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 La correspondance d'une empathe

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MessageSujet: La correspondance d'une empathe   Ven 22 Aoû - 10:17


Correspondance frère-soeur

Mon cher frère,

Voilà longtemps que je ne t'ai pas écrit et je suis désolé de l'attente que cela t'a donné. Karek m'a dit que tu attendais de mes nouvelles avec attention, mais ces derniers j'ai été pas mal occupé et je m'en excuse encore. Je suis allé voir maman il y a peu de temps. J'ai beau savoir que ce n'est pas de sa faute, mais chaque fois qu'elle ne me reconnaît pas, je ne peux pas m'empêcher d'avoir mal. Je me sens tellement coupable de ne pas pouvoir l'aider. Vois-tu, j'ai fais des recherche et il s'avère que si je pouvais lui transmettre mes sentiments, alors peut-être que je pourrais débloquer une partie de sa mémoire, seulement j'ai beau essayer encore et encore, rien n'y fait. Je n'arrive qu'à ressentir les sentiments je ne peux pas les transmettre. Peut-être que cela se fera avec le temps, mais pour l'instant je ne peut pas. J'ai vu Kraal aussi. Il regrette sincèrement de faire intrusion dans notre famille, mais je t'assure que c'est quelqu'un de bien. Il aide énormément papa et je ne pense pas que c'est à lui que tu devrais en vouloir, mais plutôt à papa.

Papa, je l'ai vu et il m'évite. Comme si j'étais un danger pour lui, comme si j'allais lui faire du mal. Je en comprends pas comment de la famille aimante nous avons pu terminé ainsi. J'ai l'impression que notre vie n'a été qu'un mensonge et que je me suis construite une vie idyllique pour éviter de voir la vérité en face. Penses-tu que tous les problèmes de notre famille vienne de moi ? Crois-tu que c'est de ma faute si les choses ne vont pas dans le sens qu'elle devrait aller ? Je suis persuadé que si maman à sombré dans la folie c'est parce que j'ai été emmené chez les Psyjiic. Si seulement j'avais pu prévoir que cela se terminerait de la sorte, je crois que j'aurais tout fait pour que personne ne découvre le don que j'avais. Je te dis ça, mais en vérité jamais je n'aurais pu le faire. Ce don est bien trop puissant, je ne veux pas être un danger pour les autres, tu me connais assez bien non ? Je crois que jamais je n'aurais pu supporter de faire du mal à qui que ce soit.

En ce qui concerne mon travail d'enquêtrice, je t'avoue que j'aime beaucoup. Il me semble que Karek t'en dit déjà pas mal sur moi non ? Tu prends des nouvelles par son intermédiaire je le sais il me l'a dit. Pardonne-moi de ne pas être assidue pour te répondre, mais j'essaie de faire beaucoup de chose en même temps, peut-être trop. Résoudre des enquêtes, chercher un moyen de faire revenir maman, maîtriser mon don et essayer de l'utiliser à bon escient, me protéger des autres. Sais-tu que ce don s'est développé au delà de ce qui est possible. Figure-toi que je ne peux plus toucher personne sans ressentir des vagues continue de sentiment émanant de cette même personne. C'est étrange n'est-ce pas ? Je ne pensais pas qu'en apprenant à gérer mon don pour éviter de tuer quelqu'un j'en arriverais à cette extrémité. La vie est devenue un peu plus compliqué je t'avouerais.

Je me demande d'ailleurs quand je te verrais pour une enquête, même si je doute que ce soit possible. Ces derniers temps on tente de m'éloigner de Karek parce qu'ils ont l'impression qu'il ne pourra pas me tuer si jamais je venais à déraper ou à vouloir m'enfuir. Je ne pense pas qu'ils aient raison. Je le lui ais déjà dit, si jamais je deviens un danger pour autrui, il m'a promis de faire ce qu'il faudrait pour que je ne fasse pas de mal. Je le crois sur parole, mais visiblement eux non. Je redoute le jour ou il ne sera plus mon protecteur. J'ai besoin de savoir que je peux compter sur celui qui me protège, j'ai besoin de savoir qu'il me laissera de la liberté et j'ai surtout besoin de ressentir qu'il ne se méfie pas de moi. Récemment j'ai eu une affaire avec un autre protecteur. Le début à été compliqué et quelque chose d'étrange s'est passé entre nous. Je ne saurais pas trop t'expliquer, mais voilà.

