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 Mission désertique (Pv Zaltar)

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MessageSujet: Mission désertique (Pv Zaltar)   Jeu 23 Avr - 18:29

La chaleur ne semblait pas se résorber. Elle ne croissait plus, s'était déjà un bon point, seulement l'eau toujours à manqué. Cela faisait quelques semaines déjà depuis échauffourée dans le bar et ma rencontre avec Zaltar. J'avais entendu son nom juste avant de partir. Je me souvenais parfaitement de cette soirée et aussi de pourquoi je devais encore patrouiller dans les rues. Le peuple semblait s'affoler pour un rien ces derniers temps. J'avais même finis par être blessé et être obligé de dégainé mes sabres -désormais totalement réparé- pour qu'on puisse être entendu. Non, il était sérieusement temps de faire quelque chose pour que tout le monde arrête de se taper dessus et de se rejeter la faute pour quelqu'un qui n'était pas du fait du peuple. Comment cela pourrait-il être notre faute sérieusement ? Je secouais la tête alors que je venais de me lever et de me débarbouiller. Mon entraînement matinale ne tarderait pas à commencer et Karek était à cheval sur les horaires, encore plus maintenant qu'il avait aperçu Zaltar avec moi en haut la dernière fois. Une fois habillé de ma tenue légère de combat, je rejoignais tranquillement l'aire d'entraînement. Personne n'était réveillé chez les Psyjiics, ce n'était pas leur heure de toute façon.

Je commençais alors à courir doucement histoire de chauffer mes muscles et puis après une bonne demi-heure, je commençais les exercices d'assouplissement. C'est à ce moment-là qu'arriva mon protecteur. Droit, fier, froid comme à son habitude. Notre relation était encore compliqué et dur à gérer. Je n'arrivais pas à lui pardonner sa trahison et je ne comprenais pas les raisons qu'il avait de repousser tous les hommes qui s'approchaient de moi. D'accord nous avions grandis ensemble, mais ça ne lui donnait pas le droit de choisir pour moi, et cela m'agaçait tout autant. Nos frictions quotidienne n'entamait cependant pas notre travail d'équipe, bien au contraire. Tout deux nous étions réellement efficace, probablement trop. Notre capacité à mettre nos émotions de côtés lorsqu'il s'agissait de combat ou de santé pour l'autre était impressionnante d'après nos supérieurs respectif. Bien entendu, eux ne vivait pas ce genre de chose, ils se fichaient tous de ce que nous ressentions tant que nous faisions notre boulot. Cependant, ce matin-là, Karek était inquiet. Il vint près de moi et c'était ce qui me mit la puce à l'oreille, car si nous nous entraînions encore ensemble alors que nous étions en froid -les habitudes étaient dures à changer- il ne venait plus près de moi de peur que je le balance contre un mur.


« As-tu fais quelque chose qui pourrait contrarier nos supérieurs ? »

Je sentis l'agacement venir instantanément.

« Il est certains qu'avec le temps libre que nous avons ces derniers temps, j'ai vachement le temps de faire quoi que ce soit. »

Son regard se durcit, mais je m'en fichais. S'il était là seulement pour me demander des trucs aussi stupide, il pouvait repartir chez les Doss'Ta, je n'étais sérieusement pas d'humeur.

« Ne t'énerve pas, mon supérieur m'a dit qu'il devait me parler, nous parler en vérité. »
« Et donc tu en as déduit que j'avais encore fait quelque chose qu'il ne fallait pas. »
« Tu fais beaucoup de chose ces derniers temps, comme ce type là »
« Ne recommence pas avec lui, ça ne te regarde pas et eux non plus. Il s'agit là de ma vie privée. Ne m'emmerde pas Karek ou je pourrais réellement faire quelque chose que tu regretteras. »


Je le regardais moi aussi d'un air mauvais et il commença à s'adoucir. Nous n'arrêtions pas de nous blesser et si je n'arrivais pas à déterminer comment exactement on en était arrivé à cette guerre ouverte, je savais une chose, ça me pesait. Mon frère étant partit pour une durée indéterminé, ma mère folle et piégé dans cette maison avec mon oncle, mon père qui devait se démener avec Envat'ÿs vu qu'il était un des conseillé du dignitaire. Je n'avais plus personne mis à part Karek, mais visiblement, je ne l'avais pas lui non plus, enfin pas ces derniers temps et ça me pesait lourdement.

« Qu'il est bon de vous voir si énergique de matin mademoiselle Al'Sharam. »

Je grimaçais et me retournais lentement un sourire feint sur mes lèvres. Lui aussi avait une dent contre moi ?

« Monsieur, je ne pensais pas que vous étiez déjà debout. N'est-ce pas un peu tôt pour qu'un Psyjiic sorte de son sommeil ? »

Il gloussa signe qu'il n'allait pas m'engueuler comme je l'avais craint. Ce vieil homme n'était pas un mauvais bougre, en fait je sentait parfaitement que les fois où il m'avait remis en place s'était parce qu'il s'inquiétait pour moi, comme un père pouvait s'inquiéter. En un sens, je l'aimais bien sans réellement savoir pourquoi.

« Eh bien c'est vrai. Mais vous et votre protecteur vous levez toujours tôt, nous nous sommes donc dit qu'il était préférable de vous voir tôt et cela vous permettrait de vous préparer pour la mission que nous allions vous assigner. »
« Encore une mission à l'extérieur ? Mais qui va protéger le peuple »
« Ne vous en faites pas pour le peuple, si cette canicule continue, bientôt nous ne pourrons plus tenir. Vous le savez aussi bien que moi, même les Psyjiic ont leur limite et tous n'ont pas votre capacité à régénérer leur énergie aussi rapidement que la vôtre n'est-ce pas ? »
« Effectivement Monsieur, enfin ce genre de don pose bien plus de problème qu'il n'apporte de tranquillité n'est-ce pas ? »
« Effectivement, vous me donnez encore pas mal de cheveux blancs. Cependant, malgré votre puissance et votre apparent non contrôle de vos pouvoirs, vous contrôler parfaitement la situation non ? Je ne crois pas me tromper en disant que la dernière fois qu'on vous a enfermé s'était parce que vous l'aviez décidé ? »
« Vous êtes plus malin que ce que je pensais. »


Il gloussa de nouveau.

