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 [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)

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MessageSujet: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Jeu 26 Fév - 10:46

La nuit faisait rage et je remerciais le ciel en quelque sorte qu'il fasse plus frais que durant la journée. Je ne comprenais pas réellement pourquoi il faisait si chaud, je doutais que ce soit un coup des dieux, mais j'espérais sincèrement que ce genre de problème finirait par s'arrêter, parce qu'il n'y avait rien de plus pénible que de vivre dans ce désert aussi chaud. Je me souvenais encore des rapports que nous avions reçu de la part des Doss'Ta. L'oasis diminuait à vu d’œil. Les puits aussi et tenter de puiser dans la couche terrestre s'avérait impossible. Chaque Psyjiic dont l'élément était l'eau avait en quelque sorte était réquisitionné pour tenter de pallier à des pénuries immense. Sauf que certains ne faisait pas apparaître d'eau. Celui qui avait le plus de succès était sans doute Emerik qui pouvait changer au crépuscule le sable en eau. Cependant la fatigue se faisait sentir et en un sens j'étais contente de ne pas avoir de don élémentaire pour cela. Par contre, j'étais souvent dehors la journée pour pallier à d'éventuel problèmes. Parce que si certains étaient occupés à aider la population, pour ma part, j'étais chargé de la surveiller. Étant la seule qui puisse prévoir les réactions des gens, on m'avait dépêcher, avec Karek bien évidemment. Je sillonnais les rues dés le matin jusque tard le soir et c'est d'ailleurs ce qui m'amenait cette soirée là, dans cette taverne pourris. L'un de nos élémentaires psyjiic avait finalement eu un jour de congé et avait bien entendu décidé de le passer dans cet endroit.

« Sérieusement il aurait pu choisir un autre endroit. »
« Oui je suis d'accord avec toi là. »
« Pour une fois. »
« S'il te plait Aya, ne recommençons pas. »
« Je ne comprends toujours pas pourquoi c'est toi qu'on m'a collé aux basques. »
« Peut-être parce que je suis le seul qui peut t'arrêter et que je suis ton protecteur attitré. »
« La bonne blague. Qu'en sais-tu si tu peux toujours m'arrêter ? »
« Mais quand cesseras-tu d'être ainsi avec moi ? »
« Quand ? C'est une bonne question et toi dit moi quand as-tu décidé de me trahir de nouveau ? »


Il grogna ce qui signifiait la fin de la conversation. Je n'arrivais toujours pas à me faire à sa trahison. Mais en fait c'était bien plus compliqué que cela. Ces derniers temps j'étais fortement occupé pour sauver ma mère et je ne voulais pas qu'il soit impliqué. Car ce que je m'apprêtais à faire n'avait franchement rien d'officiel et si cela se savait, il risquait sa carrière. Personnellement il pouvait m’enchaîner, je n'en avais rien à faire, mais hors de question de l’enchaîner lui aussi. Je gardais cette rancœur pour le tenir éloigné de moi, mais je savais aussi que ça ne marcherait pas très longtemps, il fallait que j'agisse rapidement. Cependant je n'étais pas là pour ça.

« C'est bon tu peux me laisser seule maintenant, je rentrerais ne t'en fais pas. »
« Ouais demain notre journée ne sera pas de tout repos non plus. »
« Effectivement. »


Je le sentis s'en aller plus que je ne le vis et finalement au bout d'un moment je le sentis se retourner. Comme d'habitude, je me retournais en même temps que lui, un sourire apparut sur ses lèvres et je fus tenter de lui sourire aussi, mais il comprendrait que j'étais passer outre sa trahison et ça il ne devait pas.

« Aya, fait attention à toi s'il te plaît. »
« Ce n'est pas comme si j'étais sans défense. »
« Tu n'as pas d'arme aujourd'hui. »
« Je suis une arme à moi toute seule alors. »
« C'est ce que je disais, fais attention. »
« T'en fais pas va, au pire je referais un séjour en isolement à l'occasion, j'y suis habitué. »


Un sourire triste se figea sur ses lèvres. Je venais de le blesser, je le savais parfaitement, mais que dire de plus ? Rien, je ne devais pas éveiller de soupçon de sa part. Je poussais donc la porte de la taverne, entrant sans trop me pose de question. Des tas de sentiments m'envahir et je dus faire attention à ne pas me laisser submergé. Je sentis cependant un fort sentiment de colère émaner du fond de la salle et avant que je ne puisse faire quelque chose, j'entendis la voix d'Arak. Bon sang mais qu'est-ce qu'il faisait. Je m'approchais alors rapidement, repoussant à vague d'énergie sans que cela ne soit visiblement ceux qui s'approchaient un peu trop de moi. Hors de question de toucher quelqu'un, la dernière fois ça ne m'avait pas réussis, je ne voulais plus recommencer, quitte à être privé de contact toute ma vie, autant le faire bien.

« Bon sang Arak qu'est-ce que tu fais. »

Ma voix ne s'éleva pas au milieu de ce brouhaha, par contre, quelque chose d'autre m'attira. Je regardais l'homme avec qui il se battait. Je ne le connaissais pas, pas du tout, mais d'une certaine façon il y avait quelque chose d'étrange. Je le fixais toujours sans comprendre quand le premier coup de poing fut lancé.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.


Dernière édition par Ayanëa Al'Sharam le Mer 22 Avr - 16:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Ven 27 Fév - 0:03

Aaaah, rien de tel qu'une bonne boisson après une dure journée à travailler sous la chaleur. Surtout quand le travail consistait en une course acharnée pour échapper aux gardes qui  m'ont repéré par la faute d'un témoin. Le tout en s'apercevant bien entendu que la course et moi, ça fait deux. Après un bon moment planqué chez moi, dans l'endroit le plus frais que j'aie pu trouver, il a bien fallu que je fasse quelque chose, et donc le bar m'a semblé une bonne idée. Et à dire vrai, encore une fois, je n'avais pas tort. Après tout, une bonne boisson, de la compagnie avec laquelle discuter, une bonne soirée en perspective.

Bonne soirée si j'excepte Arak. Déjà que d'ordinaire, je me sais assez facilement irritable, mais après avoir bu quelques coups et dépensé la quasi totalité de ma monnaie, eh bien, forcément, ça ne m'aide absolument pas à garder mon sang-froid. J'étais tranquillement en train de discuter avec un type qui m'avait l'air fort bien, quand le voilà qui se joint à la discussion.
D'impression, il avait pourtant l'air aimable, on buvait ensemble, rien de tel pour se rapprocher et faire connaissance. La discussion était tout à fait banale, portant sur la chaleur et le beau temps, sur cette sècheresse actuelle, et tant d'autres choses. C'est au cours de cette discussion que j'ai appris qu'il faisait partie des Psyjiics. J'ai bien essayé de garder mon calme, mais comme on dit, essayer n'est pas toujours concluant. Aussi, ma rancoeur, ma colère ainsi que ma hargne ont fini par remonter, ressortir, ressurgir, arriver à la surface, prendre le pas sur le reste. Le ton s'est échauffé -ce qui est plutôt cocasse en ces jours de sècheresse- et ce qui devait arriver arriva: en un mot comme en cent, nous en vînmes aux mains.

Cela ne s'est pas fait d'un coup, bien sûr, seulement par à-coup, le ton montait, la conversation se faisait plus injurieuses, moins polie, le ton plus énervé. Les mots devenaient pensées, tout nous opposait en cet instant, excepté l'alcool qui coulait dans notre sang, et rien d'autre que la violence n'aurait pu nous faire arrêter. Pas même la voix de cette jeune femme venue le chercher, tentant de le rappeler à l'ordre. "Héhé, ta tentative est ratée, madame!", c'est la seule chose qui me vient en tête avant que mon visage ne s'anime d'un sourire mauvais. Je frappe le premier, un bon coup, un vrai, qui l'atteint dans les côtes, et le bal est lancé. De toute évidence, il est moins habitué que moi à se battre, j'ai l'avantage, même si nos sens à tous deux sont troublés par la boisson. J'ai quand même le temps de lui donner quelques coups avant que quelques personnes ne parviennent à nous séparer, non sans risque pour leur nez -je crains au passage d'en avoir abîmé. Dommages collatéraux, après tout, ce sont des choses qui arrivent quand des bagarres éclatent, ils en seront quittes pour un nez de travers.

