebelles et avec un sourire au protecteur, je partis tranquillement chercher York. Il m'attendait, non loin de sa boutique, je m'excusais silencieusement, mais il fut tellement soulager qu'il vint vers moi naturellement.

« Où es ton ami ? Vu comment tu es, il ne doit pas être dans un bel état. Ahh au fait j'ai trouvé ça sur le cadavre du chef. »


Il me tendit un morceau de parchemin que je pris entre mes mains. Qu'est ce que cela pouvait bien être. Écrit au fusain, il y avait écrit des informations, sur moi, sur lui. Qu'est ce que cela voulait dire. Le troisième artefact serait... Oh merde, il fallait que je retourne rapidement vers Sannom. Il ne me fallut pas longtemps pour le retrouver, pendant que l'herboriste s'occupait des plaies de mon ami, je récupérais inlassablement de l'énergie. La foule en nombre me donnait l'énergie nécessaire pour refaire mes réserves, finalement pour une fois, la foule était mon ami. Je tendis alors le papier au guerrier, récupérant mes sabres au passage et les ceignant de nouveau dans mon dos.

« Le dernier artefact est le plus dangereux, c'est un artefact informatif. J'ai déjà vu quelque chose de ce genre, mais je ne sais pas exactement de quoi il retourne, je sais juste que l'artefact est capable à partir d'un nom de montrer les événements passés et révèle donc nos dons en quelque sorte. C'est pour cela qu'ils sont venu à tant. Je ne pense pas que le temple et le QG soit en cause, je pense surtout qu'un Psyjiic est à l’œuvre là dessous. Personne ne pourrait manipuler parfaitement ces artefacts sauf nous. »

Je me comptait dans le lot, car je savais comment les utiliser. Il était si facile de tomber dans cette magie que s'en était presque déroutant. Cependant j'avais bien assez de problème avec mon pouvoir pour éviter de m'en rajouter. Je souriais doucement et alors que York eut finis de rapiécé le Doss'Ta, j'aimais sa magie du soin en cet instant, je finis par m’asseoir devant lui, lui prenant les mains. Ce geste me permettait de me concentrer, je n'avais pas remis mes gants et je ne comptais pas le faire, j'aimais trop le contact de ses mains.

« C'est pour cela qu'ils étaient surarmés, suréquipé. Chacun d'eux savait ce que je pouvais faire. Je suis désolé c'est à cause de moi que tu as finis par être blessé finalement. Selon le dos du papier, il a prit le gros des troupes et il ne reste plus grand monde dans le repaire. Sachant qu'on les a tous éliminés, je pense qu'on a toutes nos chances pour aller chercher le dernier artefact, le sceller et en finir avec cette mission miséreuse pour notre santé. »

Je me tournais vers York, j'avais des excuses à lui faire.

« Écoute mon oncle, je suis réellement désolé pour ta boutique. Je.... »

Il m'interrompit en levant la main.


« T'en fais pas, ça fait longtemps que j'avais envie d’agrandir ou de déménager. Je pense que je vais retourner à An-Trazza. »


« Mais, papa et ... »

« Bah t'en fais pas. Je suis partis parce que ton père m'avait menacer et qu'il ne voulait pas de moi là-bas. À l'époque j'étais influençable, plus maintenant et puis je veux revoir ma sœur. »

« Je serais ravie de de retrouver là-bas. »


« Essayez de ne pas trop vous blesser. »

« Ne t'en fais pas, je prendrais soin de nous. »

Et avec un dernier sourire, il s'en alla comme il était venu. Je regardais alors mon compagnon de route. Tant de chose s'était passé en si peu de temps, mais j'avais encore quelque chose à lui dire.

« Tu sais, étrangement, j'ai l'impression qu'on nous évalue, pour voir ce que pourrait donner notre duo sur le long terme. Il me semble donc qu'il est temps de finir ce que nous avons commencé. Je sais où est leur cachette. Le palais des délices. »

Je me levais, j'avais lâché ses mains quelques minutes auparavant et une fois debout je lui tendais de nouveau ma main.


