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 L'eau petit matin - PV Baal & Salim

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MessageSujet: L'eau petit matin - PV Baal & Salim   Lun 8 Sep - 21:43

Lasse d'une nuit trop longue, Na' décidait de se ressourcer au temple. Son temple chéri et adoré.
Elle longea longtemps les murs, laissant ses doigts frôler l’antre sacrée. Il n'y avait qu'ici qu'elle se sentait bien. Elle respirait l'odeur de l'eau, car l'eau possède une odeur, dans ce lieu, mêlé à l'encens. Na' flottait dans une paix avec elle-même qu'elle ne peut imaginer hors de ses murs. Une de ses mains est fortement pressée sur son ventre. La paume grande ouverte, sang chaud battant contre la peau fine de son ventre.
Elle resta longtemps a errer, comme un spectre. D'ailleurs elle aurait aimé être un fantôme en ces lieux, incapable d'en sortir, enchaînée mystiquement, un lien unique et puissant les unissant à jamais. Mais ce n'était pas le cas.
La réalité était qu'elle empestait le parfum, ses fragrances fleuries à elle, elle cocottait réellement, d'où l'expression. La senteur délicate mais entêtante c'était mélangée à une toute autre odeur bien plus repoussante, la transpiration, sa transpiration à elle, sa transpiration à lui. Elle était lasse. Il était beau et riche, mais elle n'en avait cure. Elle ne s'était pas encore lavée, avait filée au petit jour et était venue se ressourcer ici. Ses cuisses poisseuses la dégoûtait, lui filait la nausée.
Elle se laissa tomber sur un banc, avec une grâce impensable, pourtant, c'est de tout son poids qu'elle s'affala, mais on eut cru à une plume délicate, éclatante sous un rayon de vitrail. Elle fit signe à Manar de monter sur ses genoux, jusque là, il l'avait suivi, obéissant et silencieux, dans son errance folâtre. Il sauta, heureux de revenir dans les bras de sa maîtresse. Si cet animal était réputé comme sauvage, c'est parce que son apparence dégoûtait plus d'un, mais Na', trop heureuse de trouver un erzast de bébé l'avait adopté et chéri.
Elle aurait aimé lui dire, le caressant, qu'ils étaient à la maison, dans le temple de maman, mais tout ça était faux, désespérément faux, évidemment faux.

Dans sa tristesse, l'eau qui coulait la berçait, alors que Manar avait tendrement fermer tous ses yeux sous les gestes bienveillants de Na'. Comme s'il ne fut pas un monstre, comme si elle ne fut pas triste, ils étaient tels une gravure d'apaisement.
Au loin, une lourde porte se referma dans un bruit étouffé qui la fit sortir de sa torpeur, prenant la créature dans ses bras, la berçant comme son enfant, elle se dirigea vers les bains.
Elle était heureuse et soulagée de pouvoir se laver de cette nuit, l'eau en déferait son souvenir qui planait sur elle, néfaste.

Elle se dévêtit, des froufrous de violets pourpre s'amassèrent au sol. Ils semblait pesant, d'un tissu inadapté à ces contrées chaudes. Le décolleté avait disparu dans les méandres de l'étoffe qui paraissait d'un coup dénuée de charme et de la légèreté enchanteresse qui symbolisait Na'. Alors, même sa beauté enchantait ses vêtements ? Elle entra lentement dans la chaleur du bain, voulant s'en délecter, la savourer, après avoir posé Manar, assoupi, sur une serviette propre. Les animaux n'étaient peut-être as les bienvenus, mais, dans son coin, sur son petit linge neuf, il était inoffensif, ne faisait aucun dégât, attendrissant avec ses petites pattes recroquevillées et ses yeux doucement clos.
Na' contempla ses pieds et ses mollets, ils avaient adoptés une teinte rougeâtre, avant qu'elle ne finisse de descendre les marches qui menaient l'eau jusqu'en haut de ses cuisses. Se délectant de cette image de paix et de maternité, elle s'installa, assise sur un renfoncement, au sein de l'eau. Et il ne dépassa plus que la rondeur de ses épaules, et son beau minois, si fin et si étrangement captivant, aux cheveux attachés en chignon négligé mais toujours de leur couleur flamboyante.