En tout cas, c'est une soirée que je n'oublierai pas de sitôt, abîmer un Psyjiic ainsi, c'était bon. Il me faut d'ailleurs un petit moment pour me calmer, pendant lequel on me tient, l'autre psyjiic va voir la dite dame qui a tenté de l'interrompre. Dite dame que je regarde un peu mieux. J'ai vu son regard, un regard intrigué. Je lui lance probablement le même, mais en plus éméché. Même si je ne suis saoul, je ne peux pas rater ce petit quelque chose qui m'interpelle, comme... Ah, les mots me manquent, comme une certaine sensation. Une sensation manquante, sans que je l'aie ressentie chez quiconque auparavant. Une sensation que je ne ressens que quand elle manque en fait, ce doit être ça. Dur de réfléchir quand on a trop bu, c'est mieux de s'absorber dans sa contemplation.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Ven 27 Fév - 21:39

Je regardais la scène se passer devant mes yeux. Nan mais comment on avait pu en arriver là sérieusement ? Comment tout cela était possible ? J'étais tellement effaré que je n'étais même pas dans le coup. Je regardais la scène comme si je la voyais à travers les yeux de quelqu'un d'autre. Je faisais cependant mon possible pour éviter tout le monde. Surtout ne toucher personne. J'étais concentré pour éviter de toucher qui que ce soit, mais les émotions et la marée humaine était si forte que ça semblait compliqué. Je ne comprenais pas trop ces rixe ridicule de taverne. Certains finissent cependant par se rendre compte qu'il serait temps de les séparer et je dois avouer que c'est tout aussi bien que quelqu'un s'en charge parce que si je m'y étais mise, je n'étais pas certaine qu'ils s'en sortent avec seulement quelques bleus et coups. Je vins rapidement vers Arak, réellement énervé. Non seulement il y avait mes sentiments, mais aussi tout ceux des gens m'entourant. Je détestais ce genre de d'endroit. Pourquoi était-ce moi qu'on avait envoyé alors que je subissais déjà ça toute la journée bordel. Je m'approchais et sans autre sommation lui collait une grande baffe mentale. Je ne l'avais pas toucher, mais la façon de le regarder en disait long sur ce que je pensais et loin de m'énerver sur lui, mes paroles dures et froides lui firent bien plus de mal.

« Sérieusement ? On m'a fait déplacer pour ça ? Tu pense réellement qu'on a que ça à faire ces derniers temps ? Je parcours les rues chaque jour pour y faire régner l'ordre et toi comme un soulard tu en viens à déclencher des bagarres le soir ? Mais t'es totalement dingue ou tu le fais exprès ? »
« Aya je te jure, c'est pas moi qui a commencé. C'est lui qui... »


Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que le tavernier approchait avec un seau qui plaça au bon moment sous lui pour qu'il se mette à vomir dedans. Bon sang, bravo la réputation. Psyjiic de second cercle et même pas capable de se tenir correctement. Réellement énervé, je le regardais tranquillement.

« Lève toi. Dés demain tu seras accompagné par un protecteur partout où tu iras. »

Il commença à se rebiffer et le m'approchais de lui menaçante.

« Je te conseille de ne pas faire d'histoire si tu n'as pas envie que je m'énerve. »
« Si tu fais ça, on va encore t'enfermer. »
« Parle encore comme ça et je te tue sur le champs. »
« Et tu pense t'en sortir comment ? »
« Il y a toujours moyen de s'en sortir. Tu veux un petit secret. »


Je m'approchais assez de lui pour le toucher, mais je vins seulement murmurer pour que lui seule entende.

« La dernière fois, ils ont dû se mettre à six pour me maîtriser et j'avais utiliser énormément mon pouvoir avant. Penses-tu que maintenant, alors que je suis en pleine possession de mes moyens quelqu'un pourra m'arrêter ? »

Un sourire sadique se posa sur mes lèvres et je le vis blêmir. Je le fis sortir. Un Doss'ta attendait à la porte et je lui demandais de le ramener rapidement au temple. J'avais encore à faire ici. Outre le fait que ce crétin n'ai pas payé ce qu'il devait maintenant une certaine somme. Quelque chose n'allait pas ici. Je vins donc au bar alors que nombre de ces mecs venaient vers moi.

« Eh ma jolie, tu veux pas boire un verre avec nous ? »
« Pour me soûler et qu'ensuite je ne me souvienne plus de rien. Vous voulez réellement prendre le risque de toucher à une Psyjiic ? »
« Oh allez ma grande. »


Il posa alors sa main sur mon épaule. Très mauvais idée. Je ne voulais pas me servir de mon pouvoir, mais une poussée d'adrénaline se déchargea en moi en même temps que ses sentiments malsain. D'une main je lui tordis le bras et de l'autre j'envoyais une salve d'énergie qui le fit valser à l'autre bout de la salle. Les autres s'écartèrent. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, j'étais loin de la petite fille gentille, adorable et tellement frêle que mon image renvoyait. Je finis alors par poser mes yeux sur celui qui s'était battu avec Arak. Je le regardais le décryptais, me concentrais sur lui et là : rien. Le vide complet. Comment s'était possible, je pouvais tout sentir chez les gens, je pouvais constamment les ressentir, anticiper leur mouvement et là je ne pouvais rien sentir. Rien prévoir. Je regardais ce gars avec plus d'insistance. Bordel qu'est-ce que c'était ce merdier ? En un sens, je préférais ça. Pour une fois il y avait quelqu'un qui me permettait d'être au calme, de en pas ressentir quoi que ce soit. C'était reposant.... Seulement, quelque chose clochait. Comment je ne pouvais pas ressentir, par quel moyen arrivait-il à me fermer ses sentiments ? Je restais interdite, ne sachant pas trop comment réagir.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Sam 7 Mar - 17:28

Les deux autres finissent par me lâcher et retourner à leurs activités, comme les autres clampins ici présent. En même temps, rien qu'à me voir, on peut comprendre que j'ai réussi, non sans mal, à me calmer. Un brin de concentration sur un sujet annexe, reprendre sa respiration, ne pas pouvoir se rejeter sur son adversaire, voilà qui aide forcément. A propos d'adversaire, le voilà qui se fait engueuler, avant de quitter la taverne. Pas son jour décidément, il en serait cependant quitte pour un bon coquard. Je ne peux m'empêcher de lancer un bref rire, un brin nerveux, un brin amusé en voyant son visage contrit quitter la taverne.

L'animation reprend enfin dans cette taverne, les discussions, la boisson, les gens sont passés à autre chose. Surtout d'ailleurs à cette femme, impossible de ne pas deviner ce qu'ils veulent d'elle en voyant leurs visages. Un peu lamentable, tous ces gens qui se précipitent sur elle tels des vautours sur un cadavre. Ca fait cependant partie des habitudes dans les tavernes, dès qu'une dame sort un peu du lot, on peut voir tout le monde se précipiter sur elle afin d'avoir ses faveurs pour la nuit, ou au pire de les leur prendre. Certaines s'en complaisent parfois, mais pas celle-là. Oh non, surtout vu la manière dont elle envoie valser celui qui pose la main sur son épaule, aussi soudainement qu'inexplicablement. Au moins, il a loupé la table de deux pas.

Les autres refluent aussi sec, tu m'étonnes. C'est pas tout les jours qu'on leur résiste ainsi, c'est encore moins tous les jours que quelqu'un utilise son pouvoir ainsi. Certains vont voir le mec à terre, d'autres regardent juste la dame d'une manière assez incrédule, pendant qu'elle me regarde. Cela dit, l'atmosphère de la taverne va certainement se réchauffer encore d'ici quelques minutes, avant de péter quand l'autre aura repris ses esprits. J'ai pas particulièrement envie de me retrouver pris là-dedans, mais je pense qu'elle encore moins. Je me dirige donc vers elle au bar, et m'arrête à deux pas d'elle.

"Eh ben, que d'animation, j'ai l'impression qu'on est assez bons pour ça. Maintenant, on ferait mieux de se barrer avant que l'autre se relève," je le désigne du menton, il est encore sonné par le choc, mais plus pour très longtemps "et n'en rajoute une couche pour toi, et moi par la même occasion.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Lun 9 Mar - 16:44

Bon sang, mais dans quelle galère je m'étais encore fourré sérieusement ? Bon d'accord je n'étais pas du genre à me laisser faire et je savais parfaitement qu'entrer dans cette taverne et en faire sortir Arak allait s'avérer compliqué, mais je n'aurais jamais pensé que ça le soit autant. Bordel si j'avais su, j'aurais dû laisser le boulot à quelqu'un d'autre. Je sentais encore l'odeur infecte de l'haleine du type. Je regardais toujours ce gars dont les sentiments me semblaient fermés, je tentais de comprendre sans réellement y parvenir. J'aurais dû laisser tomber, j'aurais dû m'en aller une fois l'addition payé, cependant je n'arrivais pas à me détacher de lui. Un peu de peur et d'incompréhension se mêlèrent au soulagement que je pouvais ressentir. J'avais du mal à croire que tout cela était possible, j'avais réellement du mal à me dire que je venais enfin de trouver quelqu'un avec qui mon don naturel ne marchait pas. Quelqu'un qui pouvait me faire sentir ''normale'' en quelque sorte. Mais ne nous emballons pas. Restons calme et posé, je ne voulais aucunement m'emballer pour ce genre de chose et je devais absolument éviter de me dire qu'il y en aurait d'autre probablement. Je secouais la tête et ne remarquais alors qu'il était proche de moi.

Je faillis avoir un mouvement de recul tellement ça me paraissait incongru. Je détestais que les gens m'approchent. Pas seulement parce que je pouvais ressentir leurs sentiments, mais aussi parce que j'avais pris l'habitude des attitudes négatives lorsque les gens me reconnaissaient en tant que Psyjiic. Certaines réactions paraissaient réellement démesurées et pour être honnête j'en avais assez de me battre ces derniers temps. Je reculais alors d'un pas en le sentant si proche et finalement je le regarde tranquillement quand il prends la parole, un sourire fugace apparaît alors sur mes lèvres. Sa réplique m'avait fait rire que voulez vous. De l'animation, j'en mettais dés que je me battais et encore pour une fois j'étais sortit sans arme. S'était probablement pour cela que je paraissais plus vulnérable que je n'étais en régle général. Ou alors était-ce parce que je n'avais pas la tête d'une Psyjiic, pourtant, ils auraient dû s'en douter. Qui d'autre qu'un Psyjiic serait venu chercher l'un de ses comparses sérieusement ? Une question qui ne méritait que seulement dix secondes de réflexion si on y faisait bien attention.


