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 Une idée qui mérite réflexion (Pv Ilmaha)

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MessageSujet: Une idée qui mérite réflexion (Pv Ilmaha)   Mer 11 Fév - 10:34

La porte se refermait une nouvelle fois alors que mon regard se posait sur la pile de papier sur mon bureau. Un long soupir s'échappa de mes lèvre. Bon sang la journée allait être longue. Je rajustais la chaîne autour de ma taille repensant alors à mes anciennes années chez les Doss'Ta. Dieu que ce temps était loin. J'avais l'impression que chaque jour m'éloignait un peu plus de celui que j'avais été là-bas. Heureusement, j'avais toujours mes camarades pour venir me distraire un peu quand je n'avais que des papiers à remplir comme ici. Je regardais rapidement le dessus de la pile et soupirais ouvertement une fois de plus. Monsieur Aldor avait encore décidé de s’agrandir. Sérieusement quand est-ce qu'il arrêterais cet idiot. Bientôt il occuperait la place de deux maisons et ça je ne le voulais pas. On pouvait être riche et être moins dépensier tout de même non ? Ce genre de réflexion me fit sourire, j'avais l'impression de me revoir avec mon père et ma mère outrageusement dépensier. J'avais toujours espéré qu'à Evant'ÿs je pourrais réguler ça, mais certaines personnes ne savaient pas rester raisonnable.

Je commençais donc à lire les papiers, les remplir, y apposer mon sceau quand s'était nécessaire, expliquer la raison de mon refus quand il fallait. Généralement je ne faisais que cela ces derniers temps. Remplir des papiers, essayer de contenter tout le monde et bien entendu, faire en sorte que chacun se sente à l'aise dans cette ville. Une ville que j'aimais par dessus-tout, même si la diriger s'avérait plus compliqué que ce que je pouvais imaginer. Un nouveau soupir s'échappa de mes lèvres au moment ou quelqu'un frappa à la porte et entra sans que je n'ai le temps de dire entrer. La seule personne capable de faire ça était probablement mon meilleur ami et ancien collègue Jost Eïyan. Je le regardais, lui et son sourire à toute épreuve, à croire que chaque fois qu'il me voyait je le faisais rire.


« Alors comme ça la fonction de dignitaire est soupirante à souhait. »
« Et tu te penses drôle avec ton humour au raz du sable ? »
« Hey !! Je fais avec les moyens du bord, je te rappel que j'ai jamais eu beaucoup d'humour. »
« Ouais pas besoin de le rappeler, je le sais parfaitement. Qu'est-ce qu'il y a alors ? »

Il me regarda soudainement gêné. Ce n'était pas son genre cet attitude, alors je me demandais bien ce qu'il avait à me demander, avec sa feuille entre les mains. Je lui laissais quelques secondes supplémentaires et puis, ne voyant pas arriver la demande, je pris l'initiative. Je me levais tranquillement de mon bureau et vint lui prendre la feuille des mains.

« Hey... mais... »

Je lisais tranquillement en souriant et finalement vint lui ébouriffer la tête.


« C'est super ça. Alors l'heureuse élue s'appelle Mia. Comment est-elle raconte ! »

Je le regardais tranquillement et puis finalement je repris la parole.


« Tu as peur que je te la pique ou quoi ? »
« Non, j'avais surtout peur que tu m'en veuille. »
« Pourquoi ? »
« J'aurais moins de temps pour toi et je dois repartir à An-Trazza. »
« Hey, tu penses réellement que j'ai beaucoup de temps à moi ? »
« Non, c'est vrai. M'accorde-tu le droit en tant qu'ami de repartir. »
« Avec joie, et ne m'oublie pas sur la liste des invités. »

Un nouveau sourire et je le congédiais gentiment. Il avait sa vie, j'avais la mienne. Cela ne faisait que quelques minutes que j'étais de nouveau derrière mon bureau qu'une autre visite s'annonça. Je fis entrer le jeune homme qui me servait de second et lui demanda ce qu'il y avait.


« Monsieur, un homme est là, visiblement de la Ghilde Ar'An, il voudrait une audience avec vous. »
« Connaîs-tu la teneur de sa demande ? »
« Non monsieur, il ne veut parler qu'à vous. »
« Bien, fais le entrer alors. »

J'attendais donc derrière mon bureau, mes papiers rangé dans un coin que l'homme veuille bien entrer, curieux de savoir ce qu'il désirait.
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MessageSujet: Re: Une idée qui mérite réflexion (Pv Ilmaha)   Mer 11 Fév - 19:51

Après un an à Evant'ÿs, il était temps de préparer le voyage jusqu'à An-Trazza et son temple de l'eau. Pas tout de suite, évidemment. Un mois était nécessaire aux inquisiteurs et prêtres pour organiser mon déplacement de manière sûre et efficace, ainsi que de prévenir les prêtresses de Lith Merë de ma prochaine arrivée. Autant dire que j'avais encore quelques semaines devant moi, et que je comptais bien profiter des jours qu'il me restait dans la cité. J'avais grandi à Evant'ÿs, était-ce si étonnant si j'y étais attaché ?