« Merci bien mademoiselle. Pouvez-vous me suivre quand même ? Votre chef arrive protecteur. »

Karek suivit comme un bon soldat mon chef et moi traînant les pieds je finis par le suivre. Je n'aimais pas que ma matinée soit prise par des réunions qui n'allait pas en finir, même si en un sens, je savais qu'il fallait en passer par là. Quelque minutes plus tard, nous étions tous dans le bureau de l'archi-Psyjic, moi à ses côtés, Karek au côté de son chef. Ça valait mieux pour l'instant. Je regardais donc le chef des Doss'Ta et puis finalement mon supérieur. Ce fut ce dernier qui prit la parole.

« Comme vous le savez tous et pas besoin de discours, les temps sont durs. Nos Psyjiic ne tiendront pas le coup indéfiniment et les Doss'Ta non plus. Plusieurs explorateurs sont partis vers le désert récemment pour trouver des solutions et visiblement, un de leur groupe aurait trouvé une source, mais sachant qu'il en cherche d'autre, ils aimeraient que quelqu'un puisse venir jusqu'à cette source. Un petit groupe de personne et j'ai donc pensé à vous. »

Je le regardais sans trop comprendre.

« Nous ne sommes pas versé dans l'art de monter des camps ou bien de faire en sorte que cette source soit utiliser à bon escient. »
« Effectivement Ayanëa, mais vous n'êtes pas envoyé là-bas pour ça. »
« On vous envoie là-bas pour que vous vérifiez la véracité de cette information et que vous sécurisiez le périmètre en attendant les personnes compétentes. Il me semble que votre pouvoir est le plus puissant des Psyjiic non ? J'en ai beaucoup entendu parler. »
« Mettez-vous au milieu d'une foule et laissons agir mon pouvoir. Je doute que vous entendiez encore parler de mon don. »
« Aya, je ne vous permet pas de faire ça. »


Karek m'avait envoyé une claque mentale et je lui retournais la même chose en le faisant valdinguer à travers la pièce.

« Ne t'avise plus jamais de faire ça. »
« Et vous non plus Mademoiselle Al'Sharam. »
« Veuillez me pardonner, je ne pensais pas que mes propos étaient déplacés, je ne faisais que confirmer les propos du Maître Araï. »


Il gloussa d'ailleurs.

« Ne vous en faites pas Archi-psyjiic, je l'ai fais exprès pour qu'elle réagisse. Vous avez du répondant, ça vous servira, mais servez-vous en envers les bonnes personnes. De plus, cela vous permettra peut-être de régler vos querelles avec Karek. Vous éloignez de la ville est une bonne opportunité. »
« Devrais-je m'en prendre à vous plutôt qu'à lui. L'ordre venait-il de vous ? Ou alors a-t-il décider de son propre chef de m'espionner pour ensuite vous rapporter les fait sur les pouvoirs de sannom ? »
« C'était un ordre direct et comme vous le savez il ne contredirait jamais un ordre. »
« Il devrait de temps en temps, ça ne fait pas de mal de montrer qu'on est autre chose qu'un pantin. »
« Bien entendu, vous avez votre façon de voir les choses, mais ce que vous ne savez pas, c'est que c'est grâce à lui que vous êtes encore en vie aujourd'hui. »


Je rigolais jaune.

« La bonne blague. Le fait que je sois en vie ne dépend pas seulement de lui. Je l'ai sauvé plus de fois qu'il ne m'a arrêter, de plus par moment je préfèrerais qu'il m'ait tué. »

Je me tournais vers mon supérieur, laissant de côté leur sentiments. Karek et son supérieur pensaient tous deux que j'aimais ce boulot et si s'était vrai, par moment je préférais largement être morte que vivante. Il ne savait pas ce que cela faisait de vivre dans cet enfer permanent.

« Pour vous, c'est une vocation. Pour moi c'est une obligation. Je ne dis pas que je n'aime pas mon métier, mais mon don contrairement aux vôtres ne se repose jamais. Je ne peux pas cesser d'être empathe, alors que vous, vous pouvez brider totalement votre magie. J'aimerais vous mettre dans ma peau juste une fois et ensuite nous verrions qui veut vivre et qui veut mourir. Votre monde si parfait, celui que vous chérissez avec tant d'amour, pour moi, c'est un véritable enfer constamment pavé de sentiments qui m'arrivent par vague et que je ne peux arrêter. Alors s'il vous plaît, vos airs outrés et votre compassion maintenant, vous pouvez les garder. Puis-je aller préparer mes affaires Monsieur ? »

Il soupira

« Bien entendu Aya, vous partez pour Envat'ÿs dans peu de temps. Vous avez à peine dix minutes. Une fois là-bas, on vous donnera les instructions supplémentaires. »

J'acquieçais et me tournais vers la porte. Karek me prit par le poignet et je me dégageais rapidement.

« Ne me touche pas s'il te plaît et ne crois pas que je vais m'excuser. »
« Je t'en prie nous devons parler. »
« Pas maintenant, je dois me préparer. »


Et je partis en entendant tous le monde soupirer derrière moi. J'étais puissante, mais je n'étais pas un soldat aussi bien obéissant que Karek et je savais que par moment ça emmerdait de nombreuses personnes. Je mis rapidement beaucoup de chose dans mon baluchon, prit du papier et un stylo pour écrire deux missives. Je savais qu'elles arriveraient avant moi.

Mon cher père,
Voilà un petit moment que nous nous sommes vu. Et bien figure toi que je vais être envoyé dans le désert depuis Evant'ÿs, si cela est possible, j'aimerais te voir. J'ai eu des nouvelles de maman par l'intermédiaire d'un ami, seulement nous allons devoir rapidement faire quelque chose. Mon oncle a dans l'idée de lui faire un enfant pour qu'elle retrouve la raison. Il se dit que probablement cela l'aiderait à revenir dans le présent et lui donnerait bien entendu la main mise sur maman. Il va falloir qu'on fasse très attention à ce que nous allons faire.
Ta fille qui t'aime.