« Effectivement, il vaut mieux s'en aller. Monsieur. »

Le tavernier hocha la tête vers moi et me remercia d'être venu chercher mon collègue. Et puis finalement je sortais tranquillement avant que l'autre ne se remette de ses émotions. Ce qui aurait pu être drôle à voir. Il allait sérieusement avoir mal au crâne en se relevant, bien pire qu'une gueule de bois. J'aurais pu me dire que j'allais tous les mettre à terre, cependant, je n'en avais sérieusement pas envie. Je détestais cela, ce pouvoir qui m'échappait par moment, j'avais peur de ne plus rien contrôler un jour. Et je devais avouer que cette peur ne faisait que s'accentuer avec le temps, alors qu'en fait je contrôlais tout de même mon don. Que se passerait-il si un jour je venais à ne plus rien contrôler et si j'en venais à tuer ceux qui m'entourait. Je n'osais pas y penser. Et si je touchais une aiguille, comme Kaleb l'avait fait. Que se passerait-il avec mon pouvoir ? Déjà qu'en les approchant je pouvais sentir mon don se décupler, je me doutais qu'avec une aiguille, je pouvais probablement décimer une ville sans me tuer. Ça en devenait presque effrayant. Une fois dehors, l'air un peu plus frais de la nuit me happa doucement, chassant les effluves de la taverne. Je me sentais quelque peu revigorer et finalement je pris la parole, un peu sèche.

« Dites-moi, pourquoi vous être soucier de moi alors que je suis persuadé que vous savez que je suis aussi une Psyjiic. C'est bien pour cela que vous vous en êtes pris à Arak non ? Ou alors est-ce parce que je suis une fille ? »

Une question somme toute légitime, après tout, il avait bien montré que les Psyjiic semblait lui courir sur le système alors que personnellement, non s'était faux ce que je m'apprêtais à penser. Ces derniers temps, j'avais aussi beaucoup de mal à gérer les Psyjiic. Je n'avais pas envie de les aider et surtout, je n'avais pas envie qu'ils se servent de mon pouvoir. Cependant je ne pouvais pas réellement leur en vouloir de la façon dont ils me traitaient. Entre ce qui était arriver, ce que j'avais déjà fait et ce que je pouvais faire dans l'avenir, même-moi j'aurais pris pour option de me faire surveiller. Cette idée m'arracha un sourire et une fois un peu éloigner de la taverne je me retournais vers lui, ne comprenant toujours pas comment il lui était possible de me cacher ses sentiments, même si cela faisait un bien fou de marcher avec quelqu'un et de ne rien ressentir.

« Alors verdict ? »

Je poussais un peu pour avoir une réponse ? J'avais envie de le pousser, car si l'empathie en soit ne le touchait visiblement pas, le reste par contre pouvait toujours le toucher et je savais bien entendu me battre sans mon pouvoir.


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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Mar 24 Mar - 0:44

Ce mouvement de recul était presque joli. Tellement spontané, si habituel sûrement. Cela forcément me fait esquisser un sourire également après ma réplique. Et la voilà qui abonde dans mon sens, et commence à se diriger vers la sortie, non sans jeter un œil à l’homme à terre. Je glisse également un mot au tavernier, une excuse pour le dérangement, et m’empresse de la suivre. Les autres nous regardent d’un sale œil, surtout elle, après tout, c’est elle qui a mis l’autre à terre, même si elle a également calmé la bagarre.

L’air frais du dehors, je le vois, et je le sens, me fait autant de bien à moi qu’à elle. Ça me refroidit un peu de l’effet de l’alcool, et mon esprit retrouve un peu de sa clarté. Je réalise déjà un peu mieux où j’en suis, et comment j’en suis arrivé là. Ma colère est désormais passée, c’est déjà ça, je peux donc entendre et observer de manière beaucoup plus lucide que dans l’atmosphère malodorante, enfumée et suffocante de la taverne dont nous venons de sortir, et j’avoue que c’est vraiment agréable. Je prends une grande goulée d’air frais, tout en entendant sa question.

Question ma foi très bonne, et pertinente même. Bien qu’elle se trompe sur un point, je ne m’en suis pas pris à Arak à cause de son statut de psyjiic, enfin, pas que. Je m’en suis pris à lui car c’est un con, et rien que de penser à lui… Non, du calme. Je suis en train de rassembler mes idées avec lenteur et quelques difficultés quand elle me relance, accélérant encore la chose et la réflexion. Je ne vais pas non plus la laisser relancer une troisième fois, ce serait y mettre de la mauvaise volonté. C’est pourquoi je me lance.

« Hum, non, je ne m’en suis pas pris à Arak juste parce que c’est un psyjiic. » Je sens bien que la colère transparaît sur Arak, mais plus encore sur le psyjiic, ce qui risque de faire croire exactement l’inverse, mais comment la contrôler. Allez, Zaltar, reprends-toi. « Je ne m’en prends pas à tous les Psyjiics, seulement, je n’ai absolument pas aimé ses propos et… J’ai disons… » Je laisse passer involontairement un temps, cherchant mes mots qui me fuient. Allez, la manière courte. « Je suis trop impulsif. »

Cette phrase semble finie, mais je la rattrape afin de rajouter quelque chose :
« Et oui, le fait que tu sois une fille a probablement influencé un peu, peut-être. Et surtout comment tu m’as regardé dans la taverne.  »

Au moins, maintenant, elle sait à quoi s’en tenir. Tout cela nous a permis de laisser derrière nous cette taverne, ces ivrognes. Là, nous sommes déjà un peu plus tranquilles, et je suis désormais sûr qu’ils ne nous pourchasseront pas.
« Bon, après coup, ça m’étonnerait qu’ils t’auraient vraiment posé problème, mais bon, au moins maintenant, ils sont loin. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Mer 25 Mar - 10:29

Je ne pouvais cesser de le regarder. Je tentais tant bien que mal de comprendre pourquoi je ne ressentais rien quand j'étais proche de lui. La nuit était complète, je discutais avec un gars que je ne connaissais pas et si je pouvais encore sentir les sentiments de ceux qui m'entouraient, les siens m'étaient totalement fermé. Il n'y avait donc pas de soucis avec mon pouvoir, mais comme avec Sannom qui m'attirait pour je ne savais quel raison, lui m'attirait et me repoussait pour une raison dont je n'avais pas conscience. Enfin si en quelque sorte, je savais exactement ce qui m'attirait et me repoussais chez lui. Pour la première fois de ma vie, je pouvais parler à quelqu'un et le toucher probablement sans être submergé par ses sentiments, mais d'un autre côté ça me faisait peur. J'avais peur. Une trouille bleu du fait que je ne pouvais pas anticiper ses mouvements et je détestais me retrouver dans ce genre de position, oui, je détestais tout particulièrement cela. Je soupirais intérieurement, je détestais ce genre de réflexion et je ne voulais pas du tout réfléchir encore à ce que ce gars pouvait m'apporter en quelque sorte.

Maintenant que nous étions sortis et que je lui avais balancer mes questions, que j'étais enfin sortis de mes pensées, j'attendais ses réponses, calmement et posément. Comme la fille sans émotion que je pouvais paraître. Je l'écoutais tranquillement et un éclair d'amusement passa dans mes yeux alors que je sentais dans sa voix son ressentiment envers Arak et surtout envers les Psyjiics. Comment ne pouvais-je pas croire qu'il en avait après les psyjiics sérieusement ? Je laissais cependant de côté ce que je ressentais pour l'écouter encore. Effectivement il semblait bien impulsif, enfin dans un sens, je l'étais aussi. J'avais l'habitude de sauter dans les combats sans trop me prendre la tête. Je secouais la tête, prête à lui dire quelque chose, cependant je n'eus pas réellement le temps de lui dire quoi que ce soit qu'il reprit la parole. Sa phrase suivante me fit hausser un sourcil. Comment ça comment je l'avais regardé dans la taverne ?


« Je... »

Je ne savais pas comment formuler ma pensée. C'était compliqué de dire ce qu'on pensait et je n'étais pas prête à admettre devant un inconnu que j'étais empathe et que je pouvais ressentir les sentiments des gens et m'en servir comme d'une arme. Non, je n'allais sûrement pas dire de quoi j'étais réellement capable. Sa dernière phrase me laissa cependant un goût amer dans la bouche, et je ne pus que répondre à celle-là.

« Effectivement il n'aurait rien pu faire, cependant je préférerais éviter d'utiliser mes pouvoirs, sinon je vais encore devoir en payer le prix et ce prix commence sérieusement à me coûter surtout que j'ai quelque chose d'important à faire. »

Je le regardais. Je ne savais pas s'il savait de quoi je voulais parler, tout au moins dans la partie payer le prix. Les Psyjiics pouvaient se montrer assez retords envers ceux qui ne respectait pas les règles. Et ces derniers temps j'avais une grosse tendance à ne pas les respecter. J'étais un peu plus sauvage depuis que j'avais appris certaines choses sur ma famille et j'avais moins de scrupules à balancer ce que je pensais. Je le regardais tranquillement et finalement je repris la parole.