Enfin, elle était chez elle, enfin, cette eau reflétait son cœur, dévot et maternel, enfin, rien de ceci n'était réel.


Dernière édition par Na' Dir Ziran le Mar 9 Sep - 19:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'eau petit matin - PV Baal & Salim   Lun 8 Sep - 22:27

La sueur, dégoulinante et suintante envahissait presque chaque centimètres de ma peau sous ma lourde armure dorée, faisant de moi une véritable cocote minute. La route avait été longue depuis les profondeurs du désert jusqu'à la capital de Merreth, sans équipage ni monture cette fois-ci, j'avais arpenté pendant plusieurs jours l'étendue brulante et mortel que représenter l'océan de sables. Le désert séparait les rebelles mieux connu sous le nom de « Fils du désert » de cette tyrannie des ghildes que nous combattions encore et toujours. Les pensées barbares qu’ils prônaient comme l’esclavage ou la servitude était des valeurs que nous abhorrions au plus haut point.
 
J’avais déjà effectué ce voyage de nombreuses fois, c’était toujours la même chose, le même chemin, la même chaleur et le même résultat une fois sur place. Les populations les plus précaires étaient manipulées par des haut-dirigeant ou simplement des personnes plus fortunées dans le seul but d’accroitre leurs pouvoirs ou leur plaisirs personnels, triste constat qui m'avait amené à me battre contre ce système quoi qu'il m'en coûte. Leur offrir une vie de liberté, une vie convenable. Mais aussi et surtout une vengeance. J’étais un rebelle et un hors-la-loi, cette pensée ne me quitter jamais l'esprit, car cela signifiait la mort si je venais à être repérer et capturer par les membres des ghildes. Bien que l'idée puisse être effrayante, cela ne m'intimider pas vraiment. C’était un risque évaluer, rien n’y personne n’avait jamais réussi à me démasquer, Certains avaient certes quelques doutes, mais finissaient généralement par disparaitre mystérieusement dans la nuit, ne laissant alors plus aucune traces d’eux. Le monde était injuste et j’avais donc décidais d’utiliser des méthodes peu conventionnelles pour l'améliorer.

Cela faisait bien une heure que j’avais pénétré dans An-Trazza, cette grandeur de jadis, érodée par la corruption inhérente aux Ghildes. Hélas la nuit avait déjà masqué la totalité des places majestueuse de cette cité des vices. Impossible de m’aventurer dans les bas quartiers à cette heure tardive, les rencontres n’auraient surement pas était des plus cordial et au vu de mon odeur je me refuser de côtoyer qui que ce soit, fut il mon propre ennemi. C’est alors qu’au détour d’une ruelle lugubre me vint une idée, le temple de l’eau et ses bassins enivrant. Ma solution était toute trouvé face à cette puanteur nauséabonde, une bonne douche, un bon bain et l’affaire était régler. Les pauvres gens allait devoir attendre demain matin, pour l’heure mon corps réclamer mon attention et je n’allais pas lui faire faux bond. J’accélérais donc le pas en direction du cœur de la grande métropole, à la recherche du temple des plaisirs charnels. Croisant quelques passants ci et là, des personnes pauvres pour la plupart qui n’avait pas de quoi boire ou se nourrir convenablement, ils erraient sans but attendant une mort salvatrice. Cela devait changer.


Plusieurs minutes de marche me permirent finalement d’atteindre l’intérieur du temple de l’eau, me dirigeant directement vers l’accès aux thermes publics. Je m’étais faufiler avec la plus grande discrétion, ne souhaitant pas être repérer à cet heure dans un tel endroit, quelques gardes devait sans doute traverser la ville aux moyens de rondes, mais cela ne m’effrayai pas vraiment et puis après tout, un petit entrainement physique n’était pas de trop. J’entrouvais les portes et retirer rapidement ma lourde armure gardant simplement à côté de moi mon épée près du bord de l’eau. Ainsi, plus une seconde à perdre. Je prenais un peu d’élan et allait faire un plongeon retentissant dans l’eau, éclaboussant plusieurs zones autour de moi, enfin un peu de fraicheur dans cette fournaise, la sensation de bien-être m’envahissait et j’étais ainsi en cet endroit. Bruyant, sale et dévêtue.