Je te donnerais d'autre nouvelle très bien mon frère.
Je t'aime,
Esthia.


Esthia,

Si tu savais comme cela me fait plaisir de recevoir de tes nouvelles. J'ai beau savoir que tu vas bien, j'ai toujours peur que tu ne te sente pas chez toi là-bas. Karek me donne des nouvelles et je l'en remercie mais par pitié donne moi-en plus souvent sinon je vais finir par débarqué au temple pour venir te voir. Un protecteur entouré d'un tas de psyjiic tu imagine la scène ? Je suppose que tu es entrain de sourire en ce moment ou même de te moquer de moi. Tu sais, la vie à la maison me manque. Je me souviens encore de nos moments de tendresse, assis sur le canapé pour écouter les récits de mère. Si seulement tu savais à quel point cela me manque. J'ai eu envie de retourner chez les parents pour reprendre ma place, mais avec maman dans cet état, je ne suis pas certains que ce soit une bonne idée. Maintenant je suis un protecteur et je dois avouer que cela me va à ravir. J'ai l'impression d'avoir enfin ma vie entre mes mains, sans qu'on puisse me dire ce que je dois faire.

Pour Kraal, je t'avouerais que j'ai revu mon jugement. Je suis d'accord avec toi, il n'a rien fait de mal si ce n'est qu'il doit supporter notre père et pour cela je le plains. D'après ce que j'ai entendu dire, il est devenu de plus en plus acariâtre avec le temps, comme si détruire la famille ne lui avait pas suffit. Je t'avouerais que je lui en veux pour ça et que je n'arrive pas réellement à raisonner comme il le faut, tant et si bien que je ne suis pas aller voir maman depuis un certains temps. Je suis navré, mais je ne suis pas comme toi, je ne peux pas m'occuper du bien être des autres comme toi tu le fait. Pardonne-moi ma sœur, mais je ne peux pas être celui qui tente d'aller voir si tout va bien parce qu'il n'y a plus personne. Je ne comprends pas comment tu fais. Gérer ton empathie, gérer ton don et aider les autres, je crois que je t'ai toujours envier pour ça. Pour Kraal, je pense que la prochaine fois qu'il viendra te voir, je vous rejoindrais histoire que nous ayons une discussion entre frère et sœur tu ne pense pas ?

Ici, à la caserne tout se passe bien. Nous avons de jolie fille tu sais, peut-être devrais-tu te chercher quelqu'un tu ne crois pas ? Peut-être que cela serait différent avec la personne que tu aimerais. Je ne sais pas trop. Je dois t'avouer que voir ton don devenir aussi contraignant me fais mal au cœur. Ne plus pouvoir toucher qui que ce soit parce que tu reçois des vagues de sentiments ça ne doit pas être très simple tous les jours, surtout qu'il me semble que tu n'as jamais été réellement intime avec quelqu'un ? As-tu au moins embrasser quelqu'une une fois ? Le premier baiser est quelque chose de particulier et j'aimerais que tu sois heureuse. Si seulement tu pouvais mettre ce don en sourdine par moment je pense que ce serait plus simple pour toi. En ce qui me concerne, j'ai déjà embrassé plusieurs fois quelqu'un. Bon je ne vais pas entrer dans les détails n'est-ce pas ? En tout cas j'espère que prochainement je pourrais faire une enquête avec toi, même si je pense qu'effectivement s'ils éloignent Karek de toi, je doute de pouvoir me tenir à tes côtés.

Je t'aime petite sœur et j'espère que tout se passera bien mieux avec le temps. Je redoute plus que tout de te perdre alors fais attention à toi s'il te plaît. Je ne voudrais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit.
Prends soin de toi, ma chérie.
Andrass