Je fermais l'enveloppe et finalement pris le second papier.

Zaltar,
Voilà un petit moment que nous nous sommes rencontrer et je dois avouer que j'ai adoré pourvoir parler à quelqu'un en dehors des Psyjiics et des Doss'Ta. J'espère que cette rencontre t'a été autant agréable qu'elle m'a été et je dois bien avoué qu'il me tarde de te revoir pour discuter de nouveau. Je vais être envoyé en mission dans le désert à partir d'Evant'ÿs et je me demandais si cela te disait de m'accompagner. Enfin de nous accompagner vu que mon protecteur vient avec moi. Si cela te dit, retrouve moi dans deux jours à l'auberge du sable doré. Je connais le propriétaire, il te donnera une chambre gratuitement là-bas et je te rejoindrais. Je pourrais alors te donner les détails de la mission et ce sera à toi de voir si tu as envie de voyager un peu.
Avec toute mon amitié,
Ayanëa.


Je cachetais aussi l'enveloppe et pris les deux. Celle pour mon père partit chez un homme que je connaissait et qui correspondait souvent avec mon père ce qui me permettait d'être certaine qu'il aurait le message peut importait où il était. La seconde fût un peu plus complexe. Il me fallut plusieurs minutes supplémentaire me diriger vers l'endroit où il m'avait conseiller de donner ma lettre. Je la tendis à un homme qui m'assura qu'elle serait remise en mains propre le plus tôt possible. Je le remerciais et revint rapidement au temple d'Azur. Mon paquetage prêt, j'attendais patiemment dans la cour. Mes sabres dans mon dos, mes cheveux attachés en une longue queue de cheval. Même le vent n'arrivait pas à les faire bouger. Et puis nous prîmes la route vers Evant'ÿs. Dans une journée et demi, nous serions là-bas. J'espérais retrouver rapidement Zaltar et pouvoir discuter avec lui.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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MessageSujet: Re: Mission désertique (Pv Zaltar)   Ven 24 Avr - 1:32

Voilà quelques temps que cette discussion sur les hauteurs d’Evant’ÿs a eu lieu, et rien n’a pour le moment changé dans ma vie. Je suis bien entendu retourné quelques fois sur les hauteurs, espérant peut-être la revoir, et retrouver un peu de ce sentiment de nouveauté qui m’avait occupé l’esprit. L’envie de partir s’est faite de plus en plus oppressante depuis ce soir-là, mais malgré tout, j’attends encore, incapable de passer à l’action pour de vrai, et donc par conséquent de quitter ces rues qui m’entourent, cette vie et tout ce qu’elle comporte. Je reste dans mon train-train si ennuyeux au final, avec l’envie régulièrement de la contacter, mais une hésitation ou quelque chose qui me prend au dernier moment. Je sais que je finirai par le faire, fort heureusement, mais quand ? Revoir Ayanëa me fera sans doute du bien, pouvoir à nouveau discuter longuement.

En attendant, ma vie se compose toujours entre les petits coups illégaux pour gagner de l’argent, les aides des pauvres paumés dans mon genre et la drogue à l’aide de mon pouvoir de riches personnes qui passent devant moi, l’air de rien, juste pour chercher un peu de bonheur. Ce n’est pas eux que ça épuise, et ce n’est certainement pas moi qui en profite. Je n’ai que moyennement envie de l’utiliser en dehors de crainte d’être trop épuisé par la suite, même si ça m’arrive, comme cette nuit-là, après laquelle il me fut impossible de bouger pendant une journée. Une journée où j’étais totalement vidé de mes forces, cela m’arrive de temps à autres. Rarement, fort heureusement.

C’est pourquoi, quelle n’est pas ma joie aujourd’hui, quand un homme que je connais me rapporte un message dans une enveloppe. J’hésite un peu avant de l’ouvrir, mais je finis malgré tout pour le faire. Il n’y a pas grand monde pour m’écrire ainsi. Parfois quelques personnes ayant entendu parler des services que je propose, qui en ont besoin dans la plus grande discrétion, et qui passent par ce biais-là. Il est aussi fort possible que ce soit Ayanëa qui ait suivi les quelques instructions que je lui ai laissées. En ouvrant, je vois bien vite que mon espérance est satisfaite, c’est bien elle.

Zaltar,
Voilà un petit moment que nous nous sommes rencontrés et je dois avouer que j'ai adoré pourvoir parler à quelqu'un en dehors des Psyjiics et des Doss'Ta. J'espère que cette rencontre t'a été autant agréable qu'elle m'a été et je dois bien avoué qu'il me tarde de te revoir pour discuter de nouveau. Je vais être envoyé en mission dans le désert à partir d'Evant'ÿs et je me demandais si cela te disait de m'accompagner. Enfin de nous accompagner vu que mon protecteur vient avec moi. Si cela te dit, retrouve-moi dans deux jours à l'auberge du sable doré. Je connais le propriétaire, il te donnera une chambre gratuitement là-bas et je te rejoindrais. Je pourrais alors te donner les détails de la mission et ce sera à toi de voir si tu as envie de voyager un peu.
Avec toute mon amitié.
Ayanëa.


Si je croyais au destin, je dirai que j’en ai reçu un signe. Voilà qu’alors que je rêve de partir, on me propose ce départ, une découverte d’autre chose, d’autres lieux, une découverte du monde, quand bien même elle serait entravée par un protecteur Doss’Ta, quand bien même elle pourrait être dangereuse. Après tout, on dit que le désert est dangereux, qu’outre les potentiels bandits qu’on peut y trouver en de rares endroits, se trouvent des bêtes féroces, dangereuses, et mortelles. Mais rien de cela n’ôte mon enthousiasme, après tout, qu’est-ce qui le pourrait maintenant ? Sans doute rien. Je rentre chez moi et je prépare mes affaires au plus vite, puis j’attends un peu. Stergo finit par rentrer, et je le fais monter sur mon épaule, lui gratouillant la tête, et lui signifiant qu’il est temps de quitter ce lieu que l’on a trop vu. Son territoire, nous y reviendrons, c’est le moment où nous deux découvrons autre chose.