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MessageSujet: Re: L'eau petit matin - PV Baal & Salim   Mer 10 Sep - 21:33

Salim ne connait pas son nom, mais il connaît son crime. En entrant dans la maison, ses yeux balayent les lieux. Idoles impies, autel sacrificiel ou trempe encore le sang d'un quelconque innocent, et surtout l'hérétique. Alors qu'il se retourne au bruit de la porte ouverte à la volée, Salim le transperce de son regard haineux, nul besoin de cérémonies ou de belles paroles, pas besoin d'exprimer le moindre souhait, il va tuer cet homme et ce dernier fera tout pour lui échapper. L'inquisiteur pousse un hurlement guerrier, implorant Dos'Ara de l'aider à tuer ce vil individu, il lance un bolas qui part s'enrouler autour du cou de l'être impur qui lui fait face, les lourdes balles lestées le désoriente, le temps qu'il s'occupe de cet imprévu, Salim est déjà sur lui. Le premier coup d'épée ne rencontre que l'acier du couteau sacrificiel, les flammes luisent sur l'acier des lames et sur l'insigne d'inquisiteur, mais le servant de Dos'ara n'a pas dit son dernier mot. avant que son ennemi ne puisse se remettre du premier coup, un magistral coup de genoux au bas ventre lui arrache un hurlement de douleur, la lame sacrifielle tombe au sol dans un bruit feutré, le tapis blanc qui est devant l'autel se teinte de rouge alors que Salim plonge sa lame avide dans le dos de l'homme recroquevillé, un cri de douleur déchire la nuit. L'épée de l'inquisiteur n'a pas finit son office, elle se retire du corps de l'impie et fend les airs, ainsi que son crâne qui éclate sous la puissance du coup, répandant matière cérébrale et sang aux alentours, et donc sur Salim.

Le travail à été bien fait, retrouver cet homme n'avait pas été simple mais sans lui et ses écrits impie, le reste de sa bande sera perdue et éparpillée, son seul objectif aujourd'hui était le prêcheur, Salim sait que son travail n'est pas fini, il as encore bien des hérétiques à occire, cette religion dédiée au culte du géant des sables et nouveau mais il devient populaire, son chef reste un fantôme insaisissable. Des bruits de cavalcade se font entendre, les miliciens Doss'Ta arrivent. Salim ne les craint pas, son rang le protège de ce genre d'actes meurtriers, surtout quand l'hérésie est évidente. Un sourire orne son visage alors que les pas résonnent sur le plancher. Salim se retourne calmement, saisissant au passage un tissu traînant sur l'autel, il essuie sa lame souillée et observant d'un œil calme les Doss'Ta qui le tiennent en respect avec leurs armes, lorsque le symbole de l'inquisition apparaît à leurs yeux, ils se calment et prennent enfin toute mesure de la situation, les idoles et l'autel, nul doute sur ce qui vient de se passer, l'inquisition mène la danse.


-Messieurs, je veux que cet endroit soit mis à sac et retourné en tout sens, arrachez le plancher si il le faut mais je veux tous les artefacts et objets non habituels à ma résidence près du temple de Dos'Ara, demandez Salim Ib'n Bahra.

Il n'a pas de temps à perdre avec ces deux troufions, le sang de l'être impur qu'il as massacré empoisse ses vêtements et il préférerait crever que de devoir supporter la corruption de cet être répugnant sur lui une minute de plus, il issue son visage souillé à la hâte à la simple pensée que la corruption de cet homme puisse rejaillir sur sa pureté. D'un geste autoritaire, il enjoint un des deux Doss'Ta à l'escorter, il ne vas pas se balader plein de sang dans les rues, insigne d'Inquisiteur ou pas. L'autre aura pour tâche de boucler cet endroit en attendant les renforts qu'ira chercher son compagnon. L'escorte et le planton, voilà bien des rôles qui conviennent parfaitement à ces deux là. Un sourire éclaire le visage de Salim lorsqu'il passe le pas de la porte, il se sent plus léger, l’atmosphère impie de ce lieu lui pesait si lourdement que retrouver l'air frais de la nuit le revigore. Alors que le garde l'escorte vers les termes les plus proche, il s'engage dans une discussion informelle avec lui, visiblement c'est un père de famille, un homme bien issu d'une famille vouée à la ghilde guerrière.