Andrass,

Ta lettre m'a bien fait rire effectivement. Je ne t'imagine pas entouré d'un tas de Psyjiic, mais je pense que s'il s'agissait de fille, tu n'en serais que plus heureux. Je te reconnais bien là, tu es un homme, un vrai, viril et tout ce qui s'en suis n'est-ce pas ? Je crois que je n'ai jamais autant souris qu'en regardant les mots que tu as couché sur le papier. Sache aussi grand-frère que ma vie personnelle est plus complexe que tu le pense. Être intime avec quelqu'un me fait énormément peur et si la dernière fois j'ai eu mon premier baiser (qui je dois dire n'était pas si désagréable que ça) je t'avouerais que ce n'était pas réellement parce que nous l'avions voulu tout les deux. C'est une longue histoire et je t'avouerais que je n'ai pas envie de l'étaler sur le papier, la situation était compliqué à ce moment là et dans le feu de l'action il peut arriver de nombreuses choses n'est-ce pas ? En tout cas, je suis bien heureuse que tout se passe bien pour toi et si jamais tu trouve une fille qui te plaît et que tu compte la garder, n'hésite pas à me la présenter sauf si elle a peur des Psyjiic, je m'en remettrais ne t'en fais pas.

Pour ce qui est de maman, je ne peux pas t'en vouloir. Papa à changer depuis quelques temps et j'ai peur qu'il ne finisse par la mettre dehors, si s'était le cas, je pense que je m'énerverais un peu, histoire de lui rappeler qui je suis et ce qu'il nous a promis il a de cela plusieurs années. Il possède assez de fortune pour s'occuper d'elle, qu'il couche avec d'autre femme ne me dérange pas, je m'en fiche depuis que je sais qu'il l'a fait bien avant ma naissance. En ce qui concerne Kraal, il devrait passer dans peu de temps, je t'enverrais un mandat pour que tu puisse venir nous voir. Je t'assure que c'est quelqu'un de bien. Il fait ce qu'il peut pour la famille et je le trouve réellement adorable. S'il n'était pas mon frère, je pense que j'aurais pu m'intéresser à quelqu'un tel que lui. Enfin bref, je pense qu'il faudrait qu'à nous trois, nous nous serrions les coudes, tout simplement parce que peu importe qui est notre mère, nous sommes une famille et comme il ne reste que nous trois de viable, je pense qu'il serait bien pour nous de tisser des liens durable et solide.

Je suis contente de t'avoir écrit et je pense que je le ferais plus souvent. Pour le moment je dois te laisser, Karek te remettra cette lettre, une fois encore je dois partir sans lui. Ça m'angoisse mais c'est la vie. Puisse les dieux t'apporter leur bénédiction mon frère. Fais bien attention à toi.
Je t'aime de tout cœur et je pense à toi.
Esthia.


Dernière édition par Esthia Shallal le Ven 12 Sep - 19:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La correspondance d'une empathe   Ven 12 Sep - 19:53


Un séjour en isolement

Je me réveillais douloureusement. Autour de moi, le noir était quasi complet si ce n'était la toute petite fenêtre du haut qui laissait passer un peu de lumière. Visiblement j'avais poussé le bouchon un peu loin et je m'étais véritablement retrouver en isolement. Je haussais les épaules, mais même celle-ci était douloureuse. Bordel, qu'est-ce que j'avais fait pour mériter ce traitement ? Je n'avais que fait tombé quatre vieux à la renverse pour leur rappeler qu'il n'avait pas à me dicter mes actions, mais visiblement personne n'était d'accord avec ça. Je n'avais voulu que lui parler et même ça, ça m'avait été refusé. Depuis combien de temps étais-je enfermé là ? Quelques heures ? Quelques jours ? Je secouais doucement la tête mais je m'arrêtais au moment où je me rendis compte qu'un immense mal de tête pointait le bout de son nez. Mon cerveau était comprimé dans un étau et rien ne semblait pouvoir y faire. Je finis par arrêter de me poser des questions, me couchant en boule sur ce lit étroit et peu confortable.

En ce moment, je détestais tout et tout le monde, je n'avais envie de voir personne, j'espérais même que mon pouvoir se soit fissuré, soit inutilisable, mais je savais parfaitement que s'était faux. Je pouvais sentir chaque âme qui venait par ici, chaque pas qui résonnait dans le couloir apportait avec lui un sentiment. En ce moment je haïssais les sentiments. Mon cœur étaient plus que serré, il était totalement comprimé et les larmes coulèrent enfin sur mes joues. Pourquoi n'avais-je pas le droit de comprendre, pourquoi devais-je réellement supporter ça ? J'en avais assez de tout ça, réellement assez. Je ne voulais plu de ce pouvoir, je voulais seulement m'en aller, partir, trouver autre chose ou alors laisser ici ma vie, qu'elle s'arrête. On m'avait bien fait comprendre que j'étais dangereuse et on me faisait bien comprendre ce que j'encourrais à ne pas respecter les lois, à ne pas respecté mes supérieurs.