Quoi qu'il en soit, ce fut en feuilletant un livre et en en apprenant un peu plus sur la sécheresse qui diminuait les rations d'eau que me vint cette idée. Le peuple avait peur. Ça, je l'avais remarqué parce qu'il y avait nettement plus de monde quand je donnais mes bénédictions. Et on m'avait recommandé de détourner le sujet de l'assèchement de l'oasis, ou au contraire d'ânonner qu'il s'agissait d'une épreuve divine et que notre foi serait assez forte pour la réussir. On m'avait aussi souligné l'importance de demander des donations au profit du temple, mais je prétendais l'oublier à chaque fois. Bane Jiin ne m'avait pas cru. Évidemment.

Aussi, pour distraire les gens de leur inquiétude, je m'étais plongé dans de larges volumes relatant l'histoire d'Evant'ÿs. Dans l'espoir d'y trouver une quelconque célébration afin de leur donner autre chose à penser qu'une eau se raréfiant. On peut m'arguer que dissimuler une partie des événements n'est pas des plus justes, mais à ceux-là je répondrai qu'il vaut mieux mourir le sourire aux lèvres et l'esprit apaisé. Je n'étais pas là pour proférer une apocalypse ou une fin du monde, mais bien pour rassurer le peuple et incarner un symbole d'espoir et de foi. Si moi je ne faisais rien, personne n'allait bouger et des troubles plus grands encore pouvaient se profiler. Avec les temps actuels, on n'avait vraiment pas besoin d'une guerre pour l'eau, voyez ? Ça me ferait chier de voir des gens se battre et crever juste pour une goutte de liquide. Or certains ne voyaient pas cet assèchement d'un bon œil. Personne ne le voyait ainsi, notez, mais les autres en profitaient pour répandre peur et désordre et en faire du profit. Et s'il y a bien une chose qui m'emmerde, c'est qu'on s'en prenne à mon peuple pour se faire de l'argent dessus. D'où mon exaspération quasi constante des Mestres et du culte de la Trinité, oui.

Mais je m'égare. C'est donc en lisant avec attention que j'avais trouvé une fête qu'on ne pratiquait plus depuis longtemps. Et pour cause, on l'aurait qualifié aujourd'hui de païenne. Personne ne révère le sable. Encore moins quand les tempêtes se levaient et fouettaient Evant'ÿs. Mais je pouvais la détourner. J'allais partir dans quelques semaines, peut-être pouvais-je m'inspirer de ce festival pour faire le mien ? Après tout, certains louaient déjà l'Enfant-Fleur, alors pourquoi pas une fête en son honneur ? Ça pouvait paraître terriblement prétentieux, mais si j'avais l'aval du Mestre, ce festival pouvait bien devenir une tradition à Evant'ÿs. Et d'ici là, l'eau sera revenue. Si Lith Merë le veut bien. Et qu'elle existe. Et qu'elle daigne s'occuper de son peuple qui va crever de soif.

C'est ainsi que petit à petit, je présentai mon idée, mon projet au Mestre et à ses prêtres. Tout en faisant miroiter la perspective des nouvelles dévotions, entre autres pièces gagnées. La fête en elle-même n'avait rien de bien compliqué : il s'agissait plus d'une espèce de fête foraine que d'un festival, où chacun pouvait présenter des activités ou des numéros en l'honneur de la Trinité, pendant trois jours. Après quoi, la fête se terminait par une célébration aux dieux – je l'avais rajouté – ainsi qu'une bénédiction de ma part. Autant procéder à un sacrement en plein air. Ce serait nettement plus agréable, et riches comme pauvres seraient mêlés. Pas que je conchiais le système de caste, mais si en fait.

Pour cela, il me fallait l'aide de quelqu'un de haut placé dans la société d'Evant'ÿs. Pas que le Mestre rechignait, mais ces choses là appartenaient au côté laïque, et s'il voulait bien superviser l'idée du festival (puisque de base religieux) et chapeauter certaines activités – baptême et autre prêchi-prêcha, Bane Jiin étant ce qu'il était, qu'il accepte était déjà un grand pas en avant – pour les autres, il fallait bien que quelqu'un d'autre s'en charge. Certainement pas moi. Déjà que je me mêlais à la plèbe par cette idée saugrenue, il ne fallait pas exagérer. Et puis j'appartenais à la religion. Mes bénédictions faisaient partie de ce que le Mestre voulait bien accorder au festival. Alors il fallait que je m'adresse au dignitaire de la cité. En l'occurrence Kieran Aketh.

Au début, la requête n'aurait dû être présentée qu'après mon départ et par un tiers. Mais j'insistai tellement auprès de Bane Jiin que celui-ci, excédé, me laissa partir pour le palais du dignitaire accompagné de deux inquisiteurs. Je crois sincèrement que si je n'avais pas été l'Enfant-Fleur, le Mestre m'en aurait collé une depuis longtemps. Oui, sauf qu'on ne touche pas impunément l'essence des dieux. Hé, hé.