Les thermes étaient désertes à cette heure-ci, après un rapide au revoir, Salim fit son entrée, il confia ses effets à un adepte surpris de voir un homme ensanglanté mais qui lui indiqua la direction des bains d'un air blasé le mettant simplement en garde quand à la nécessité de ne pas entrer dans le bain ainsi ensanglanté, il lui indiqua l'endroit il il pourrait procéder à ses ablutions sans souiller les bains. L'inquisiteur fit son entrée, il se glissa dans la salle exiguë et entama d'enlever le sang et les débris de cervelle qui maculait encore son visage grâce à l'imposant seau qui lui sert de douche. Une fois débarrassé, l'idée d'une baignade le prend soudain, après tout, il as bien mérité un peu de repos et ses habits ne seront pas propres avant un certain temps. Pénétrant dans les bains à proprement parler, il se dirige vers le bassin ou un homme se trouve déjà, Salim remarque l'armure dorée et l'épée mais n'y fait pas plus attention, après tout, nombres d'hommes ne se sentent en sécurité nulle-part, et la vulnérabilité ensuite par les bains pourrait conduire les moins vigilant à la mort si un assassin tentait de les surprendre. L'inquisiteur se fend d'un salut, son oeil luminescent s'attardant brièvement sur le visage de son compagnon de bain, après tout, un peu de suspicion ne fait jamais de mal. Il y as également une femme, bien que Salim sente un certain inconfort à partager son bain avec une dame, les thermes sont mixes et il doit bien s'y plier, elle est d'une grande beauté, des cheveux roux et une peau délicieusement hâlée couplés à un corps comme sculpté par la main d'un maître artisan lui tire un sourire gêné quand leurs regards se croisent, bien qu'il ne soit pas sûr qu'elle l'ait remarqué. Salim pénètre ensuite dans le bain, la fraîcheur le saisit immédiatement, le serviteur du dieu du soleil frissonne légèrement mais continue son avancée inexorable. Nulle besoin d'embêter son interlocuteur, sans oublier qu'il n'a que faire de cet homme, il se pose donc vers le bord du bassin, profitant simplement de l'instant.


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MessageSujet: Re: L'eau petit matin - PV Baal & Salim   Ven 12 Sep - 9:02

Na' aurait préféré se délecter du calme ambiant, délasser les nœuds dans ses épaules, juste fermer les yeux et humer l'air consumé d'encens. Mais voilà l'eau qui s'agite, des vaguelettes viennent chatouiller ses clavicules. Elle ouvre ses yeux, devant lesquelles étaient tombées ses lourdes paupières. Elle jeta un regard lasse mais intrigué à l'homme qui avait dérangé le calme, l'ambiance qu'elle aurait voulu garder jalousement comme un petit bijou, une pierre précieuse et qui venait de voler en éclat. Elle ne lui en voulait pas, comment pourrait-elle ?