« Qu'est-ce que tu entendais par comment je t'ai regardé dans la taverne ? Il ne me semble pas t'avoir regarder d'une autre manière que ce que je regardais les autres. »

Grossier mensonge tout de même, je l'avais fixé d'une manière différente de ce que je faisais d'habitude avec les autres. Mais je ne pouvais pas lui dire qu'il y avait quelque chose d'étrange avec lui, avec nous en quelque sorte. Je ne savais pas comment dire ce que je ressentais et je ne pouvais pas lui dire exactement ce pour quoi je le regardais avec insistance, cela voudrait dire qu'il fallait que je lui révèle ce que je ressentais, celle que j'étais et je n'étais pas prête à lui dire quoi que ce soit alors qu'on venait à peine de se rencontrer.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Ven 27 Mar - 14:04

Elle vient de confirmer ce que je pensais. Elle aurait certainement pu s’occuper d’eux sans problèmes. La voilà en train de parler de prix cela dit. M’étonnerait que ce soit à propos du contrecoup habituel, cette fatigue cueillant ceux qui utilisent trop leur pouvoir. Après tout, c’est quelque chose que l’on retrouve chez quasiment tout individu. Non, je pense qu’il s’agit d’autre chose. Et quoi d’autre peut le mieux infliger un prix qu’une instance supérieure, telle qu’une ghilde, telle que les Psyjiics ? Particulièrement doués pour poser un prix, pour infliger des punitions, pour tout cela. Ouais, définitivement, ce devait être quelque chose comme ça. Mais je n’en aurai sans doute jamais le cœur net, faute de poser la question. De même que pour ce qu’elle doit faire actuellement, car même si ça m’intrigue, poser la question de but en blanc, comme ça. Et puis, de toute façon, le moment est passé, la voilà qui enchaîne. Sur un mensonge.

Je ne peux retenir un léger rire en entendant celui-ci, ce mensonge éhonté. Pas un rire méchant bien sûr, ni moqueur, juste surpris, juste irrépressible. Vu ce que j’ai vu, ce qu’il s’est passé dans la taverne, la suite, la nervosité vient probablement influer sur mon rire, le faisant jaillir, quelques secondes durant, pendant lesquelles je m’arrête. Après tout, elle m’a juste regardé durant toute la bagarre, puis après le départ de son collègue. Elle ne m’a juste pas remarqué m’approcher, malgré le fait qu’elle me regardait encore. D’ailleurs, rien qu’à sa tête, ça se voit qu’elle ne croit pas particulièrement  à ce qu’elle dit, elle sait bien qu’elle ment, et verra forcément que je le sais aussi. Au moins, comme ça, on est deux.

« Moi, il me semble bien que tu m’as regardé différemment des autres. Je le sais, car moi de même en vérité je l’ai fait. Il n’y a donc pas de raison d’essayer de le cacher. »

Allez, je décide de me lancer finalement, et d'essayer ainsi d'assouvir ma curiosité, ça donnera ce que ça donnera, je verrai bien.

« Et par ailleurs, désolé si je suis trop indiscret, mais tu as parlé de quelque chose à faire ? »

Finalement, je la lui pose cette question, j’attends de voir sa réaction, et puis, forcément, ça m’intrigue. Je n’ai pas tous les jours l’occasion de parler amicalement à une Psyjiic. La moitié du temps, ça dérape et ça finit comme avec Aruk, voire pire, car tous ne font pas que se battre avec leurs poings. Les autres fois, je les croise juste dans la rue sans leur échanger un mot. Il m’est arrivé en quelques rares circonstances d’être poursuivi par l’un d’entre eux. Bref, jamais rien de bien amical, jamais rien qui ne m’ait incité à leur montrer un bon accueil, à leur parler amicalement. Et pourtant, voilà que ça arrive, ce qui change carrément, donc j’en profite, tant qu’à faire. Et celle-ci n’a pas l’air si méchante de premier abord. Juste un pouvoir visiblement dangereux, mais comme tout un chacun. Même le mien peut s’avérer mortel en de rares cas, c’est pour dire.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Sam 28 Mar - 10:19

Je restais là, attendant d'avoir une réponse. Dans un sens, je la redoutais bien plus que je ne l'attendais. L'avais-je réellement regardé d'une façon différente ? Bien entendu que je l'avais fait, cette question était parfaitement idiote à mon sens, et j'osais sérieusement me la poser. Il était différent dans un sens et sa différence j'avais pu la sentir, ou alors plus exactement je n'avais rien sentit du tout ce qui avait fait que j'avais compris la différence. Cependant... je ne savais pas comment dire cela exactement, je ne voulais pas admettre que je l'avais effectivement regarder d'une autre façon, car alors cela voudrait dire que je m'étais intéressé à lui, hors, je savais très bien comment cela finissait quand je commençais à m'intéresser à quelqu'un : il disparaissait sans laisser et trace et pour être tout à fait honnête, je ne souhaitais pas du tout qu'il disparaisse. Étrange non ? Pour quelqu'un comme moi qui se tient totalement éloigné des autres, pour quelqu'un qui évite le contact et recherche la solitude, voilà que j'aimerais que ce gars ne disparaisse pas. Était-ce parce qu'il était différent ? Non, c'était parce que pour une fois, quelqu'un me faisait sentir normale.

Depuis combien de temps est-ce que je souhaitais cela ? Depuis combien de temps est-ce que je voulais cela ? Me sentir normale ? Depuis tout le temps. Depuis que j'avais découvert que cet empathie n'était pas que de l'empathie. Depuis que je m'étais dit que je n'aurais jamais de vie sachant que je ne pouvais pas toucher quelqu'un sans ressentir des vagues de sentiments émanant de lui. Il m'offrait en quelque sorte du répit et un espoir aussi. Seulement je ne devais pas m'y accrocher. Je ne savais que trop ce que cela ferait si je commençais à m'accrocher à lui. Ça ne lui apporterait que tout un tas de problème et à moi aussi par la même occasion. Je soupirais doucement, repoussant l'idée de pouvoir un jour vivre une vie normale. De toute façon en tant que Psyjiic, je ne pouvais aspirer à une vie normale, c'était ainsi et pas autrement. Je finis par le regarder de nouveau lorsqu'il reprit la parole. Sa phrase me laissa un instant sans voix. Ce type était loin d'être idiot, je l'avais remarqué dés le début, mais jamais je n'aurais pensé qu'il soit aussi vif d'esprit.

J'allais lui répondre quelque chose quand finalement il reprit encore la parole et posa une question à laquelle je ne m'étais pas attendu. Je le regardais un instant et puis je lui fis signe de me suivre. Je zigzaguait dans cette ville que je ne connaissais que trop bien et finalement je lui fis signe de monter. Je pris tranquillement les escaliers pour monter encore et encore. La nuit était un peu plus fraîche que le jour où nous brûlions littéralement de chaud. Je finis par arriver à l'endroit que je voulais. D'ici, on pouvait voir An-Trazza d'une façon global et général. Je me posais sur le bord de l'endroit, mes jambes pendant dans le vide. Mon regard se posa sur cette ville qui m'avait vu naître, grandir, devenir de plus en plus puissante au fur et à mesure que les années passaient. C'était dans cette ville que j'avais connu mes premiers déboire et je devais avouer que même aujourd'hui, elle restait ma ville de cœur. Cependant tout ça était faux, enfin tout au moins la partie naître ici. En vérité je n'étais pas née à An'Trazza. Ma famille n'était pas ma vraie famille. Cette ville n'était synonyme que de mensonge pour moi.


« C'est une question quelque peu personnelle que tu me pose alors qu'on ne se connaît que depuis quelques instant. Mais soit je vais te répondre. »

Je posais mes yeux bleus sur lui, mon visage sans expression. Ce visage que j'avais mis des années à me construire et qui ne me quittait plus maintenant.

« Je dois délivrer ma mère du joug de mon Oncle qui se disait mon père. L'histoire est complexe et je ne suis pas certaine de pouvoir, devoir et même vouloir tout te dire en vérité. Je ne fais jamais confiance et je doute que je puisse commencer dés maintenant. La trahison est une amie trop tentante et bien trop souvent les gens s'amusent à trahir pour le plaisir. Je refuse une fois encore d'être trahis. »

Oui une fois et même plus en vérité. Trop de fois. À croire que j'étais réellement trop bonne poire. Je finis par soupirer intérieurement. Je n'étais pas du genre très loquace d'ordinaire.

« Désolé si je ne paraît pas très amicale. Cela fait longtemps... très longtemps que je n'ai pas discuter réellement avec quelqu'un. Je ne suis pas douée pour ça. »

Pas douée du tout, c'était une évidence qui sautait au yeux.

« Et toi alors c'est quoi ton excuse pour te battre dans les bars ? »

Je ne savais pas trop quoi dire, alors pourquoi pas ça n'est-ce pas ? C'était bien ce qu'il faisait après tout.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Ven 3 Avr - 8:13

Une balade nocturne en ville. On monte de manière à voir tout An-Trazza, que je n’ai jamais vue ainsi, jamais je ne suis venu ici, dans ces rues. Ca me change, j’ai plus l’habitude de rester dans les mêmes quartiers, ceux où j’habite, où je travaille, bien que ça s’élargisse. Je regarde la ville avec émerveillement, l’émerveillement de celui qui n’a jamais exploré le monde, jamais vu grand-chose. La question me traverse l’esprit : à quoi ressemble cette vue de jour, ce désert à perte de vue ? Et je me jure de revenir dès le lendemain, forcément, voir ça. Observer à nouveau le même paysage sous un nouveau jour, une nouvelle lumière, celle des deux soleils de Merreth. Voilà qui m’offrirait un nouveau point pour me ressourcer.