Nous partons vers la sortie de la ville, et je prends bien soin de m’assurer que nous partons vers la bonne direction. Il est hors de question que je me trompe de lieu la première fois que je quitte la ville, ce serait juste tellement bête. J’admire le désert, la manière dont le sable reçoit le soleil. J’admire la route, j’admire les caravanes que je croise. J’admire tout, la façon dont le vent fait bouger les dunes, le ciel que j’observe sous un jour nouveau le sol sous mes pieds, l’horizon qui s’ouvre à moi. Je garde mon chat sur mon épaule tout du long, je me sens bien. Je mange un brin quand il le faut, et me repose quand la nuit tombe, tombant par chance sur une caravane qui me permet de coucher avec eux. C’en est d’autant plus réchauffant que eux ont l’habitude de ce trajet.

Je finis par arriver à Evant’ÿs, et je cherche la taverne qui est indiquée dans la lettre, nous sans contempler les tours. Je m’égare dans la ville, me perdant au travers de ses rues sans plus penser à demander le chemin, je ne suis qu’observation et contentement. Tout cela, cette ville, ces gens, tout est tellement nouveau pour moi. Moi qui n’ai jamais voyagé, jamais rien connu d’autre que An-Trazza. Mon Andar’ä, sans que le contrôle, augmente encore plus la bouffée d’excitation et de joie que je ressens en ces lieux. Je dois avoir l’air d’un vrai gamin à qui l’on vient d’offrir un magnifique cadeau, quelque chose de merveilleux. Sauf que je ne suis plus un gamin, et en guise de cadeau, on vient de m’offrir le monde, un monde nouveau qui s’offre de lui-même à moi, sans que personne n’ait besoin de me le tendre et de m’autoriser à le parcourir, l’observer, l’utiliser. Là je monte à une tour pour observer, ici je m’arrête afin de boire un coup, ici je me stoppe afin d’observer une place magnifique.

De nombreuses activités, mais alors que la nuit tombe, je reviens à celle plus importante, trouver l’auberge. En demandant mon chemin aux passants, et aux habitants, je finis lentement mais sûrement par trouver mon chemin, et j’entre dans le bâtiment. L’ambiance est chaleureuse, et je m’y sens assez vite à l’aise. Je vais voir l’aubergiste, lui disant que je viens de la part d’Ayanëa, et celui-ci comme elle me l’a dit m’offre le gîte et le couvert. Mon voyage me comble déjà, et cela ne fait qu’un jour et demi que je suis parti. Un jour et demi, elle ne devrait pas tarder à arriver. J’installe mes affaires dans ma chambre et décide de l’attendre dans les environs. Je prends une bonne nuit de sommeil rempli de joyeux rêves, puis sors me balader dans les environs, avant de rentrer à l’auberge, espérant l’y voir.
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MessageSujet: Re: Mission désertique (Pv Zaltar)   Ven 24 Avr - 21:41

Le chemin avait été long cette fois-ci, bien plus long que les fois précédente où je l'avais fait et cela pour deux raisons. L'une était qu'avec Karek on ne s'adressait pas la parole. De sa faute et de la mienne aussi en un sens, mes paroles avaient certes dépassé ma pensée, mais ce que je leur avais dit les avait fait réfléchir. Pour eux, ce monde était une bénédiction qu'on devait garder telle quelle, tout simplement parce que leur don n'était pas imposant comme le mien. Chaque personne autour de moi pouvait se permettre de mettre son don en sourdine, mais pas moi. Certes, j'étais extrêmement puissante grâce à lui, je pouvais tout sentir, mais il ne savait pas à quel point je me sentais anormale, à quel point j'avais sérieusement envie d'autre chose de temps en temps. Personne ne savait que j'avais eu envie peu de temps avant de comprendre la vérité sur ma famille l'envie de partir dans le désert pour vivre seule. Vivre loin de toute cette population dont les sentiments s'imprégnaient en moi, peu importait qu'ils soient agréable ou non. Je secouais une seconde fois la tête, inutile de repenser à cela.

La seconde raison pour laquelle j'étais impatiente d'arriver là-bas était aussi parce que je voulais voir si Zaltar était là. Comme une gamine, j'espérais que mon 'ami' serait présent. Je ne savais pas encore exactement ce que j'espérais, mais je voulais sérieusement le voir. J'avais voulu le contacter avant, le revoir avant ça. Je m'étais présenté à l'endroit que je lui avais montré, mais soit il n'était pas revenu, soit nous nous étions constamment loupé. C'était frustrant en même temps de ne pas savoir et de se dire qu'on se loupait. Mais j'avais pris mon partie et puis j'avais de nombreuses choses à faire. Entre faire en sorte que la population reste calme, éviter les vols et autres. J'avais été très occupé. Cependant ça ne m'empêchais pas d'être impatiente. J'avais tellement besoin d'action et de me dégourdir les jambes que j'en venais à courir à côté de la caravane pour finalement la dépasser et les attendre tranquillement devant. Il fallait que je m'occupe, Karek ruminait ses sentiments de frustration et personnellement je n'arrivais pas à faire abstraction tellement ça me vrillait le cœur.

Et puis, un jour et demi plus tard, Evant'ÿs se dressait enfin devant nous. Un sourire illumina mon visage et sans attendre quoi que ce soit, je descendis de la charrette en marche. Je vis quelqu'un s'avancer vers nous en courant lui aussi et lorsqu'il me vit, il s'arrêta totalement. Ses sentiments me percutèrent aussi vite que je courrais et je cru un instant qu'il était arrivé quelque chose à mon père, mais non, il s'agissait de soulagement. Il s'élança vers moi et s'arrêta avant de me prendre dans ses bras. Le don de mon père était loin d'être aussi puissant que le mien et contrairement à moi, il pouvait toucher les gens sans problème. Sauf que ce n'était pas le cas pour moi. Il me sourit doucement.