Pour reprendre contenance et possession de l'atmosphère tendre qu'elle aurait voulu faire régner, elle se retourna à demi, et appela, à plusieurs reprises, dans un souffle :
« Manar, Manar.. ! »
La bestiole s'éveilla difficilement, s'étirant finalement, et, d'un pas tranquille, s'approcha de sa maîtresse, qui tendait une main élégante vers la créature. Elle flatta sa petite tête de poupon décharné.
« Encens. » Dit-elle en lui montrant, au loin, un bâton fumant.
L'animal regarda la chose, puis le doigt, puis les si beaux yeux suppliants de sa maîtresse.
« S'il te plait. »
Manar, le pas incertain alla jusqu'au bâton désigné, se retournant régulièrement, guettant avec attention les réactions de sa maîtresse. Celle-ci l'encouragé d'un air tranquille et maternelle, tendant toujours un bras interminable, fin, galbé et étincelant, lascif et ferme. L'index tendu, fermement, sans agression, comme en lévitation.
Il revint, avec dans la gueule ce qui lui était demandé. Elle le flatta, toujours d'une voix étouffée pour ne pas rompre le charme du lieux. Caressant la lumière de sa vie, et l'incita, dans un même geste envoûtant à rejoindre sa serviette.
Elle savait qu'elle enfreignait les règles des thermes en amenant Manar, et non seulement, en le laissant circuler. Mais elle aimait son enfant, et elle savait qu'il le lui rendait bien, avec autant d'amour et de dévotion qu'on en doit à la Mère Déesse.

Elle agitait devant son nez le bâton d'encens qui mêlai des senteurs boisées et de la citronnelle. Elle faisait danser la fumée devant ses yeux en des mouvements ronds et érotique. Arriva un autre homme à ce moment, leurs regards s'entrechoquèrent plus qu'ils ne se croisèrent.
Son sourire à lui était crispé, ce qui la renvoya au fait qu'elle-même n'était pas très à l'aise loin de la solitude espérée. Elle soupira légèrement, à peine pour ne pas paraître impoli, mais son soupir fut si joli qu'on en aurait dit une note de sirène. Son pouvoir lui échappait totalement, il émanait d'elle sans qu'elle en fut consciente, incontrôlable, il gravitait autour d'elle, l'enfermant dans un halo de beauté.
Elle était juste belle.

Elle enfonça encore son corps dans l'eau, on ne voyait même plus la rondeur de ses épaules, seul son cou dépassait. Elle refit son chignon pour qu'il tint mieux, enroulant ses cheveux roux autour d'une baguette. Alors qu'elle retenait un nouveau soupire, elle se retourna pour voir Manar qu'elle entendait tourner et retourner dans sa serviette. Obéissant, il n'en dépassait pas le seuil, mais le sommeil l'avait quitté.
Elle hésitait à se congédier.
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MessageSujet: Re: L'eau petit matin - PV Baal & Salim   Ven 12 Sep - 18:13

Enfin un peu de calme, j'allais peut-être finalement pouvoir me décontracter qui sait. Mon plongeon avait légèrement secoué la pièce et une fois le calme revenu je balayais du regard le bain, faisant la découvert que je n'étais pas si seul et libre que ça. Tant pis j'avais déjà commencé à prendre possession des lieux et cette jeune dame bien que sans doute très jolie pour la plupart des hommes m'étais indifférente. Je fermais à cet instant les yeux, pensant, laissant mon esprit à la dérive. Des millions d'images me traversèrent l'esprit alors que mon corps était naturellement réchauffé par le doux contact de l'eau bouillante, on perds trop souvent l'occasion de se décontracter dans un lieu pareil, c'est une forme de bêtise selon moi et en cet instant rien n'aurait pu déranger ma sérénité.

Les minutes défilent, nous semblons tout deux gênés de la présence de l'autre, on se cache, on s'immerge. Un spectacle qui mélange honte et un côté pitoyable qui se rapprocherait presque du comique d'un point de vue extérieur. Le fait que la jeune femme soit presque en train de s'enfoncer la tête dans l'eau ne peux m'empêcher de sourire légèrement, laissant mes dents parfaitement blanches à l'air libre quelques secondes. C'est alors qu'elle se détourne de moi pour allez parler à ce que je pense être tout d'abord le mur. Sa santé mentale serait donc à remettre en question ? Non. Quelques secondes me suffisent pour voir apparaitre jusque-la tapis dans l'ombre une créature à première vu abominable, une sorte de caricature de nourrisson, un affront à la vie et à sa beauté. Cependant, j'évite de donner mon avis, sachant que les "animaux" si cette chose appartient vraiment à cette catégorique est interdite. Cela brise mon mutisme, trouvant la l'occasion d'établir un semblant de conversation dans ce silence abyssal.