La chance me sourit aujourd’hui finalement. Elle me répond, et j’abandonne ma contemplation pour l’écouter.  Comme elle le dit, ça a l’air assez complexe, d’autant plus que je ne connais absolument rien de l’histoire. Et ça n’a de plus pas l’air particulièrement joyeux. Un trait de colère me passe par la tête en entendant parler de trahison. Un sourire fugace, énervé se peint sur mon visage sans que je parvienne à le réprimer. Je ne la comprends que trop bien sur ce point, et me promets de ne jamais la trahir.

Je vais pour répondre, mais la voilà qui pose une question, et une bonne question, à son tour, que j’écoute avec attention.

« Avant de répondre à ta question, j’aimerai  te dire que je te comprends parfaitement quant à la trahison, et je te souhaite bon courage pour ton problème. »

Quant à pourquoi je me bats dans les tavernes, je n’ai pas vraiment de réponse. Ce n’est pas quelque de raison particulière, ce n’est pas mon activité favorite. Mais ça m’arrive régulièrement pourtant, sûrement car en dehors de mon pouvoir, il existe d’autres choses influençant l’esprit, dont l’alcool. Et j’en ai besoin, ça m’aide à moins me sentir mal, mais ça n’aide pas à refouler ma colère, qui surgit quand quelqu’un dit quelque chose qui m’énerve, plus particulièrement quand j’ai bu. Mais puis-je vraiment dire cela ? Elle a été honnête, certes, mais dire à une inconnue qu’on va mal et qu’on boit pour éviter ça, eh bien, ce n’est pas forcément facile.

« Eh bien, je n’ai pas vraiment de réponse à cette question. L’alcool ne m’aide sûrement pas à rester calme, et me lancer dans une conversation qui m’énerve n’est pas toujours une bonne idée, surtout pas quand j’ai bu. Enfin, c’est un peu plus compliqué que ça, ce n’est pas non plus quelque chose que j’aime tout particulièrement, même si c’est moi qui fonce au contact en général. »

Je m’accoude à nouveau, en regardant le paysage, et me reperds dans ma contemplation enfantine, en attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Sam 4 Avr - 13:12

Sa phrase me donna l'impression qu'on pouvait se comprendre que dans un sens, on était proche. Il n'avait déjà pas reculé quand je lui avait dit être Psyjiic, je pouvais rester en sa présence sans ressentir une tonne de sentiment émanent de lui et j'étais persuadé que si je le touchais je ne ressentirais rien. En un sens cela me faisait peur, mais en vérité, j'étais bien trop contente. Contente de pouvoir enfin passer du temps avec quelqu'un sans qu'il me fasse sentir que je n'étais pas réellement normale, sans que je ne puisse ressentir ses sentiments à l'avance, sans que je ne puisse anticiper avant que quelque chose n'arrive. J'avais l'impression pour une fois d'être libre et je devais avouer que ça me faisait un bien fou. Je le regardais tranquillement alors que finalement il répondait enfin à ma question. La façon dont il me répondit me fit d'ailleurs sourire, un réel sourire pour la première fois depuis longtemps. J'avais l'impression d'avoir trouver quelqu'un avec qui discuter sans me prendre la tête, et s'était tout aussi nouveau que s'était sympathique.

Je le vis alors s'accouder à la rambarde, regardant An-Trazza d'un point de vue assez différent de ce qu'on pouvait voir. Je savais parfaitement que d'ici, on avait une impression différente, on voyait les choses autrement. Je l'avais vécu moi aussi. Je vins doucement m'accouder à la rambarde. Regardant alors droit devant moi. Le souvenir de ce qui s'était passé lorsque j'avais pour la première fois échappé au contrôle de mes gardes au Temple d'Azur me revint en mémoire. Ils m'avaient cherché pendant tellement de temps et moi j'avais fait de mon mieux pour me réfugier dans un coin où il ne chercherait pas et je m'étais pris d'affection pour celui-là. Je m'étais juré ici d'aider ma mère, peu importait ce que cela me coûterait. Je m'étais juré de ne jamais rien laissé tombé et je ne laissais rien tombé. Vivre ma vie semblait dérisoire par rapport au parfait enfer que vivait ma mère. Mais ici, tout ça n'avait plus d'importance.


« La beauté de ce lieu remplace tout ce que j'ai vu au fur et à mesure de mes ''voyages''. Il y a des choses magnifiques partout, mais je crois que c'est ici que j'ai vu la plus belle. De jour comme de nuit, j'ai l'impression d'être une autre une fois que je suis ici. »

Ma retenue permanente laissa place à la jeune femme que j'étais. Calme, tranquille et foncièrement passionnée pour tout ce qu'il y avait dans ce monde. Rêveuse, je ne cessais de regarder ce qu'il se passait devant moi. Nos paroles combinés revinrent dans ma mémoire. Trahison, je détestais ne pas pouvoir confiance, mais je savais bien que je ne pouvais pas. L'homme était de par nature un peu trop confiant dans ses jugements et il se pensait constamment au dessus des autres. L'homme était corruptible, bien trop facilement pour pouvoir lui mettre entre les mains les clés d'une destruction permanente. Je finis par reprendre la parole doucement.

« Pourquoi bois-tu alors ? Si tu sais que ça ne se passera pas bien, il faut éviter. Je sais que parfois l'alcool permet d'oublier, mais crois-moi, ce n'est pas en tentant d'oublier quelque chose qu'on arrive à ce qu'on veut. Parfois, parler n'est pas plus mal. Je me doute que pour cela il faudrait avoir une personne avec qui être en confiance. Mais je sais ce que je dis, se noyer dans un autre problème n'apporte pas de solution au premier. »

Je le faisais constamment, remplaçant un problème par un autre, sans jamais en résoudre un seul finalement. Je savais parfaitement que ce conseil, venant de ma part était quelques peu exagéré, mais tout de même. Ce gars n'avait pas un mauvais fond, bien que je ne comprenne pas encore pourquoi mon empathie ne fonctionnait pas avec lui, je pouvais sentir dans ses paroles que ce n'était pas un gros cons qui ne faisait que picoler et foutre le bordel. Arak quand à lui était un gros con, mais ça, s'était une toute autre histoire. Un autre sourire fleurit sur mes lèvres et doucement, je pris une nouvelle fois la parole.

« Je sais que ce genre de réflexion est facile. Mais je suis un peu comme toi l'alcool en moins. J'ai tendance à me jeter à corps perdu dans quelque chose pour en oublier une autre. Et je fais ça constamment, sauf que jamais je ne règle les problèmes qui arrivent, si bien que chaque souci s'accumulent encore et toujours et que je ne peux rien faire d'autre que les regarder s'accumuler jusqu'à ce que je pète un câble et que je me fasse enfermer. »

Un rire nerveux me parcourut et puis finalement un rire doux et tranquille. Je me moquais de moi-même. Je finis par tourner la tête vers lui, ce que j'allais dire était complètement dingue, mais après tout.

« Je sais bien qu'on ne se connaît pas, que raconter ses problèmes à un inconnu n'est pas forcément une bonne option, mais si tu as besoin, sans forcément donner de détails, je sais écouter. Enfin il me semble. »

Je souris doucement et détourne le regard. La légère brise fais voleter mes cheveux. Je ressens quelque chose en bas, une personne qui ne devrait pas être là, mais je sais qu'il restera en retrait. C'est tout de même incroyable, même dans cette nuit noire, il est capable de me retrouver. Je secoue doucement la tête sans penser au fait que bientôt je devrais rentrer, que bientôt je devais retourner m'enfermer au temple, et que demain j'allais devoir de nouveau patrouiller pour que le bordel ne règne pas de nouveau. Mais pour l'instant, je voulais profiter de l'instant présent, de cette petite fraîcheur que la nuit nous donnait, ce n'était pas grand chose, mais peu de gens savait à quel point s'était beaucoup.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Jeu 16 Avr - 18:52

Elle s’accoude à son tour, et nous restons quelques secondes de silence et de plénitude ainsi, chacun de nous deux perdu dans ses pensées. Mes pensées vont vers la beauté des lieux, et ce qui me pousse à boire, les deux se mêlant dans une sorte d’heureuse mélancolie. Quant aux siennes, comment savoir vers quoi elles dérivent donc ? Impossible, et c’est tant mieux d’ailleurs, connaître les pensées d’autrui ne doit certainement pas être de tout repos, et je suis bien content de ne pas le pouvoir, cela m’ôterait la surprise, et ôterait également à mes interlocuteurs la liberté de me dévoiler qui ils sont. Ils n’auraient plus le choix, je les forcerai, comme à mon grand regret je les force parfois à adhérer à mes sentiments.

Elle reprend la parole, je l’écoute sans mots dire. Le voyage, voilà quelque chose que je n’ai encore jamais fait, mais cet endroit m’en donne envie. Il m’indique bien que je n’ai encore rien découvert de ce monde, si ce n’est quelques rues et ruelles d’une ville où je vis. Rues et ruelles que bien que je sois incapable de les reconnaître d’ici, je sais que l’œil que je poserai dorénavant sur elles sera changé. Je réalise soudain que j’ai envie de partir de cette ville, et que ce n’est pas une chose nouvelle, simplement un mal-être sur lequel je n’arrivais ni à mettre de mots ni de solutions. Peut-être enfin, enfin quitterai-je cette ville que j’ai toujours connu, ses rues et ses souvenirs qui y sont emprisonnés. A moins que je n’ose pas et que je continue à mener la même vie, malgré cette connaissance et cette opportunité nouvelle qui s’offre désormais à moi.