« Nous avions peur de vous rater. Seulement, votre père doit bientôt repartir, il aimerait vous voir de suite si cela est possible. »
« J'arrive. »


Je récupérais mes affaires rapidement et vis Karek descendre.

« Non c'est une affaire de famille. »
« Mais je.... »
« Reste ici fiston. »


Je haussais un sourcil alors que le Doss'Ta plus âgé, celui qui me surveillait quand j'étais au temple venait d'arrêter Karek en lui posant la main sur l'épaule. Il me fit alors signe de partir et je sentis que ça ne plaisait pas à Karek. Je suivis alors rapidement Dan en courant à travers les caravanes.

*************

« Sten, qu'est-ce que tu fais ? »
« Je lui laisse la liberté que tu n'es pas capable de lui donner. »
« Mais et si elle perds le contrôle ? Et si.... »
« Tu lui fais donc si peu confiance ? Non, tu sais très bien qu'elle ne perdra pas le contrôle, parce que tu la connais autant que moi. Contrairement à toi j'ai une vision différente. Tu as grandis avec elle, moi je l'ai vu grandir. Là où vous tous ne regardiez que le pouvoir qu'elle pouvait perdre à tout moment, moi je l'ai vu le maîtriser au delà de ce que vous tous ne pouviez imaginer. Savais-tu que désormais elle peut soigner les plaies courantes avec ce don ? À voir ton visage, tu ne le savais pas. Elle a grandis plus vite que vous tous, sans que vous ne le remarquiez. Seulement, derrière son apparente férocité, se cache une jeune fille très fragile qui veut constamment faire plaisir à tout le monde, alors que tout le monde lui ment et la déçoit. »


Il s'arrêta un instant et reprit.

« Tu ne veux pas la suivre pour surveiller si elle va perdre le contrôle ou pas. Tu veux la suivre, seulement pour ta conscience. Tu cache quelque chose Karek et à elle aussi tu le cache. Il serait temps que vous creviez l'abscès tous les deux. Mais pour l'instant elle a besoin de parler à son père alors laisse là tranquille. Elle n'a pas besoin d'un protecteur toujours sur ses talons. Crois-moi, elle maîtrise bien mieux son pouvoir que vous semblez tous le penser. »

Karek rumina ses pensées, mais ne dit rien de plus, parce qu'en un sens, il savait que Sten avait raison.

****************

Nous courrions tous les deux à perdre haleine. Visiblement, il fallait être rapide. Heureusement que je m’entraînais tous les jours, sinon j'aurais déjà tout lâché pour de bon. Je finis par arriver chez mon père et j'entrais alors qu'une boisson fraîche m'attendait. Dan pouvait aussi faire apparaître de l'eau et s'était franchement chouette. Je pris le temps de reprendre mon souffle et bu le verre d'eau d'un trait. Sa fraîcheur me fit un bien fou. Je soupirais doucement et puis commençais à exposé les faits à mon père. Tout ce que je savais sur ma mère, tout ce que j'avais appris sur mon oncle. Heureusement que Kraal était là pour me donner des nouvelles et prendre soin d'elle. J'étais heureuse de l'avoir dans la famille.

« Il va falloir agir plus vite que nous ne le pensions. »
« Oui, je le pense aussi. Seulement on est un peu éparpillé. Toi tu bosse en ce moment pour le dignitaire d'ici et tu n'as pas une minute, moi je dois aller dans le désert et Liam est encore en mission et je ne sais pas quand il va rentrer. »
« Et Karek ? »
« On est en froid et tu sais très bien qu'il est constamment avec moi. »
« Tu devais pas changer de protecteur ? L'autre dont tu m'avais parlé. »
« Il a disparu. Écoute papa, beaucoup de chose se sont passé durant le temps que nous étions tous occupé et je n'ai pas le temps de tout te raconter maintenant. Je dois retrouver quelqu'un, de plus, tu dois partir. Juste, quand je serais revenue, je tenterais quelque chose, peu importe que vous soyez tous occupé, je suis celle qui le peut. »
« Mais et les Psyjiic ? »
« Papa, arrête de t'en faire, je t'en prie. Je sais ce que je dois faire et je le ferais, peu importe les conséquences. Bon je vous laisse. Bon courage Papa. Dan à bientôt. »


Et je repartis en courant. J'avais perdu pas mal de temps. Enfin ce n'était pas réellement du temps de perdu, mais j'étais tout de même assez occupé alors que je venais seulement d'arriver. Bon sang, si cela allait continuer j'allais réellement être à la bourre. Je lui avais dit deux jours et cela faisait exactement deux jours puis nous étions arrivé pendant la nuit. Le matin était déjà haut dans le ciel et j'espérais ne pas le louper cette fois-ci. Je courrais vers l'auberge et finalement entrait quelque peu hors d'haleine. Je courrais depuis bien trop longtemps depuis ce matin. L'aubergiste qui me connaissait bien m'appris que mon contact était arriver. Un sourire apparut sur mon visage et finalement alors que les gens émettent des vagues de sentiments autour de moi. J'entends quelqu'un entrer sans rajouter d'autres sentiments. Je n'ai pas à me tourner pour savoir de qui il s'agit. Je finis mon verre d'eau et me retourne tranquillement. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Pour une fois, nous ne nous sommes pas loupé. L'aubergiste me glisse l'endroit de sa chambre et je finis par me lever tranquillement pour me diriger vers lui.