C'est à cet instant qu'un bruit léger se fait entendre, me coupant net dans mon élan, je quitte la femme des yeux et dirige mon attention vers ce nouveau venu, nos regards se croisent brièvement, un œil luminescent proche d'un pal reflet de soleil s'impose à mes yeux. Mon habitude fait que je suis plus ou moins obligé de détailler ses faits et gestes, c'est plus un amusement qu'autre chose dans cette situation, mais cela a au moins le mérite de passer le temps. Je crois comprendre à son incertitude qu'il n'apprécie pas particulièrement le contact des autres dans ce lieu généralement intime, je ne peux que le comprendre. Il est vrai que d'imaginer plusieurs inconnus nu autour de vous n'est pas des plus facile, surtout lorsque ce lieu est mixte.

Mon regard se fixe à nouveau sur la jeune femme. Débutant ce que j'avais mis en suspend à la suite de l'apparition du nouvel inconnu dans les thermes. M'adressant à elle d'une voix qui se veut audible sans être agressive.

- Vous êtes consciente que ce genre de.. d'animaux est interdit dans ces lieux ? Je ne voudrais pas mêler de ce qui ne me regarde pas, simplement l'intervention de quelconques personnes de plus risquerais légèrement d'être agaçant.

Je fixais mes yeux sur la petite créature inhumaine avant de prendre une longue inspiration, il ne fallait pas juger simplement sur l'enveloppe, bien que cette chose soit d'une allure particulièrement repoussante, elle n'était peut-être pas si horrible au fond de ses entrailles que je supposais en décomposition au vu de son allure général. Je fermais alors mes yeux une nouvelle fois en me penchant en arrière contre la structure, qu'elle soit ou non intéressée par mes paroles ne me préoccuper pas tant que ça, j'avais simplement envie de briser cette monotonie qui nous avais envahi jusqu'à lors.


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MessageSujet: Re: L'eau petit matin - PV Baal & Salim   Mar 16 Sep - 15:28

Lavé de la souillure de l'hérétique et tranquillement posé dans le bain, Salim apréciait vraiment l'instant. Le calme, le silence, le fait que ces compagnons de bain gardent le silence lui plaisait vraiment. C'était pour lui un véritable temps de méditation et de repos de l'esprit. Il avait eut du mal à retracer ce culte et savoir que son leader n'était plus était très reposant, ses collègues avaient déjà dut s'occuper des lieutenants à l'heure qu'il était, le reste de la masse se disperserait rapidement, cela les rendrait bien plus faciles à traquer et à exterminer. Son travail était terminé et cela faisait du bien, que n'aurait-il pas donné pour un livre en cet instant, il faudrait qu'il pense à en faire venir un si un serviteur venait à passer. Les yeux fermés, il huma les vapeurs revigorantes du bain, les termes n'étaient pas son lieu favori mais quand ils étaient ainsi plongés dans le calme et la quiétude, il leur trouvait une dimension supérieure, presque propice à l'élévation spirituelle et au contact avec les dieux. Dos'Ara avait été généreux avec lui, le gratifiant d'une tâche sacrée et de la bienveillance d'un mentor et chaque jour il n'hésitait pas à remercier le dieu vigilant ainsi que ses compagnons célestes.

Mais le silence n'était pas fait pour durer. Alors qu'il sombrait dans un demi sommeil, il entendit la voix d'un homme, probablement celui qu'il avait vu en entrant, il devait s'adresser à la femme aux cheveux de feu. Salim tiqua, les gens ne pouvaient donc pas simplement apprécier la quiétude de ce lieu saint? Ne pouvaient-ils pas simplement se taire et laisser leur esprit transporté par les vapeurs? A croire qu'on vivait dans un monde de rustres et de sauvages, il ouvrit les yeux avec calme, sa pupille luminescente se braqua sur l'homme puis sur la femme qui était accompagnée d'une créature qu'il n'avait pas encore vu. L'aspect repoussant de cette créature ne le trompait pas, c'était une des innombrables bizarreries de ce monde, comme les serpents de cristal et les mastodontes du désert. Bien qu'ils soit habituellement interdit que de tels êtres se trouvent dans les termes pour des raisons principalement d'hygiène et de tranquillité pour les autres baigneurs. Salim ne comprenait pas la réaction vindicative de cet homme. Ils n'étaient que trois dans ces bains et cela n'allait sans doute pas changer de si tôt, ne pouvait-il pas simplement la fermer et laisser la dame et son familier en paix. Lui-même n'aurait pas dit non à la présence de son fidèle compagnon. Salim considéra de nouveau l'homme, visiblement le charme de la dame ne l'empêchait pas de s'adresser à elle d'une manière très agressive, sans doute un Doss'Ta, ces gens étaient assez peu connus pour leur finesse et leurres manières.