Sa question me replonge dans mes pensées d’avant, la raison de mon penchant pour la boisson. Je pourrai aisément l’interrompre pour lui répondre, mais la laisse continuer jusqu’à ce qu’elle ait fini de parler, jusqu’à ce qu’elle s’arrête totalement, tout en écoute et en pensées à la fois. Elle a raison sur le fond de son discours, la boisson n’arrange rien, je le sais déjà depuis bien longtemps. Ça n’arrange qu’une partie du mal-être temporairement, à la manière de mon Andar’ä. Cela dit, les mots qui suivent me confirment encore une fois qu’on se ressemble sur certains points, au moins là-dessus, en plus des problèmes dus à la trahison d’autrui. Me jeter corps et âme dans quelque chose afin d’oublier autre chose ne m’a jamais rien apporté de bon, et pourtant je continue, on continue parce que ça fonctionne en partie tout du moins, ça remplit son office, c’est là l’avantage. Je sais avant même de boire que rien n’ira mieux le lendemain, mais bon, je continue, parce que ça fonctionne pour la soirée.  Et j’ai l’avantage de péter des câbles assez régulièrement, comme ce soir sur ce Psyjiic, ce qui évite de les péter en d’autres circonstances.

La fin de ses paroles m’étonne mais me fait néanmoins sourire. Ce n’est pas tous les jours que quelqu’un d’inconnu propose d’écouter les problèmes que l’on a sur le cœur, pas tous les jours que l’on peut se confier à quelqu’un, même quelqu’un que l’on connaît d’ailleurs. Je réfléchis de longues secondes, longues secondes durant lesquelles on n’entend que les bruissements de la ville et ceux du vent, que les bruissements de la nature, quelques bruissements qui empêchent le silence d’être complet mais le laissent être silence malgré tout. Jamais je n’ai vraiment pu me confier à quiconque, même parmi les gens que je connais, personne ne m’a jamais proposé, et je n’ai jamais eu l’impression de vraiment pouvoir. Pour la première fois, je pense enfin parvenir à parler à quelqu’un, à me décharger d’un poids que j’ai depuis longtemps. J’hésite néanmoins à franchir le pas, ce qui peut paraître purement logique. Je finis par quitter la ville des yeux et par la regarder, et je réponds enfin à sa question.

« Pourquoi je bois ? Parce que comme tu le dis, ça permet d’oublier, même en partie, même temporairement. Ca me permet de me sentir mieux et plus longtemps que ne le permet l’Andar’ä, je profite donc de ces moments de répit, même si souvent ils se soldent par une bagarre qui fait finalement partie d’eux. »

Je me remets à regarder la ville, à réfléchir laissant le silence faire bien prendre sens à mes mots, et je décide d’enfin accepter sa proposition. Mes mots tout comme ma voix se font néanmoins plus rageurs.

« Je bois pour oublier que je n’ai rien dans ma vie, pour me donner quelque chose à quoi me raccrocher au final. Je bois pour oublier que j’ai tout perdu dans le passé, et que je ne retrouverai rien de ce qui composait ledit passé, ni mes frères ni rien d’autre. Je n’ai que ce que j’ai actuellement, autrement dit pas grand-chose, trop peu de mon point de vue. »

Je reprends ma contemplation. Au fur et à mesure que les mots sortent, je sens monter les larmes en moi, lentement mais sûrement. Je tente de les chasser et de les refouler, j’y arrive tant bien que mal. Si elles ne sont plus là dans l’immédiat, elles risquent de revenir, mais je continue.

« C’est là pourquoi je bois. La seule chose qui peut me rendre heureux ne me fait pas oublier mes malheurs, ce qui en fait un bonheur totalement illusoire. Aussi j’ai besoin d’autre chose pour oublier, d’autre chose dans quoi je peux m’oublier moi, moi et les trahisons que j’ai l’impression d’avoir commises par le passé, et cet oubli je le trouve dans la boisson, ainsi que dans mon travail de tous les jours, au contact d’une autre misère que la mienne, une misère humaine d’un tout autre genre, aussi désespérée si ce n’est plus. Et avec tout ça, je ne parviens même pas à oublier entièrement, je n’y parviens pas assez, alors je continue dans l’espoir qu’un jour j’y arrive vraiment, ou qu’un jour je parvienne à vivre avec sans problème, à découvrir autre chose. »

C’est sur ces gais mots que je me tais, me reperdant dans le silence et mes pensées, me reperdant dans la contemplation de cette cité.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Ven 17 Avr - 11:21

Le silence qui suit ce genre de déclaration n'est pas de trop. Je sais parfaitement que se confier à quelqu'un qu'on connaît est difficile, mais ça l'est encore plus avec quelqu'un qu'on ne connaît pas. Ou peut-être pas finalement. La possibilité d'une rencontre éphémère et unique délie parfois la langue. Je ne sais pas trop en vérité. Je ne pourrais le dire. Je n'ai pas envie de le savoir en fait. J'aimerais que chacune de mes rencontres ne soient pas qu'éphémère. J'aimerais redevenir la petite fille curieuse de tout et de tout le monde, qui aime discuter et passer du temps avec ceux qu'elle ne connaît pas et qu'elle aimerait connaître un peu plus. J'aimerais pouvoir mettre mon altruisme en place sans me dire que je vais devoir tout ressentir à chaque fois, comme une punition. Je quitte mes pensées pour l'écouter. Je comprends ce qu'il veut dire, moi ce n'est pas la boisson, mais bien plus les entraînements, les patrouilles, pour oublier, pour tout oublier. J'allais prendre la parole quand finalement il reprends et je comprends alors qu'il se livre à moi, une inconnue. Je l'écoute avec attention, comprenant parfaitement ce qu'il veut dire.

Ce besoin d'oublier est réellement intense quand on y repense, pourquoi ne pas tout simplement chercher à résoudre ? Parce que tenter d'oublier est bien plus simple. On a toujours l'impression qu'il y a moins de problèmes quand on en oublie un, qu'on le relaye dans le fond de sa mémoire. Le repousser et ne plus y penser, laisser tomber ce qu'on crois inutile, ce qu'on pense avoir déjà résolu alors que ce n'est pas le cas. Tant de chose qui sont étrange et en même temps parfaitement incompatible. L'oublie ne permet pas d'avancer, il ne l'a jamais permit, je le sais bien et alors que le silence s'installe entre nous après sa déclaration. Mon cerveau réfléchit et pense à tout allure. J'ai envie moi aussi de parler, de lui faire comprendre que je le comprends. J'ai envie de lui montrer qu'il a tort, qu'il n'est pas seul, que je suis là, même si cela n'est pas grand chose et pour cela, il faut que je parle de moi. Mais en suis-je réellement capable ? Moi qui cherche constamment la solitude, moi qui régle mes problèmes en privé, moi qui ne veut plus placer ma confiance en quiconque de peur de perdre une fois de plus ce que j'ai de plus cher.

Mais le temps n'est plus à la réflexion Aya. Parfois, il suffit juste de se laisser aller. J'ai besoin de parler, je le sais, parce qu'il sera à même de me comprendre. Je ne sais pas comment, mais je le sais. Contrairement à tout ceux qui ont tenté, je sais que lui pourra m'écouter sans me juger, il pourra me donner un avis objectif contrairement à d'autre qui était déjà de parti pris. Le problème était que je ne savais pas réellement par où commencer. Sérieusement, tellement de chose s'était passé dans ma vie en si peu de temps que j'avais plus de problèmes a régler que de chose agréable à vivre.


« Je comprends cette solitude dont tu parles moi non plus je n'ai personne en quelque sorte. Mon frère est partit en mission avec les Doss'Ta depuis tellement longtemps que parfois je me demande si j'ai un frère. J'ai appris cette année que celui que je pensais être mon père était en fait mon oncle et que mon vrai père vivait à Nu'Rasi. Ma mère est devenue folle quand on m'a emmené chez les Psyjiic et aussi à cause du fait qu'elle était retenue prisonnière par mon oncle et qu'elle l'est toujours. Mon demi-frère est en fait mon cousin et je suis un réel danger public si je commence à perdre le contrôle. »

Je souris vaguement à cette dernière remarque et puis je reprends doucement.

« Je n'ai pas un seul ami parce que personne ne peut m'approcher. Je n'ai jamais toucher qui que ce soit de ma vie, parce que je ne le peux pas, c'est trop éprouvant pour moi. Je sors d'une grosse blessure qui a faillit me tuer ainsi que mon protecteur. Protecteur qui m'a trahit sur une enquête alors que je travaillais avec un autre qui a aujourd'hui disparu sans que je ne sache où il est. L'eau s'amenuise petit à petit sans espoir que cela s'arrange. Les Psyjiic en ont marre de servir un peuple qui a peur d'eux et je dois patrouiller tous les jours pour m'assurer de la sécurité du peuple. »

Je finis par m'arrêter et regarder au loin. Un vague sourire sur mes lèvres et ce n'était qu'une petite partie. Mes pouvoirs augmentaient à une vitesse faramineuse et j'avais une trouille bleue qu'un jour je ne puisse plus sortir sans faire de mal à quelqu'un. Accepter d'être un catalyseur de sentiment était compliqué et je n'arrivais pas à m'y faire complètement ce qui expliquait par moment mes pertes de contrôle.