« Ravie de voir que tu t'es décidé à voyager jusqu'ici. On devrait monter dans ta chambre pour les détails. »

Et sans attendre son assentiment, je commence à monter les escaliers pour arriver devant la porte l'attendant tranquillement. Ça pourrait ressembler à autre chose et je me fichais pas mal des gens qui pensaient d'ailleurs que s'était cela. Excité par leurs propres envies. Qu'ils aillent se faire voir de toute façon. Je voulais juste éviter que les oreilles ne traîne un peu de trop et je savais par expérience que les chambre de cette auberge était protégé magiquement et était totalement insonorisé, d'où le fait de lui avoir dit de descendre ici.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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MessageSujet: Re: Mission désertique (Pv Zaltar)   Sam 25 Avr - 10:45

Ma balade se termine, et c’est avec beaucoup d’espoir que je suis retourné à l’auberge, espérant franchement l’y voir. Et une fois passé le seuil, je la vois au comptoir, en train de boire un verre. Même si je ne l’ai vue qu’une fois, et pas au sommet de ma forme, je la reconnais déjà de dos, et elle ne fait que confirmer cette reconnaissance en se retournant, et me souriant. Je lui souris également, mon sentiment de joie augmentant encore, je jubile intérieurement, et encore, c’est uniquement par un intense effort que je parviens à ne pas exploser d’un rire frais et joyeux devant tout le monde. Néanmoins, je sens le coup de ces sentiments, plus élevé que d’habitude, qui me fatiguent. J’espère qu’ils ne continueront pas ainsi trop longtemps, sinon le voyage risque d’être franchement épuisant, déjà qu’il risque de ne pas être de tout repos. Elle vient me voir, et après son salut, je le lui retourne comme il va de soi.

« Ravi de te voir moi aussi. Pour rien au monde je n’aurai loupé ce rendez-vous, une occasion de voyager, revoir une amie. »

Je lui dis cela avec un grand sourire presque enfantin qui se dessine sur mes lèvres. Je constate qu’il n’y a pas de Doss’Ta, ce qui veut sans doute dire qu’elle a réussi à se débarasser de son protecteur. Au moins nous serons tranquilles. Elle se dirige vers ma chambre, et je la suis, sans prêter attention aux regards que nous jettent certains clients lubriques. Pathétiques. Elle attend devant la porte, j’ouvre et entre, la lui laissant ouverte, et referme derrière elle. Je pousse mon sac du fauteuil qui s’y trouve avant de prendre place sur le lit, l’invitant à s’asseoir là où elle veut, si elle le veut. J’ai déjà remarqué ce fait, mais de la chambre, on n’entend absolument pas les bruits de la taverne, ce qui aide très bien pour dormir, et permet de discuter en toute intimité et toute discrétion. Une telle auberge, pour en avoir essayé de nombreuses après avoir trop bu, est rare, et je comprends mieux pourquoi elle m’a fait venir ici. Pouvoir parler sans risque d’être écouté, c’est juste parfait. Un flot de questions m’envahit, et je le laisse jaillir spontanément, sans le retenir.

« Je suis heureux de te revoir. Tes problèmes se sont arrangés ? Ca va bien ? J’ai remarqué que ton protecteur n’était pas là, il n’était pas sensé y être ? Quel est l’objet de cette mission si je peux savoir ? Quand partons-nous ? »

De nombreuses questions, et une fois que je les ai posées, je ne peux m’empêcher de rire, puis de m’excuser pour leur nombre, leur rapidité. Je ne lui ai même pas laissé le temps de parler, et j’ai à peine repris mon souffle pendant celles-ci.
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MessageSujet: Re: Mission désertique (Pv Zaltar)   Sam 25 Avr - 16:05

J'entrais à sa suite et lorsqu'il ferma la porte, je sentis directement le calme. Rien ne pouvait arrêter les émotions m'arrivant, mais j'étais assez loin pour ne plus les ressentir violemment. Je le regardais tranquillement, le détaillant. Il n'avait pas changé depuis la dernière fois. Ah si, à un détail près. Il était sobre cette fois-ci. Cette remarque me tira un sourire et je ne suis réellement quoi dire, surtout lorsque je me souvins de ses paroles avant de monter. Il n'aurait pas loupé ce rendez-vous. Super, j'avais bien fait de le contacter. Je soupirais doucement alors qu'il dégageait une chaise. Oui, cela me ferait un bien fou de m'asseoir, je n'avais fait que courir ces dernières heures et sérieusement je commençais à avoir les jambes en compote, lorsqu'il m'invita à m'asseoir, je ne me fis pas prier et posait mes fesses sur la chaise, mon dos contre le dossier et je soupirais d'aise. J'avais l'impression d'avoir marché tout du long pour venir ici et mon corps bien qu'entraîné, me faisait savoir que la sécheresse était bien présente. Les sols étaient durs et courir dessus revenait à courir sur de la pierre. Ce n'était pas franchement très agréable. Je finis par être vraiment bien calé et avant que je ne puisse prendre la parole, ce fut lui qui me bombarda de question.

Trop rapide pour tout retenir, non. J'avais l'habitude de ça. Mon archi-psyjiic me faisait constamment le coup. Poser trois tonnes de question dans un minimum de temps. Et si tu n'arrivais pas à les retenir, alors il commençais à s'agacer tout seul dans son coin. J'avais rapidement appris à écouter vite, même si je n'avais pas la formulation de la question, j'en avais au moins le sens, ce qui me permettait de répondre parfaitement correctement sans trop être à côté de la plaque. Bon, je devais bien avouer que ça m'était arriver de tout foiré. Parfois notre esprit n'était pas trop ouvert et là, même si j'étais légèrement excité de le revoir parce que j'adorais être avec lui, je devais aussi avouer que j'étais concentré sur ce qui allait nous arriver. Je riais finalement en même temps que lui une fois qu'il eut terminé et lorsqu'il s'excusa je secouais doucement la tête en signe de dénégation.


« Ne t'en fais pas, il n'y a pas de mal. Je dois dire que je n'ai pas donner non plus énormément de détail dans ma lettre, mais je préférais qu'il y en ai le moins possible. C'est mieux ainsi. »

Je me calais confortablement et après un soupir, j'entrepris de répondre à ses questions une par une.