Je partis en milieu de matinée. Même si je m'étais levé à l'aube, ces heures là avaient été consacrées aux prières, premiers sermons, et à planifier mes arguments auprès du dignitaire. J'avais beau savoir parler devant une foule et ne plus ressentir de l'anxiété à ce propos, ça ne m'empêchait pas de me sentir nerveux. A presque vingt-huit ans d'existence – peut-être plus, peut-être moins... – jamais on ne m'avait laissé organiser un événement d'une telle échelle. Bon, d'accord, ce n'était qu'une fête et elle ne dépasserait sans doute pas l'enceinte d'Evant'ÿs, mais même ! Ça restait un festival. Et je n'avais jamais été autorisé à en approcher un. Alors en organiser...

Le dignitaire Aketh étant occupé avec quelqu'un, je patientai en rêvant. Mes inquisiteurs faisaient preuve de la hauteur nécessaire, moi j'étais dans la lune, somme toute, nous étions tous trois dans notre rôle. Quand mes chiens de garde se resserrèrent à mes côtés, je compris que quelqu'un venait de me parler. Bien joué Ilma. Je me tournai vers un homme plutôt jeune. Mais allez savoir. J'étais une véritable quiche pour discerner les âges. Celui-ci, voyant qu'il avait enfin mon attention, reprit :

« Je disais : vous recherchiez quelque chose, messieurs ? »

Je lui souris.

« Juste à voir le dignitaire Aketh.
- Puis-je connaître le motif de votre venue ?
 »

Un ton plus sec, cette fois. Cela fit réagir mes chiens de garde qui faillirent aboyer que le freluquet parlait à Sa Sainteté Ilmaha Ua et qu'il devait surveiller un peu le ton avec lequel il s'adressait au Héraut de la Trinité. Je les connais. Un geste apaisant de ma part leur fit ravaler leurs paroles.

« Non, mais n'en prends pas ombrage. Je ne parlerai qu'au dignitaire. Si mes amis te font craindre pour sa sécurité, je leur demanderai de rester ici. »

Un peu perturbé par mon tutoiement et mon air tranquille, il parut réfléchir quelques instants. Sans doute pour se dire que l'espèce d'allumé qui était venu ici n'était finalement pas dangereux. Je n'y peux rien. On m'a appris à tutoyer tout le monde, à cause de l'essence des dieux, alors c'est devenu une vieille habitude dont je n'arrive pas à me défaire.

Quelques instants plus tard, le jeune homme revint.

« Je vais vous introduire auprès de monsieur Aketh, suivez-moi. »

Les inquisiteurs suivirent, mais s'arrêtèrent à la porte, que le jeune homme ouvrit pour moi. Il s'effaça devant moi et j'entrai dans le bureau. Une fois la porte refermée, j'inclinai légèrement le buste vers le dignitaire. Du point de vue tant laïque que religieux, il me devait un certain respect, mais le salut que je lui fis était celui d'un semblable face à un autre. Il allait me permettre de mettre en place mon festival. Sans compter mon aversion des castes, c'était une raison amplement suffisante pour le traiter en égal.

« Bonjour, maître Aketh. Si nous ne nous sommes pas déjà croisés, je suis certain que nous avons entendu parler l'un de l'autre. Je suis Ilmaha Ua. Si tu le permets, j'ai une requête à te proposer. J'espère que tu as la journée devant toi. Je ne suis pas certain que cette affaire sera réglée avant la fin de la matinée. »

A ceci, je rajoutai un demi-sourire désarmant. Nous étions seuls dans la pièce, alors le masque de sérieux et de hauteur, je pouvais le laisser tomber pour quelques instants. Et donc me permettre de faire autre chose qu'un sourire absent ou paternaliste. Liberté !


Dans le doux abîme, ô Lune, où tu te plonges,
Es-tu le soleil des morts bienheureux,
Le blanc paradis où s'en vont leurs songes ?
Ô monde muet, épanchant sur eux,
De beaux rêves faits de meilleurs mensonges,
Es-tu le soleil des morts bienheureux,
Dans le doux abîme, ô Lune, où tu te plonges ?

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MessageSujet: Re: Une idée qui mérite réflexion (Pv Ilmaha)   Sam 14 Fév - 10:41

J'attendais patiemment. Je savais que Reil, allait probablement faire tout son possible pour que seule une personne puisse entrer dans mon bureau. Bien entendu, il cachait bien son jeu, sous ses airs polis et tranquille, il s'agissait d'un ancien Doss'Ta. Peu musclé c'était certains et on aurait pu le croire sous entraîné, mais son pouvoir était somme toute fascinant et bien rapidement on avait remarqué qu'il allait être fortement utile. Il savait tout aussi bien se battre qu'un Doss'Ta hyper entraîné, son domaine : la ruse. Son point fort : se fondre dans la masse. Son point faible : son envie de toujours trop bien faire. C'était pour cela que je l'avais pris à mon service et je devais avouer que contrairement à tous les autres, j'avais tissé avec lui un lien de confiance solide qui se consolidait au fur et à mesure du temps. Je laissais de côté mes réflexions lorsque finalement j'entendis des pas près de la porte. Je levais tranquillement la tête lorsque l'homme entra et me leva lorsqu'il s'inclina. Contrairement aux autres, je me fichais éperdument de devoir le saluer parce que d'un point de vue religieux il était plus élevé que moi dans la hiérarchie.