« Je me sens si seule, avec personne sur qui m'appuyer que parfois j'ai envie de tout laisser tomber. Pourtant, j'ai repris le dessus récemment, en rencontrant mon vrai père. En écrivant à mon frère pour lui apprendre la nouvelle, en me donnant des objectifs. Je sais bien qu'oublier ne serait-ce qu'un temps est salutaire et pour être honnête j'aimerais oublier tellement de chose que la liste serait longue, mais crois-moi, je ne le ferais pas. »

Je tournais la tête vers lui doucement et parlais d'une voix très douce.

« Ce sont ces épreuves là qui déterminent la personne qu'on est. Sans elles, il n'y aurait pas de nous. Je sais que c'est un peu tirer par les cheveux, mais ces épreuves font partis de notre vie, qu'elles soient agréable ou non, si nous les oublions, ce serait renier une partie de nous-même. Je pense... qu'on pourrait avancer d'une certaine manière. »

Je m'approche doucement, approche une main près de son cœur et puis la recule en serrant les dents et finalement avec un élan d'effort je pose ma main doucement.

« C'est ici que tout se passe. Le cœur est le siège de tout, et ensuite vient la tête. Il me semble qu'on pourrait trouver un moyen d'avancer, d'évoluer. Peut-être qu'à nous deux on pourrait régler nos problèmes. Et puis désormais, tu n'es plus seul. Je suis là moi. »

Un autre sourire, doux et franc se pose sur mes lèvres et puis j'enlève ma main et recule. Je n'ai rien ressentis. Juste les battements de son cœur. C'est étrange et en même temps salvateur. La seule personne que je peux toucher sans qu'il n'y ait de déferlement de sentiment, la seule personne qui me fait sentir normale. Je veux l'aider en un sens, j'aimerais tant pouvoir l'aider, j'espère qu'il sait que peu importe le fait qu'on ne se connaisse pas, il peut désormais compter sur moi. Je finis par baisser doucement la tête et m'accouder une nouvelle fois à la rambarde. La brise un peu plus forte vint doucement jouer avec mes cheveux, les soulevant doucement. Voilà longtemps que je ne m'étais pas sentis aussi légère, ça faisait réellement du bien.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Sam 18 Avr - 16:38

Tout déballer fait du bien, et elle m’a écouté sans m’interrompre. J’ai les larmes aux yeux, mais malgré tout, je me sens bien. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai pu partager mon poids avec quelqu’un, même si c’est une inconnue rencontrée au hasard d’une bagarre de taverne. Une inconnue que déjà j’espère revoir par la suite, malgré son affiliation à la ghilde honnie, une inconnue que déjà j’espère pouvoir sortir de ce mot-là. Et c’est d’ailleurs ce qu’il commence à se passer. Après un temps d’hésitation, sans doute le même que le mien, sans doute la même que la mienne, elle prend la parole et à son tour se confier, comme moi-même il y a si peu de temps. Comme moi, elle rompt le mur de méfiance instinctive et parle d’elle, de ses problèmes, plus en détail que je ne l’ai moi-même fait.

Elle-même a aussi perdu sa famille, d’une manière certes différente, que dis-je, d’une manière qui n’a rien à voir avec la mienne, si ce n’est les conséquences finales, mais au moins est-elle en mesure de la retrouver, et va-t-elle se lancer à sa recherche. Mais cette perte n’implique pas que cela. Elle implique également une trahison sous-jacente datant de plusieurs années, de sa naissance peut-être même. Comment peut-on faire confiance quand on se rend compte que ceux que l’on croyait ses parents ne le sont en fait pas et son au contraire responsables des malheurs des vrais qui nous ont été cachés ? Je ne la comprends que mieux, et réalise soudain que mes propres trahisons passées ne sont que d’une ampleur dérisoire au vue de celles qu’elle a vécues récemment.

Je réponds à son sourire par un de ses confrères, mais plus attristé qu’heureux. Un sourire de compréhension, avant qu’elle n’entame réellement sur ce que je suppose être son pouvoir. Quoi d’autre l’empêche de toucher quelqu’un, au risque de l’envoyer valdinguer comme le gars tout à l’heure ? Car ce doit être de cela qu’il s’agissait, son Andar’ä, bien que je n’en sache guère plus sur son effet, sur ce qu’il est exactement, c’est quelque chose de suffisamment dangereux et puissant pour qu’elle soit envoyée chez les Psyjiics, comme mon frère par le passé. Qu’elle manque de tuer son protecteur, qui l’a d’ailleurs trahie également. Comment tant de gens peuvent-ils supporter leur propre visage quand ils ont trahi quelqu’un qui avait confiance en eux ? D’un autre côté, il est vrai que vivre au côté de quelqu’un que l’on craint ne doit pas non plus toujours être facile, mais ça ne les excuse en aucun cas. Je m’assieds sur la rambarde, dos au vide, et regarde le lieu où nous sommes plus en détail, sans cesser de l’écouter avec attention. Elle m’ouvre désormais les yeux sur deux points : les Psyjiics n’ont pas pleinement choisi leur situation, ils ne font que perpétrer un système qui les a eux-mêmes enfermés, et je ne suis pas le seul à ne pas les apprécier.

Elle refait régner le maître silence. Le maître qui fait prendre son sens aux mots, et permet à chacun d’en évaluer la teneur. Je ne songe même pas à l’interrompre, lui laissant prendre son temps, le laissant s’installer pour mieux disparaître. Je ne suis pas sûr qu’elle ait finie qui plus est. Il reste, dure, s’étend, nous laisse entendre les vagues bruissements environnant, les sons qui montent de la ville qui dort, l’écho du vent dans les dunes, dans les rues, tant des sons que seul le silence permet d’entendre, sans qu’on les remarque vraiment quand il est installé, sauf quand on les écoute. Il est également légèrement brisé par nos respirations, nos mouvements, les froissements de nos vêtements. Un moment on ne peut plus calme, et pourtant tellement de pensées agitées.

Elle reprend sur une note plus positive, malgré ce que laissait présager le nouveau départ. La solitude, nous l’avons en commun, ça c’est sûr. L’envie de tout plaquer également, ça ne fait aucun doute. Le fait de reprendre le dessus, néanmoins, je lui en laisse les lauriers, j’en ai été totalement incapable jusqu’à présent. Reprendre contact avec sa famille, sa vraie, je pense qu’elle a bien fait. J’espère pour elle que ces gens ne la trahiront pas. Normalement, une famille est faite pour ça, même si la mienne n’en est pas l’exemple parfait.  Pour ma part, si seulement je pouvais oublier, si on me donnait le choix, je le ferai sans doute, du moins jusqu’à maintenant c’est le choix que j’aurai fait, il m’aiderait tellement à avancer, ou du moins à ne plus stagner comme je le fais. Malgré mes choix non effectués, je comprends les siens, et l’envie même pour cette force que je ne sais avoir. Si je pouvais oublier, ah, si seulement.

Lentement, quelque chose change. Je la vois bouger, approcher sa main malgré sa peur qui semble habituelle du contact. Elle hésite, cela se voit, mais je ne bouge pas, la laisse faire. Si elle pense pouvoir le faire, cela doit pouvoir l’être, et je ne ferai que lui gâcher cet essai si je bougeais, quand bien même cela pourrait faire très mal. Je regarde sa main, qui doucement s’avance et se pose. Rien ne se passe. Ou au contraire, tout se passe. Aucun de nous deux n’est plus seul, nous sommes deux maintenant, deux à devoir chercher la solution à leurs problèmes, deux qui allons la chercher de concert, deux qui allons pouvoir nous entraider, nous appuyer l’un sur l’autre, et finalement nous extirper de cette gangue de soucis dans laquelle nous vivons. Deux au lieu d’un, cela fait un sacrée différence, et un sacré changement. Je la sens, et c’est clair et limpide, soulagée d’avoir pu poser sa main sans que rien n’advienne. Soulagée n’est pas le bon terme, trop léger pour décrire ce qu’elle a sûrement ressenti, puisque comme elle le dit jamais elle n’a pu toucher quiconque.

Je la vois sourire et lui renvoie ce même sourire, sincère, amical. Je laisse passer un temps, temps durant lequel la brise augmente légèrement, amplifiant les sons qui jusqu’alors étaient si légers.  Je fais passer par mon sourire ce que je cherche seulement pour l’instant à dire. Le fait qu’elle peut compter sur moi, le fait que je l’aiderai si elle a besoin, le fait que j’accepte sa proposition. Je fais passer tout ça par un simple visage. J’écoute le vent jouer avec nous, je souris de plus belle, et les larmes jaillissent. Non pas des larmes de tristesse comme celle qui auraient pu jaillir tout à l’heure quand je lui parlais de moi, mais des larmes de joie, de joie devant un moment de plénitude, de toute beauté. Devant un de ces instants fugaces qu’offre la vie durant lesquels on réalise qu’il y a encore quelque chose à en attendre, même si ce ne sont que quelques moments, rares, espacés. Je me reprends, lentement, parviens à les faire cesser de couler, mon sourire s’élargit de plus belle, et je me tourne vers elle.