« Depuis qu'on s'est vu ? Rien n'a changé non, si ce n'est que des choses alarmantes risquent de se passer dans mon entourage et cela dans peu de temps. Il va probablement falloir que je fasse quelque chose. C'est aussi pour cela que je suis un peu en retard. Je suis passé voir mon père avant de venir ici. Bien entendu, il est toujours occupé donc j'ai eu cinq minutes. Cinq minutes qui m'ont conforté dans l'idée que je devrais agir seule. Ce sera risqué et peut-être que j'y perdrais la vie, mais bon. Leur vie est toujours passé avant la mienne. Enfin ce n'était pas pour cela que je t'ai demandé de venir. »

Je souriais doucement et reprit la parole.

« Mon protecteur est à notre auberge, non loin de celle-ci je dois te l'avouer. L'autre protecteur que j'ai d'assigné lorsque je suis au temple m'a en quelque sorte aidé à être seule. Je devais être toute seule que ce soit pour parler à mon père ou pour te parler. Ça vaut bien mieux pour l'instant. Le voyage a été quelque peu... silencieux dirons-nous. »

Je souris de nouveau. Enfin silencieux niveau parole, parce que niveau sentiment Karek s'en était donné à cœur joie. Parfois j'avais eu envie de lui balancer un enfoiré dans la tronche, mais autant se taire. Je repris encore la parole pour finir de répondre à ses questions.

« Alors pour la mission, c'est quelque chose d'assez particulier. Tu es au courant comme tout le monde que l'oasis se tarit et nombreux de nos explorateurs sont partis pour aller chercher d'autre source. Visiblement, un groupe en aurait trouver une dans le désert. Cependant, personne ne sait si c'est vrai ou pas. On nous a donné à peu près l'endroit et donc nous allons devoir aller vérifier par nous même. S'il est avéré que la source existe, alors nous devrons contacter les hautes instances pour qu'un groupe puisse établir un campement. D'ici leur arrivée, nous allons devoir protéger la source. Logiquement, nous ne serions que deux, Karek et moi. Et il y aura toi en plus si tu es d'accord. Le départ est donné pour ce soir. Il faut qu'on se repose un peu de notre voyage et ensuite départ. À dix-neuf heures à la porte nord-est de la ville. »

Je crois avoir tout dit. Ahh non.

« Enfin si la source n'existe pas, nous devrons rentrer. Inutile de te dire que le désert est remplis de bandits et autre, ainsi que des aiguilles noirs qui font des choses étranges sur les pouvoirs. Je te conseille de ne pas y toucher sérieusement. Sinon, prépare un paquetage et de l'eau. Nous allons en avoir besoin. Et il va falloir l'économiser. Voilà. »

Je le regardais doucement et pris la parole une dernière fois.

« Je t'ai tout dit. Alors prêt pour l'aventure ou tu vas t'abstenir pour l'instant ? »

Je souriais doucement, me demandant réellement ce qu'il allait choisir de faire. Ce genre d'aventure était dangereuse, je le savais pertinemment. Et je lui avait demandé de venir. En un sens, j'étais une enflure parce qu'il pouvait se retrouver blesser, dans un autre sens, étrangement, je n'avais pas réellement d'y aller sans lui, sans trop savoir réellement pourquoi.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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MessageSujet: Re: Mission désertique (Pv Zaltar)   Dim 26 Avr - 12:14

Il est vrai que donner moins de détail évite que si la lettre tombe en de mauvaises mains, ça attire des ennuis. Et puis, c’est plus simple de tout expliquer oralement qu’à l’écrit, c’est pourquoi ça ne m’étonne pas plus que ça qu’elle ait choisi de rester concise. D’autant plus si la lettre a été envoyée avant son départ, je doute  qu’elle aurait eu le temps de tout y mettre. Rien n’a changé non plus visiblement de son côté, ça c’est même aggravé. Quant à agir seule, ce n’est pas dit totalement. Après tout, si je peux l’aider, pourquoi ne le ferai-je pas.

Elle me renseigne juste après sur son protecteur. Elle a réussi à s’en débarrasser grâce à son autre protecteur, tant mieux. Au moins tous ne sont pas pourris visiblement, il y a encore un peu d’espoir à avoir de ce côté-là au moins. Nous irons sans doute les retrouver après, je pense, à moins que je ne reste ici et ne les rejoigne qu’au moment de partir en mission. Aucun des deux ne m’étonnerait vraiment, la seconde solution les mettant vraiment devant le fait accompli, la première, certes un brin plus risquée, me permettant au moins de voir avec qui d’autre je voyagerai. Je me note dans un coin qu’il faut que je lui demande quant à ce point-là.

En fait, il s’avère que je n’aurai pas du tout à poser la question. En me renseignant sur la mission elle répond également aux interrogations qui se sont formées en moi. Ainsi donc, nous ne voyagerons qu’à trois, et nous partirons ce soir. D’ici-là, je pourrai sans doute continuer mon exploration de la ville. A cette idée, mon sourire s’élargit grandement.  J’ai l’impression de prendre part à quelque chose de réellement utile. Si comme elle le dit nous trouvons une source là-bas, cela diminuera forcément la raréfaction de l’eau. Les villes en auront plus pour leurs habitants, ou alors un menu exode verra lieu vers cette nouvelle source, diminuant les besoin des trois grandes villes. L’un dans l’autre, je ne sais pas quelle est la meilleure solution. L’exode apportera forcément des problèmes de sécurité, tous ceux qui iront là-bas voudront leur part, ça risque de se solder par de nombreux problèmes. Un problème qui en créera de multiples autres. Assez ironique somme toute. Néanmoins, le fait de juste transporter l’eau la mettra à la merci des brigands, des pirates, et une fois arrivée en ville, là encore la foule se précipitera dessus. Je ne peux m’empêcher de sourire devant le peu de considérations que j’aie pour ladite foule.

Elle me pose finalement la question qui va résoudre tout cela. Suis-je prêt pour ce voyage ou non ? Est-ce que je vais prendre part à cette mission en tant que membre non officiel ou alors vais-je rester là, les bras ballants ? Comme si la question se posait réellement.  Je ris avant de répondre.