Loin de moi l'idée de remettre en cause les divinités, mais si elle se souciait du peuple comme il était dit dans les écrits alors aucune d'entre elle n'aurait laissé la chaleur monté, les puits s'assécher et l'Oasis se réduire énormément. Non, elles auraient fait quelque chose. Moi j'étais là pour le peuple et s'était cette seule vérité qui importait. Alors pourquoi m'inclinais-je à mon tour ? Tout simplement par politesse et respect envers lui. Contrairement à ces autres pompeux, il semblait vouloir parler d'égal à égal et je devais avouer que déjà il montait dans mon estime contrairement à tout ceux qui venait me voir et exigeait que je leur rende service. Il pensait sérieusement parler à qui ? Je laissais de nouveau mes pensées de côtés et le laissait reprendre la parole. La façon dont il s'adressa à moi, me fit grincer des dents, j'avais l'habitude des formules de politesses, mais là, le maître était réellement de trop, cependant je grinçais moins des dents en l'entendant me tutoyer. D’ailleurs cela faisait étrange. D'un côté il m'appelait maître et de l'autre il me tutoyer. Je haussais les épaules, peu importait.


« Laissons tomber les formalités veux-tu. J'ai effectivement entendu parler de toi et je dois avouer que cela m'impressionne de te voir dans mon bureau en personne. D'ordinaire on ne t'aurais pas laisser venir n'est-ce pas. Y-a-t-il une raison pour qu'on te laisse présenter ta requête toi-même ? »

Une simple question somme toute rhétorique. Je n'avais rien du dignitaire parfait, j'étais un ancien soldat de haut certes, mais j'avais construit ma réputation en protégeant et sauvegardant le peuple. Mes poings avaient été ma seule arme durant un temps, ma force et le combat avait été mes seuls maître, désormais j'étais devenu un homme important et beaucoup me trouvais bien trop proche du peuple. Cependant je n'étais pas devenu dignitaire pour être un type riche et au dessus des lois. Non j'avais garder mon franc parler de Doss'Ta, mes manières parfois un peu rustre et sèches. Mieux valait ça qu'autre chose. Je finis par poser mon regard sur lui.

« Je suis tout ouïe concernant ta requête et mis à part des papiers ces derniers temps je ne bouge pas de mon bureau. La sécheresse n'aide pas. Je peux bloquer ma journée il n'y a pas de souci. »

Je me tournais vers la porte, marchant jusqu'à elle et l'ouvrant tranquillement.

« Rail, annule mon rendez-vous de cette après-midi, repousse le à demain matin s'il te plaît. »
« Bien Monsieur. »


Je grognais mais ne dit rien d'autre. Je repartis dans l'autre sens invitant par cela même à Ilmaha de savoir.

« Je t'en prie prends donc place, ce sera bien plus agréable que de rester debout. Et merci d'avoir laisser tes gardes à la porte, je n'aurais que très peu apprécié qu'ils entrent avec toi. »

Sous entendu du fait qu'on avait pas confiance dans le dignitaire pour assurer la protection de quelqu'un. S'était quelque chose que je détestais parce que même si je n'étais plus Doss'Ta, je n'en gardais pas moins mes réflexes. Je finis par me rasseoir moi aussi.


« Bien, explique moi donc en quoi pourrais-je t'aider. »

La discussion était lancé. Et j'attendais de connaître le contenu de ce qu'il allait me dire pour pouvoir savoir en quoi je pouvais lui être utile.
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MessageSujet: Re: Une idée qui mérite réflexion (Pv Ilmaha)   Lun 16 Fév - 20:24

« Laissons tomber les formalités veux-tu. J'ai effectivement entendu parler de toi et je dois avouer que cela m'impressionne de te voir dans mon bureau en personne. D'ordinaire on ne t'aurait pas laissé venir n'est-ce pas. Y-a-t-il une raison pour qu'on te laisse présenter ta requête toi-même ? »

Raconter combien j'avais été excessivement énervant auprès du Mestre, ça comptait et ça serait accepté comme réponse ? Sans doute pas. Même si Aketh avait abandonné assez vite l'étiquette et le protocole, il restait un soldat dans l'âme. Manquer à la discipline et n'en faire qu'à sa tête ne devait pas lui plaire. Devant m'attirer ses bonnes grâces, j'eus un sourire le plus ingénu possible – pas sûr qu'il tombe dedans – et haussai les épaules :

« Disons que le Mestre aime à ce que je m'investisse moi-même pour les projets qui me tiennent à cœur. »

Gros menteur.

Après quoi, le dignitaire Aketh me fit énormément plaisir. Bon, peut-être était-ce que parce que c'était dû à mon statut, ou, me connaissant, que je me sois déplacé en personne voulait peut-être dire une affaire d'importance, mais le fait qu'il annule tous ses rendez-vous amena un sourire ravi sur mes lèvres. Après avoir appelé le garçon qui m'avait conduit ici – Rail, donc – il referma la porte.

« Je t'en prie prends donc place, ce sera bien plus agréable que de rester debout. Et merci d'avoir laissé tes gardes à la porte, je n'aurais que très peu apprécié qu'ils entrent avec toi. »

Le plaisir était pour moi. Je n'avais que trop rarement l'occasion de me débarrasser des mes chiens de garde. Je comprenais la nécessité de les avoir avec moi, comme je savais que eux aussi avaient un devoir envers Merreth, mais ça ne m'empêchait pas de les envoyer voir ailleurs si j'y étais aussi souvent que possible. Je tirai donc un fauteuil vers moi pour m'y installer le plus confortablement possible.