« Qu'en dis-tu partenaire ? »


Un sourire espiègle se glissa sur mon visage. Nous allions devoir parler de tout ça, car lorsqu'il avait prit la parole tout à l'heure, mon cœur avait accéléré au delà de ses battements habituels. Il y avait quelque chose sous nos comportement, sous cette harmonisation de nos pouvoirs, mais pour le moment, nous avions une mission à terminer.
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MessageSujet: Re: Les Artéfacts Perdus   Mar 9 Sep - 17:57

Sannom souffla quelque peu quand la jeune femme s’éclipsa. Ses blessures lui faisaient un mal de chien, mais il commençait à récupéré gentillement. Quel ne fut pas sa surprise et son soulagement quand il vit le vieux soigneur revenir avec Esthia. Ainsi, il était en vie ! Quelle bonne nouvelle. Immédiatement, le médecin se mit au travail tandis qu’ils discutaient avec sa nièce. Sannom se laissa berçer par les soin de York, tout en restant attentif à la discussion. Histoire de famille à laquelle il ne comprenait pas grand chose, mais cela ne le regardait pas après tout. Le guerrier sentit la douleur disparaître progressivement. Enfin, il était de nouveau d’attaque. Il ressentait cependant encore une grosse fatigue et lassitude psychologique, sa magie l’ayant profondément vidé de ses forces. Apparemment, Esthia était porteuse de bonnes nouvelles.

Ainsi, la cause de tout ce grabuge n’était pas liée à leur hierarchie respective, mais bien à cause du troisième et dernier artéfact ! Les pouvoirs de ce dernier pouvaient également expliquer pourquoi les informations concernant le réseau de trafiquants étaient aussi éronnées : les criminels pouvaient repérer les éventuels espions du Doss’Ta ou des Psyjiic et prendre alors les mesures nécessaires pour cacher leurs effectifs et équipements. C’était sans doute pourquoi la mission avait été aussi sous-évaluée. Sannom fut vraiment soulagé en apprenant que le gros des forces ennemies avaient été anéanties. Ils avaient finalement une chance de terminer cette fichue mission !

Le Palais des Délices hein ? Sannom connaissait cet endroit. Officiellement considéré comme un marché d’épices, il était surtout le lieu d’échange ideal du marché noir. La Ghilde Doss’Ta parvenait rarement à prendre les criminels sur le fait, le Palais des Délices ayant toujours été prévenu à l’avance des descentes de la Ghilde. Cela aurait-il un lien avec le fameux artéfact ? Si c’était le cas, il fallait faire vite avant que les trafiquants ne disparaissent une nouvelle fois. Sannom refoula la vague de sentiments qu’il éprouvait pour Esthia, les explications pourraient attendre. Un sourire narquois naquit sur les lèvres du guerrier. Il avait enfin un objectif, une cible. Son instinct de chasseur reprit le dessus sur son désespoir et il se redressa fièrement, prêt à en découdre !


”Allons-y !”

Remerciant chaleureusement York pour ses soins, Sannom et sa coéquipière s’élancèrent en direction du Palais des Délices. Le Protecteur fit un rapide crochet par la ruelle où avait eu lieu leur premier combat. Par chance, son deuxième katana gisait là, au sol, couvert de sang. Le ramassant, il ne s’attarda pas dans la zone. En moins de cinq minutes, le duo parvint enfin devant les portes de l’immense entrepôt. Contrairement à d’habitude, il était quasiment désert aujourd’hui. Cependant, Sannom perçut clairement l’agitation de quelques hommes qui s’empressaient de ranger leur cargaison. Le guerrier apperçut par l’entrebaillement de la porte qu’un immense Titan attendait patiemment qu’on le charge. L’animal de transport ne bronchait pas et était parfaitement calme en comparaison du stress des contrebandiers qui l’entouraient. Ils ne devaient pas être plus d’une dizaine. Esthia avait eu raison.

“Allez les gars ! Bougez-vous ! On doit être parti avant que ces deux fous furieux ne nous tombent dessus !”

“Vous parlez de nous ?”

Sannom et Esthia se tenait sur le seuil de la porte. Le Protecteur avait déjà ses deux sabres dégainés, une flamme noire habitant son regard. Sa fureur était de retour et une puissante aura de puissance émanait de sa personne. Fini la magie, fini les tours de passe-passe. Il était temps qu’ils goûtent à la froideur de l’acier…
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Les Artéfacts Perdus

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