« Eh bien, j’en suis ! Depuis la dernière fois, j’ai longuement hésité à partir de la ville. J’ai enfin l’occasion de la quitter et de faire quelque chose de réellement utile. Et puis, je ne vais pas t’abandonner maintenant, je n’ai pas fait tout ce voyage pour te voir quelques heures seulement. Je viens avec vous à la recherche de cette source, sans hésitation, qu’importent les dangers que peuvent contenir ce voyage. »

Le chat, à ces mots et cet éclat de voix, sort de sous les couvertures. Je l’attrape et le montre à Ayanëa.

« Je te présente Stergo, alias Le Chat, compagnon de ma vie de tous les jours, puisqu’il daigne se montrer. Il nous accompagnera durant le voyage. »

Stergo se love sur mes genoux et s’y installe en ronronnant. Je lui prodigue quelques caresses avant de reprendre.

« D’ailleurs, si jamais tu veux de l’aide quant à tes problèmes familiaux, tu n’es pas obligée de faire ça seule. Si tu as besoin d’aide, je suis là. »
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MessageSujet: Re: Mission désertique (Pv Zaltar)   Dim 26 Avr - 17:05

J'étais.... angoissé. Oui, s'était bien le terme à employé. J'étais réellement totalement angoissé parce que je n'étais pas certaine qu'il accepte. Après tout, ce genre de mission était réellement périlleuse et si je m'en voulais de plus en plus de ma dire que j'étais en train de jouer avec sa vie et lui demandant de la risquer pour m'accompagner, dans un autre sens, je ne pouvais pas m'empêcher de me dire que s'il ne m'accompagnais pas je me sentirais réellement seule. Je devenais égoïste ma parole. Depuis quand est-ce que je faisais passer mes intérêt avant ceux des autres ? Mon dieu, je devenais juste une sale garce. Rahhh ressaisis-toi m fille, c'est pas le moment de flancher. Je remis mes pensées en ordre, cherchant à arrêter de geindre de cette façon sur moi-même. J'avais envie qu'il m'accompagne certes, mais s'il ne le désirais pas, s'était tout à fait son droit. Alors j'attendais tranquillement jusqu'à ce qu'il prenne la parole et qu'il me dise qu'il en était. Un soupir de soulagement faillis m'échapper, mais je savais parfaitement qu'il fallait que j'évite de trop montrer mes sentiments. Je souris cependant pour lui montrer que j'étais contente qu'il vienne sincèrement.

« Tu ne vas pas m'abandonner maintenant ? Ça veut dire que tu compte le faire tôt ou tard c'est ça ? »

Je souris doucement. C'était une boutade bien entendu, j'espérais qu'il savait que je n'étais pas sérieuse. Enfin en un sens, il avait le droit de vouloir m’abandonner. Chacun avait des choix à faire plus ou moins différent suivant les personnes. Je ne soupçonnais pas que ses étaient sincères et qu'il ne me lâcherait pas en plein milieu de la mission, mais je ne lui en voudrait pas s'il décidait de ne plus venir me voir une fois que tout serait terminé ou alors après. J'en serais probablement peiné, voir plus que cela, mais j'accepterais son choix quoi qu'il puisse être. Et puis finalement contre toute attente, je remarque quelque chose bouger sous la couverture et alors qu'une petite tête fais son apparition, elle se retrouve directement devant mes yeux. Je ne peux m'empêcher de pouffer de rire.

« Eh bien ravi de te rencontrer Stergo, je devrais aussi te présenter ma boule de poil. »

Je posais ma main sur mon cou pour finalement sortir le petit Ayan du coin de cheveux derrière lequel il se cachait constamment.

« Totalement invisible et super efficace. Je vous présent Cilliran de son petit nom Cilli. C'est une aide précieuse dans mes diverses enquêtes et sachant qu'il se cache toujours dans mes cheveux, on ne le voit jamais. Pratique pour dissimuler de nombreuses petites choses. En tout cas très jolie chat. »

Je souris de nouveau, tranquillement. Être avec lui me rendait bien plus légère. Alors que les tensions du voyage s'étaient accumulés, que les problèmes de ma famille me vrillait le cerveau, être avec lui me faisait réellement penser à autre chose, et j'avais sérieusement besoin d'autre chose. Je ne cessais de le regarder durant un moment lorsqu'il reprit la parole, je ne sus que dire, laissant le silence flotter entre nous. Sa proposition était tentante, mais je ne pouvais pas sérieusement penser à l'entraîner là-dedans.

« Tu devrais attendre la fin de cette mission avant de me dire ce genre de chose. Je suis un aimant à problème tu sais. »

Je souris doucement et finis par détourner le regard sans trop savoir pourquoi je cherchais à me cacher.

« C'est gentil de ta part, mais ceci est réellement mon problème. Je ne peux pas t'entraîner là-dedans, pas alors que c'est vraiment dangereux. Je veux bien mettre ma vie en jeu, mais pas la tienne. Je n'ai pas le droit de faire ça. »

Je soupirais doucement. Si je devais y laisser ma vie, alors je le ferais sans hésiter, mais hors de question qu'il meurt lui aussi. Il avait de nombreuses choses à faire, il avait une vie. La mienne était régit par trop de choses pour être réellement intéressante. Je ne devais pas bousiller sa vie. L'avoir comme ami était quelque chose de cool, mais il était hors de question que je l’entraîne dans ces histoires. Je finis par me lever et sourire de nouveau, comme si rien de tout cela ne s'était passé.

« Bien, j'ai vraiment besoin de me reposer. Donc je vais rentrer dormir. On se revoit ce soir à l'endroit où je t'ai dis ? N'oublie surtout pas les provisions. À ce soir. »

Je souris doucement et résiste à l'envie d'aller poser ma main sur son épaule. Et puis finalement j'ouvre la porte et je sors tranquillement. La chaleur me prends à la gorge et je sens que dans le désert ça ne va pas être mieux. Il ne me faut pas cinq minutes pour arriver à l'auberge, repoussant les questions de Karek, je finis par me coucher et m'endormir comme une masse. Ce n'est pas une nuit, mais j'ai réellement besoin de repos et je ne me fait pas prier pour me reposer, sentant alors la main de Karek frôler mes cheveux sans les toucher, et puis je finis par sombrer.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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