« Par où commencer, dignitaire... ? »

Je n'étais pas particulièrement à l'aise quand j'étais assis. Tant pis pour son invitation, je me relevai aussitôt. Mes sermons, je les faisais debout. Assis, j'avais juste l'impression d'être d'autant plus statique, englué par des années de traditions. J'évitais de bouger le plus possible, afin de préserver la dignité de la Sainteté, mais si j'en avais l'opportunité, je marchais ou faisais de grands gestes de bras. Ce jour était le jour où je pouvais, pour un instant, laisser tomber la distinction de l'Enfant-Fleur. Kieran Aketh allait pouvoir voir pendant un bref moment Ilmaha. Non pas le Saint mais l'homme. Et j'étais persuadé que ce serait l'un de mes meilleurs arguments de vente.

Quoi ? Il fallait rester pragmatique. Il pourrait se targuer d'avoir aperçu l'humain derrière la figure hiératique. Une pointe d'orgueil, et le tour serait joué.

Je désignai de la main la fenêtre par où passait la lumière du jour et la chaleur étouffante qui accablait Merreth depuis quelques semaines.

« Je n'ai pas besoin de te rappeler ce que nous vivons. Dos'Ara nous regarde plus férocement, Lith Merë nous retire son eau, et Aanessa s'apprête à accueillir dans sa douce étreinte les plus faibles d'entre nous. »

Être peut-être plus humain, mais pas moins dévot. Personne ne devait se douter une seule seconde que je n'y croyais pas.

« Colère divine, châtiment envers les pécheurs ou simple épreuve pour les justes, la Trinité n'a pas jugé bon de m'éclairer sur ce point. Mais j'ai constaté de plus en plus de personnes venant à mes bénédictions, comme de personnes qui voulant tirer bénéfice de toute cette sordide histoire. Il ne le faut pas ! C'est la peur que je ressens, dignitaire. Et elle n'est bonne pour personne. Ce n'est pas que la foi qui risque de déserter les moins forts, mais aussi la joie et la volonté de surmonter cette épreuve. Je ne blâme pas ceux qui se montreront faibles, car je ne demande à personne de se montrer courageux tout le temps, mais ils ne doivent pas perdre l'envie de vaincre et de survivre. Ils ne doivent pas perdre leur espoir. »

L'espoir. Une chose que je connaissais très bien puisque c'était pour ne pas en retirer à mon peuple que j'avais décidé de garder le masque de l'Enfant-Fleur. Tout au long de mon discours, j'avais parfois laissé mes émotions m'envahir, ce qui s'était traduit par de grands gestes de bras, des poings qui se ferment, de l'indignation, aussi, et parfois quelques éclats de voix. Jamais devant un laïque je n'avais eu le loisir de montrer tout ce panel d'émotion. Mais, pour m'excuser, il fallait avouer que le bien-être de mon peuple me tenait à cœur. Pas ma faute si j'étais passionné. Cela dit, j'avais encore assez de tenue pour m'empêcher de jurer. C'était toujours ça de gagné.

« Ce que je suis venu te proposer, maître Aketh, c'est un moyen de prévenir cette perte d'espoir. Peut-être que ça marchera. Peut-être pas. Mais c'est un moyen comme un autre d'y parvenir et de distraire suffisamment notre peuple pour éviter son affliction. »

Je pris une pause pour inspirer profondément et reprendre mon calme.

« Une fête. »

Si cela pouvait l'intéresser, alors je pourrai continuer jusqu'à obtenir son aval. Autrement, il me faudrait chercher ailleurs. Ou faire pression. Si j'avais pu convaincre un Mestre revêche et bigot, je pouvais tout aussi bien emmerder un petit dignitaire pour le faire plier.


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MessageSujet: Re: Une idée qui mérite réflexion (Pv Ilmaha)   Mar 17 Fév - 15:07

J'attendais son discours parce que je savais parfaitement qu'il m'en ferait un. Tout ceux qui se décidaient à me demander quelque chose venait avec des discours bien fait, bien sous tout rapport. Je ne savais pas exactement ce qu'il voulait mais je savais aussi que quelque part ce qu'il allait me dire avait probablement à voir avec la sécheresse qui semblait s'abattre sur nous. Je ne comprenais pas pourquoi la chaleur était si intense et je doutais pour ma part que les dieux y soit pour quelque chose. Je n'y croyais pas réellement, je préférais de loin trouver des explications qui étaient plus réaliste que celle-là. Cependant je pouvais comprendre que les fidèles voulaient que cela viennent des dieux. Cela voulait dire que si nous décidions de faire quelque chose pour eux, alors il y aurait la possibilité de changer leur jugement. Dans un sens c'était une idée qui se tenait, dans l'autre... je n'étais pas certains de la finalité. Seulement je le laissais exposé ses arguments, je le laissais parler, me faire comprendre que ce qu'il avait en tête était une bonne idée, que cela permettrait aux fidèles de reprendre courage et ainsi de pouvoir penser à autre chose. De pouvoir se dire que personne ne les avait abandonné. Bien entendu l'espoir....