Et Karek... Sa trahison me faisait mal plus que tout autre chose. Il s'était dit mon frère, il se disait mature, mais rien n'y faisait. Il n'était qu'un gosse qui ne faisait que respecter les lois et qui ne cherchait pas plus loin que le bout de son nez. Sa petite vie lui importait bien plus que les autres. Non, je savais que s'était faux, car malgré tout cela, je savais parfaitement que s'était lui qui venait tous les jours et restait une heure devant la porte en attendant de savoir si j'allais bien, s'il pouvait me voir. Sauf que voilà, je ne devais voir personne. Ma colère s'en alla aussi rapidement qu'elle était venu, je me sentais alors pitoyable et se fut finalement le chagrin qui l'emporta, noyant un drap qui devais probablement servir à me couvrir, je sombrais de nouveau mais cette fois-ci sans le sommeil.

Je me réveillais, quoi je ne savais pas, mais je savais parfaitement que du temps avait passé. Combien ? Je ne pouvais pas le dire, probablement plusieurs jours. J'étais épuisé et je pus voir un plateau repas posé à côté de moi. Étrangement, je n'avais pas faim, pourtant cela faisait un certains temps que je n'avais pas mangé, mais je n'avais réellement pas faim. Je tentais de me redresser, mais mes forces m'avait quitté. Mon chagrin avait tout remplacer. Pour la première fois de ma vie j'avais ressentis quelque chose de différent de ce que je ressentais habituellement, je comprenais petit à petit de ce qu'il s'agissait, mais personne ne m'avait laissé l'exprimer. L'image du protecteur se fit dans mon esprit, j'espérais sincèrement qu'il était mieux loti que je ne l'étais. Un soupir m'échappa alors que je sentis approché Aemon. Il pouvait bien faire ce qu'il voulait, je m'en fichais désormais. La porte s'ouvrit doucement et il entra, laissant cette fois-ci la porte ouverte.


« Tu n'as toujours pas manger, ça fait trois jours maintenant, il serait temps que tu mange quelque chose. »

Je n'avais pas envie de le regarder et encore moins de lui répondre. Il ne se démonta pas pour autant et repris la parole.

« Nous allons te transférer quelques jours à Evant'ÿs. Normalement tu ne devrais pas avoir de mission. Si quelque chose arrivait, Karek te rejoindrais là-bas. Veux-tu bien te lever ou alors devons-nous te porter ? »

« Ne me touchez pas ! »

Il n'y avait rien de méchant dans ma voix, il ne s'agissait que d'un constat. Je refusais que qui que ce soit me touche. Désormais, un seul contact me manquait, un seul et unique contact et jamais personne ne pourrait changer les choses. Je me levais péniblement et rejoignit alors la porte en chancelant au début. J'avais totalement fermé mon pouvoir et l'énergie des gens n'affluait plus vers moi. Il allait falloir que je me retape.

« Tu as une demi-heure pour te préparer. »

Je savais que leur but était de m'éloigner le plus possible d'An-Trazza, de m'éloigner de Karek et surtout de Sannom. Je savais pertinemment que le plus simple était de prétexter une possible mission. Un bien piètre mensonge. Je ne fis cependant pas de remarque, car si m'éloigner du Doss'Ta ne m'enchantais pas, m'éloigner de mon protecteur actuel ne pouvait que m'arranger. Je ne savais pas réellement quoi penser et je devais avouer que d'une certaine façon me retrouver seule me terrifiais. J'avais toujours pu compter sur Karek pour me soutenir, sur Andrass et puis toute ma famille était ici. J'avais envie de voir ma mère, sauf que je n'aurais pas le temps. Je marchais dans les couloirs, les murmures allaient bon train, mais je m'en fichais éperdument. Je récupérais de l'énergie au fur et à mesure et finalement après vingt minutes de décrassage intensif, je pris la route pour Evant'ÿs. Karek avait tenté de me parler, mais je n'avais rien voulu savoir. Trop remonté encore par cette affaire. Le temps arrangeait tout non ? Je l'espérais et j'espérais aussi qu'il efface bon nombre de sentiment, tout ça était trop douloureux.
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