-Est-il donc impossible de profiter d'un bon bain? Cet animal n'a certes rien à faire ici mais si cette dame l'a mené ici c'est sans aucun doute en connaissance de cause. Je vous conseille de retourner à vos ablutions, personne n'est-ici pour troubler la tranquillité de l'autre et je pense que ce petit manquement n'a rien de dramatique. Les bains seront sans doute bientôt nettoyés et la nuit à été longue, je vous prie de profiter de ces derniers instants de calme.

Salim referma les yeux et retourna à son demi-sommeil. Espérant bien ne plus être dérangé par la voix agressive et puissante de l'individu.


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MessageSujet: Re: L'eau petit matin - PV Baal & Salim   Sam 20 Sep - 8:35

Elle agitait encore lentement le bâton d'encens devant ses yeux, en respirant l'odeur qui vrillait le cerveau, faisant danser devant ses yeux les volutes de fumées, écoutant les histoires qu'elle croyait chuchotées à son oreille.
La voix trop forte, quand même autoritaire figea Na'. Un des deux hommes venait de prendre la parole.
Elle trouva plutôt que c'étaient les manières de cet homme qui étaient agaçantes, mais elle était figée, sans mot dire. Elle n'était pas une rebelle, pour elle l'autorité, était, et puis c'est tout. Surtout que la voilà pétrifiée par un reproche qu'elle savait juste. Et elle se retrouvait coupée par le ton de l'homme qu'elle jugeait sans réponse.
Très vite, l'autre homme, plus discret. Qui semblait trouver en ces lieux le calme espéré, était tranquille, au loin, porté par la litanie paisible des lieux. Peut-être même était-il en train de s’assoupir. Les mots de l'homme le firent sans doute émerger, car il pris lui aussi la parole, à la défense de Na', fort heureusement.
Elle ne savait si c'était les propos de ce premier homme ou si c'était le fait d'avoir été dérangé dans sa méditation, mais elle lui était reconnaissante de bien vouloir lui répondre, elle qui en aurait été tout à fait incapable.

Elle pris le parti de se justifier.
Sa voix à elle était audible, bien entendu. Mais douce, timide en fait. Le calme de sa parole faisait violence à ses mots, bien découpés qu'ils étaient dans l'air, presque traînants et imprimés dans la vapeur de l'eau, tant sa voix était enjôlante.

« Merci Mon Sieur. » Dit-elle d'abord de sa voix faible, à l'attention du deuxième homme. Lui faisant un signe, de la tête, l'inclinant, comme un hommage.
« Voyez comme c'est tout à fait juste. » Fit-elle avec un sourire bien veillant  l'autre. « Manar est sage, il n'abîme pas les lieux, il reste sur son linge. »
A ces mots elle sortis ses deux bras nus de l'eau, longs et fins, reflétant la lumière des chandelles, rougeoyants, presque chimériquement brillants. L'encens agitait toujours une fumée ondulante entre ses doigts. Elle montra de ses mains fines, un Manar, en effet tout sage, qui, assis sur ses mille pieds, la regardait avec attention, étudiant les mouvements de sa chère maîtresse, qu'il aurait aimé rejoindre.
« Mon petit est sage et bien éduqué.» Expliqua-t-elle. « Vous pouvez lui faire entièrement confiance. »
Elle comptait rassurer l'homme, elle lui lui fit un sourire.

Elle attendit sa réaction au lieu d'imiter l'homme qui avait pris sa défense et retourner à ses songes.
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