Je ressassais les raisons qui m'avaient fait devenir dignitaire. Si pour préserver le peuple, il fallait pour cela que je mente, je n'hésiterais certainement pas. Certes pour certains, je passerais probablement pour un hérétique, mais j'avais vu tellement de chose en tant que Doss'Ta que je ne pouvais décemment pas dire que les dieux y étaient pour quelque chose. Ce n'était pas les dieux qui poussait l'homme à vouloir se battre, à vouloir transgresser les règles. Certains font de dieu leur émissaire alors qu'en vérité il n'agisse que pour leur propre bien, il ne prêche que pour eux et pas pour les autres. Il se fiche totalement de ce qui peut arriver à ceux qui les entourent. Ils ne le font seulement que pour leur gloire. Je secouais la tête, sortant de mes pensées. Pour finalement écouter le reste de sa tirade. Discours pompeux s'il en était mais plutôt vrai en un sens. Je pris donc le temps d'attendre la fin pour finalement me lancer à mon tour.


« Il est vrai qu'avec la chaleur qui nous arrive et la sécheresse qui s'en suit, le moral des troupes risquent de s'affaiblir. »

J'avais gardé un langage très militaire.

« Peut-être qu'effectivement cela marchera ou peut-être pas. Là où je poserais un bémol, ce serait probablement sur l'organisation de cette fête, ne sachant pas réellement ce que vous pouvez avoir en tête, je ne peux pour le moment pas réellement donner mon avis. Mais si cela se fait, il va y avoir de nombreuses choses à mettre en place et je suis certain que votre éloquence et votre acharnement sera un atout considérable pour vous aider à maintenir cet événement en place. »

J'avais insisté sur éloquence et acharnement parce que pour être totalement honnête, je n'étais pas certain que le Mestre lui ai donné l'autorisation seulement parce qu'il aimait s'investir dans les projets qui lui tenait à cœur. Généralement ce genre de projet était mené par le Mestre lui-même, même si dans un certains sens, ce type devant moi pouvait bien entendu mener des projets à bien, ce genre de projet d'envergure les personnes importantes voulaient constamment en avoir la primeur, ne serait-ce que pour le prestige. Je soupirais intérieurement, ne cherchant pas forcément à cacher qu'il y avait plusieurs choses qui me dérangeait, ne serait-ce que pour la sécurité, j'allais de nouveau devoir travailler avec les Doss'Ta et si cela m'enchantait, j'étais aussi pas mal nostalgique.


« Bien, votre projet peut bien entendu être intéressant, cependant, j'aurais besoin de plus de précision. Quel genre de fête ? Qu'est-ce que cela apporterait concrètement ? Que devrions-nous faire ? Que faudrait-il mettre en place ? Et toute ces petites choses qui me permettrait d'assurer la sécurité des citoyens. Vous comprendrez que je ne peux accorder cette fête sans en connaître les détails.»

Voilà, c'était de nouveau à lui. Je ne pouvais répondre à ces questions, seul lui pourrait me permettre de juger si cela en valait la peine ou non. J'espérais seulement pour lui qu'il ne serait pas des plus insistant sur le sujet si je n'étais pas tout à fait d'accord. Je ne supportais pas les gens insistant et je préférais de loin qu'on expose les faits sans obliger les autres à être d'accord avec.
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MessageSujet: Re: Une idée qui mérite réflexion (Pv Ilmaha)   Lun 6 Avr - 22:58

A l'évocation du moral des troupes, je retins une moue amusée. Bah ! J'avais bien mes propres tics de langage, je n'allais pas lui tenir rigueur des siens. Même si imaginer tout mon peuple armé... quoique. L'usage des armes était réservée aux castes guerrières. Si savoir manier au moins une dague était la base de tout habitant du désert, l'apprentissage de l'épée et d'autres armes plus « nobles » étaient surveillées et généralement réservées à ceux qui parvenaient à se payer un maître d'armes ou qui, au contraire, n'avait pas assez de moyen et étaient passés dans le domaine illégal et de contrebande de Merreth. Ce n'était pas si bête, ce qu'il disait là, Kieran Aketh. Des troupes. Des hommes tous égaux... Hum.

Je me reconcentrai cependant très vite : si avec une foule, je pouvais me permettre de rêvasser, ce n'était pas la même chose avec un face à face. Fais attention à ce que ton interlocuteur te dit, Ilma. Ça va servir tes intérêts, alors pense à maintenant plutôt qu'à demain, petit con.

Il émit des réserves. Ou plutôt des interrogations. Je m'y attendais. Mon introduction n'avait pas tellement permis de savoir ce que j'avais en tête. Alors il était temps pour moi de rentrer dans le vif du sujet. Et de ne pas passer par quatre chemin. Un homme qui préfère parler de son peuple comme de troupes n'aime pas la parlotte à laquelle je suis habitué. Tant mieux. Chassez le naturel, il revient au galop, comme on dit, mais mon naturel était grossier et hérétique. Suffisait de garder le côté bref de la chose et éviter les apostasies. Je réussissais devant les Mestres, inquisiteurs et prêtres. Je tutoyais la religion. Je pouvais réussir à me tenir devant un petit dignitaire.