« Sache que je suis là aussi. Sache que si tu as besoin. Même si jamais tu ne parviens pas à me faire confiance ce qui semblerait logique. J’espère ne jamais te trahir, j’espère toujours t’être loyal, et ne jamais rien faire qui puisse trahir ta confiance. Je serai là également. Nous sommes deux maintenant. »

Je ponctue cette phrase en m’accoudant à nouveau à ses côtés sur la rambarde, un grand sourire aux lèvres, les traces des larmes encore présentes sur mes joues. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre quelqu’un avec qui on se sent bien au point de lui proposer de s’aider mutuellement à régler ses problèmes.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Lun 20 Avr - 14:42

J'espérais sincèrement qu'il avait compris ce que je voulais dire. S'était bien la première que j'avais envie de tisser un lien avec quelqu'un. Le fait qu'il était insensible à mon pouvoir d'empathie, devait bien entendu jouer sur le fait qu'il était quelqu'un que j'acceptais plus facilement. Contrairement à d'autre, je pouvais rester des heures avec lui sans ressentir un quelconque sentiment et s'était très reposant. Mais il n'y avait pas que cela en vérité. J'avais remarqué des similitudes entre nos deux situations, le fait d'être constamment seul sans personne. Lui n'avait plus de famille, la mienne était éparpillés et je ne savais pas comment la reconstruire. Ma vie entière avait été basé sur des mensonges et même mon meilleur ami, mon protecteur en titre avait craché sur notre amitié pour mener à bien une enquête sur mon dos avec les psyjiic histoire de voir l'étendu de mes pouvoirs et de celui qui m'avait servit de protecteur. Il avait été au courant de tout, rien que d'y penser m'énervait au plus au point. Mais je ne pouvais pas faire sans n'est-ce pas ? La vie était ainsi faite. J'étais bloqué dans un présent qui ne me plaisait pas forcément je devais bien l'avouer. J'étais coincé dans un temple, à devoir répondre à des ordres émanant de plus haut et cette canicule n'engageait à rien. J'en avais assez de tout ça. Si je n'avais pas une tâche à mener, je serais devenue une hors-la-loi, fuyant alors les Psyjiic et leur règles rigides. Fuyant la ville, laissant au désert le soin de me compter comme l'une de ses enfants.

J'étais lasse de tout cela. Lasse de ce que cela m'apportait. Car depuis cet incident, il n'y avait plus réellement de bonne chose. Je devais faire régner l'ordre, je ne voulais plus faire confiance, je n'arrêtais pas de me battre avec l'archi-psyjiic parce que dans un sens j'en avais assez d'être constamment surveiller. J'avais passé un cercle, j'aurais dû être tranquille, mais personne ne me faisait confiance, probablement parce qu'à tout moment je pouvais perdre le contrôle et tuer tout ceux qui se trouvaient autour de moi. Cependant... ce que personne ne savait s'était l'évolution de ce pouvoir, ce pouvoir que je pouvais utiliser de manière curatif, pour soigner les ptits bobo du quotidien. Ce que personne ne savait, c'était que je pouvais parfaitement me contrôler depuis cette étape, depuis que j'avais retrouver mon père. Il m'avait appris, car lui aussi était empathe. Il m'avait apprit à bien gérer les sentiments et en y pensant bien, je ne pouvais pas non plus ressentir les siens, lui non plus ne pouvait pas ressentir ce que je ressentais. Cela voulait probablement dire que l'Andar'ä de mon collègue d'une nuit. Tiens en pensant à cela, je ne savais même pas comment il s'appelait.

Un petit rire me prit quand je me rendis compte que j'avais donner les clés à quelqu'un dont je ne connaissait même pas le prénom. Je venais en quelque sorte de lui dire qu'il pouvait compter sur moi alors que je ne savais même pas comment l'appeler. Bon sang, ce que la vie était ironique je vous jure. Et puis, il prit la parole alors que j'étais perdue dans mes pensées. Sa phrase me fit sourire et un sens me soulagea d'un poids. Il avait compris, je tournais ma tête vers lui pour voir des larmes encore présente sur son visage. Ai-je fais quelque chose que je n'aurais pas dû ? Comment le savoir ? Je ne savais même pas ce qu'il ressentait. À ce moment-là je compris que j'allais devoir trouver une autre manière d'apprendre de lui. Je ne pouvais pas le connaître par ses émotions, mais en vérité, on ne connaissait jamais personne par ses émotions n'est-ce pas ? Je finis par venir effacer doucement la trace de larme qui était du côté où je me situais et reprit tranquillement.


« Au fait, je m'appelle Ayanëa, mais tout le monde m'appelle Aya. Ravie de te rencontrer et heureuse de savoir que je peux enfin compter sur quelqu'un. »

Je ressentis alors l'impatience de mon protecteur. Demain, une rude journée nous attendait et cela faisait déjà trop longtemps que nous étions là. Des heures probablement. Je soupirais en regardant le ciel s'éclaircir doucement. La nuit n'était pas encore terminé, mais il ne restait en tout et pour tout que six heures avant mon prochain réveil et si je voulais être efficace, j'allais devoir aller me coucher. Je soupirais doucement. Pour la première fois de ma vie, je n'avais pas envie d'être au lendemain, je n'avais pas envie de faire mon devoir. Je voulais rester avec lui et parler, être tranquille au calme. Mais je n'avais pas réellement le choix.

« Bon, je vais devoir y aller. Mon protecteur s'impatiente déjà. Dans six heures je dois me lever pour prendre ma patrouille et si je ne suis pas en forme, je vais me faire taper sur les doigts. Je suis contente de te connaître. Et si tu as besoin, n'hésite pas à envoyer des messages à mon attention chez les Psyjiic sans être trop explicite. J'ai l'impression qu'il lise le courrier. »

Je n'avais vraiment pas envie, mais je finis par me décoller de la rambarde avec un nouveau soupir. Je n'osais pas trop le toucher quand même, s'était trop nouveau encore pour moi, mais je me tournais doucement vers lui.

« Merci pour ce moment de tranquillité, j'espère qu'on pourra s'en faire d'autre. Autre part qui sait. La ville regorge de petit bijoux de ce genre et Evant'ÿs n'est pas en reste non plus. Merci pour tout. Ça fait du bien de ne plus être seule. À une prochaine j'espère. »

Et je pris tranquillement les escaliers pour redescendre, pensant déjà au fait que j'allais de nouveau me retrouver enfermé dans ce temple ou chaque personne qui me croisait s'éloignait de moi de peur que je ne leur jette un mauvais sort probablement. Même les Psyjiics étaient cruels entre eux, je détestais cela, maintenant que j'avais goûté à la tranquillité, je ne voulais pas revenir dans le bruit. Avec un dernier regard douloureux envers lui, je descendis rapidement avant d'être tenter de me planquer toute la nuit ici.


Autrefois, je répondais au nom d'Esthia Shallal, mais ça c'était avant d'apprendre la vérité. Désormais, je me battrais au grand jour. Attends-moi, je viendrais te chercher et toi crains-moi, cache-toi, car rien ne pourra m'arrêter désormais, bientôt ce sera ton tour de souffrir comme tu l'as fait souffrir.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)   Mer 22 Avr - 15:10

En entendant sa phrase, je me rends compte que je n’ai même pas pensé à me présenter ni à demander son nom. Ce n’est à vrai dire pas quelque chose qui me vient souvent à l’esprit, la plupart de mes rencontres n’étant qu’éphémère au final. La plupart, pas celle-ci, avoir son nom a donc une raison d’être, et une utilité, ce qui me change de d’habitude. Avoir son nom pourra peut-être me permettre de la retrouver au besoin, et me permettra surtout d’avoir un moyen de l’appeler, puisque c’est là leur utilité.

Je remarque soudainement un changement dans sa manière d’être, et la phrase qu’elle prononce ensuite me le confirme. « Son protecteur s’impatiente », dit-elle, ce à quoi une question vient spontanément s’inscrire dans mon esprit : « comment le sait-elle ? ». Cela peut sembler logique, elle peut se douter que son protecteur s’impatiente, mais ça me semble trop soudain et trop catégorique pour être réellement juste un doute. Cela ne change rien cela dit au fait qu’elle doive y aller, après tout, elle a des devoirs. Mais elle me donne le moyen de la contacter, même si comme elle le précise, tout dire dans le détail alors que ma lettre passe par les Psyjiics ne me serait pas venu à l'esprit une seule seconde.  

« Moi, je m’appelle Zaltar Alek, si tu veux, tu peux me rechercher via les halls d’entraide des Aar’An dans les bas-quartiers. »

Elle s’éloigne de plus en plus, et je laisse mes mots se finir dans le vent. Je remarque son dernier regard et lui répond par un sourire amical mais malgré tout douloureux. Je reste ici quelques temps durant encore, repensant à cette nuit. Je n’irai certainement pas travailler aujourd’hui, non, ce n’est pas ce que je prévoie. Je finis par redescendre, retrouver mon chemin dans la ville, chemin qui est flou à cause de la boisson que j’avais dans le sang au moment de l’emprunter la première fois, puis par rentrer chez moi. Je me pose sur le lit, repense encore à la nuit, accueillant une vague de joie. Puis je la renforce par moi-même, me procurant un sentiment de bonheur jusqu’à me vider de mes forces. Je ne suis plus que joie, et bonheur.
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[Terminé] Bagarre et étrangeté (Pv Zaltar)

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