« L'organisation sera à moitié assurée par Bane Jiin. C'est une fête, certes, mais il ne m'aurait certainement pas autorisé à te proposer l'idée si elle n'était pas religieuse. »

Je me rendis compte que mon ton était devenu un peu trop sec à l'égard du Mestre et je me repris aussitôt. C'est sans le moindre changement d'expression faciale que j'annonçai :

« C'est une fête en l'honneur du don des dieux : de l'Enfant-Fleur. »

Inutile de préciser qu'il s'agissait de moi. Je me serai giflé pour tant de prétention, mais si je voulais convaincre Aketh, il fallait que je croie en ma propre divinité, qui méritait sans aucun doute une ou deux célébrations. Peut-être qu'il comprendrait qu'il ne s'agissait que d'un prétexte. En tous les cas, je n'allais pas lui dire. Il était suffisamment grand pour savoir quel parti pris adopter et quelle opinion avoir sur tel ou tel sujet. Qu'il me méprise pour ma vanité s'il le voulait, je n'en avais rien à carrer. Ce qui m'importait, c'était d'avoir son accord pour mon putain de festival. Et il allait me le donner.

J'inspirai profondément :

« Le festival se tiendra pendant trois jours, durant lesquels nous organiserons quelques activités, et où les marchands les plus divers pourront présenter leurs marchandises, que ce soit nourriture ou déguisement. Ce qui importe c'est que les gens s'amusent. Et pour s'amuser, ils doivent boire, chanter, danser : oublier. C'est aussi une bonne occasion de célébrer mariages et bénédictions, puisque – je jugeai bon de le rappeler – il s'agit d'une fête religieuse. Elle sera clôturée par une prière et un sermon que je guiderai. Bien évidemment, le mot sera donné pour que des marchands ou des forains se déplacent et bénéficient de notre organisation. En échange d'une certaine somme et d'un pourcentage modique de leurs recettes, ils auront le droit d'occuper un emplacement dans la ou les rues où se tiendra le festival. Ce qui nous apportera argent, paix d'esprit, et nouveaux fidèles. Quoi qu'il en soit, si tu me donnes ton aval, nous travaillerons de concert pour apaiser l'esprit de notre peuple. Ce que j'ai en tête n'est pas compliqué : la célébration est plus une fête foraine en soi. Si je peux m'occuper des diverses activités religieuses et de la présence d'inquisiteurs pour une partie de la sécurité et renforcer tes hommes, tu devras te charger du reste. Je n'ai pas à te dire comment gérer la sécurité de ta cité. »

Si je n'avais pas été plus acide que cela, la dernière phrase était un défi envers de dignitaire. Je n'allais pas gérer tout seul et lui servir la fête sur un plateau d'argent. J'avais passé près de vingt ans – peut-être plus, peut-être moins – dans des temples à ânonner conneries sur conneries, il escomptait quoi, que je savais parfaitement gérer et organiser quelque chose d'une telle ampleur ? Si j'étais venu le voir lui, c'était bien parce qu'il s'agissait de son boulot, merde.

Je lissai un pli imaginaire sur mes vêtements, et ajoutai un argument auquel je venais tout juste de penser :

« Et il n'y a pas seulement les profits, tant religieux que monétaires. Il y a des gens qui profiteront de cette fête pour conclure certaines affaires. Tu combats le crime dans cette cité. Ceci peut te donner un prétexte pour les arrêter et les interroger. Mesures préventives de protection. Le prétexte à la con qu'il te fallait pour mettre la main sur des criminels... »

J'avais laissé échappé une petite vulgarité, mais j'avais dans l'idée qu'il ne s'en formaliserait pas.

Ou peut-être que si ? Mais comme dit plus haut, ce qu'il pensait, je n'en avais rien à foutre.


Dans le doux abîme, ô Lune, où tu te plonges,
Es-tu le soleil des morts bienheureux,
Le blanc paradis où s'en vont leurs songes ?
Ô monde muet, épanchant sur eux,
De beaux rêves faits de meilleurs mensonges,
Es-tu le soleil des morts bienheureux,
Dans le doux abîme, ô Lune, où tu te plonges ?

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MessageSujet: Re: Une idée qui mérite réflexion (Pv Ilmaha)   Jeu 9 Avr - 12:22

J'attendais donc ses explications moins concises. Je voulais savoir en un sens s'il ne s'était agit que d'un coup de tête où s'il avait réellement réfléchis à la situation. Organiser ce genre de truc n'était pas de mon ressort, je me contentais de faire régner l'ordre et d'éviter que les choses ne dégénèrent en cas de besoin. Être dignitaire n'était pas forcément quelque chose de très appréciable si on y regardait. Gérer une ville ne s'apprenait pas dans les papiers, tout comme être soldat. Chaque jours apportaient son lot de problème et j'avais suffisamment de problème ces derniers temps pour éviter de me fourrer dans un guêpier avec un festival organiser sur un coup de tête. Je fus rassurer dans un premier temps d'entendre que le Bane Jiin se chargerait de cela. Un homme que je connaissais et d'une très grande droiture, un bon point pour eux. Quand il me dit que la fête serait en l'honneur de l'enfant-fleur, je n'eus pas de réaction particulière. Je me fichais parfaitement en l'honneur de qui serait cette fête.

Pour moi, la religion était inutile. Sérieusement, si les dieux et déesses existaient, pourquoi laissaient-ils leur peuple dans ce genre de souffrance ? Pourquoi l'eau venait à manquer ces derniers temps ? Pour la chaleur ne cessait d'augmenter ? Le peuple n'avait rien fait pour mériter ce genre de problèmes, hors, il leur tombait dessus. Que certains croient en la religion, s'était leur problème, pas le mien. Pour ma part, je n'étais pas certains que cela soit la bonne idée, mais pourquoi pas n'est-ce pas ? J'avais déjà dû faire pas mal de chose pour calmer tout le monde et je devais avouer que ce n'était pas toujours plaisant de prendre des décisions, surtout de cette ampleur. Je le laissais cependant continuer, sans rien montrer de plus qu'un visage impassible. Ses explications semblaient censé, cependant la façon dont il les donnait me faisait me demander si on lui disait non parfois. J'aurais adoré pouvoir le faire, rien que pour voir sa tête, cependant je réservais encore mon jugement. Sa dernière phrase me donna d'ailleurs encore plus envie de lui dire non et par cela même de lui en mettre une au passage.

Sérieusement, il se permettait de parler ainsi parce qu'il était adulé et qu'il était l'enfant-fleur. Contrairement à ces autres moutons, je me fichais pas mal de qui il était. Pour moi, il n'était qu'un homme comme un autre, rien de plus, rien de moins. L'empereur m'avait fait confiance en me remettant cette cité, ce n'était pas un crétin qui allait me faire plier juste parce qu'il pensait qu'avec un tutoiement et quelque mots vulgaires on pouvait se mettre un dignitaire dans la poche. Je le regardais sans rien dire et une fois qu'il eut finis, je pris la parole à mon tour.


« Il n'existe aucun prétexte à la con comme tu dis pour arrêter les criminels, il n'y en a pas besoin. Nous avons assez de Pyjiic puissant pour ne pas avoir recourt à cela. De plus il est évident que je n'ai besoin de personne pour gérer la sécurité de MA cité, merci de le souligner. »

Je n'étais pas encore en colère, énervé probablement. Mes mots et mon ton était clairs, si ses paroles pouvaient être acide, alors les miennes aussi. Qu'il ne se méprenne pas sur ce mes intentions. Ce que je voulais s'était aider mon peuple et non pas aider l'église.

« Que ce soit bien clair, vu que visiblement nous somme dans les confidence et que tu ne te prive pas pour montrer que tu es prêt à tout pour mettre en place ton foutu festival. Je suis quelqu'un d'assez arrangeant et j'aurais sans doute accepter sans rechigner si on était venu me présenter ce festival sans ce ton acide qui semble dire que j'ai plutôt intérêt d'accepter. »

Je le regardais froidement. J'étais un Doss'Ta avant d'être dignitaire, je n'étais pas complètement stupide et je savais parfaitement les enjeux de chaque chose.

« Si j'accepte ce festival, ce n'est pas pour la religion. Je me fous totalement du fait que ce soit pour l'enfant-fleur ou pour un autre de ces prêtres qui sont soit disant au dessus de tout, si j'accepte, c'est pour le peuple. Parce qu'il a besoin d'espoir, parce qu'il a besoin de quelque chose pour sortir la tête de ce sable et de cette chaleur qui menace de les étouffer à chaque minutes. »

Je finis par prendre un papier et des notes.

« Puisque tu semble si prompt à l'ouvrir, je te préviens de suite. Le moindre incident religieux vous sera totalement incombé, peu m'importe qui l'aura commencé. Chaque marchand devra venir ici au palais pour que je lui délivre un permis pour ce festival. Ils auront tous un emplacement et les Doss'Ta ainsi que les Pysjiic seront là pour faire régner l'ordre. Si tu pensais que venir ici seulement pour demander l'autorisation suffirait, tu te fiche le doigt dans l'oeil, tu vas encore avoir du boulot. »

Je finissais de rédiger ma lettre avec les instructions. M'envoyer tout ceux qui voulait s'installer, me faire un listing de ce qu'il y aurait dans la fête, avec les horaires précises. Je la mis dans une enveloppe et la lui donna.

« Pour Bane Jiin. Une fois qu'il aura répondu à cela, je pourrais mettre en place concrètement mes troupes pour faire éviter les débordements. »

Je finis par écrire un second papier et lui tendit d'un geste sec.

« Voici l'autorisation. Si j'ai à le regretter ça risque de très mal se passer. »

Avec cela, il semblait congédier. J'allais devoir réunir toute ma petite clique pour pouvoir mettre au point la sécurité de la ville. Et j'avais besoin de quelqu'un qui n'était pas à Evant'ÿs. Enfin pas de suite, j'espérais que le temple d'Azur soit d'accord avec ma décision, car à An-Trazza, il y avait aussi de quoi faire.


« Maintenant si vous voulez bien, j'ai à faire. »


La porte s'ouvrit et mon assistant se tenait là. Je lui fis signe d'entrée. Maintenant il allait devoir mettre en place sa fête et moi gérer le reste, pour le bien de la cité.
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Une idée qui mérite réflexion (Pv Ilmaha)

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