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 A Walk in the Sand. | ft. Jadielle [En Cours]

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MessageSujet: A Walk in the Sand. | ft. Jadielle [En Cours]   Jeu 7 Aoû - 13:42






A Walk in the Sand
ft. Jadielle






La chaleur tenaillait ses entrailles. Si bien que tout son corps semblait s'être enflammé. Quiconque l'aurait touchée aurait eu la même sensation que des milliers de braises incandescentes. Sa peau, pourtant, ne portait aucun témoignage de ces flammes qui résidaient sous son épiderme. Aucune rougeur, aucune brûlure, pas même une perle de sueur. Cela faisait déjà bien longtemps qu'elle vivait dans le feu. Les Enfers battaient en elle, et Cerbère et ses trois têtes hurlaient pour émerger de toute sa force et sa hardiesse. Elle aurait souhaité lui donner raison, le laisser prendre son corps et en faire ce qu'il souhaitait. Mais l'idée même de toutes les conséquences qu'engendreraient cet acte la répugnait jusqu'aux tréfonds de son âme.

Le Désert, si long, si immense, si infini. On ne voyait que lui, jusqu'à l'horizon. Si l'océan de sable gisait en ces lieux depuis la nuit des temps, il semblait s'épaissir chaque jour. Les millions de perles qui filaient en-dessous d'elle devaient peut-être représenter des kilomètres, si bien qu'aucun homme vivant sur cette planète n'avait jamais du voir la réelle surface de l'astre sur lequel ils habitaient. Mais cette profondeur n'était rien face à sa longueur. Il n'y avait aucune fin à ce désert. Personne n'avait pu en faire le tour. Personne n'avait pu toucher l'horizon.

Les villes avaient été construites sur le sable, les sols recouverts de matière étrange pour faire penser à la terre. Mais en dessous, le désert résidait encore. On ne pouvait en réchapper. On ne pouvait le contourner. Il était partout. Leur civilisation n'était qu'un mirage, une illusion créée dans l'espoir d'oublier la chaleur, d'oublier l'immensité désertique. Ce monde semblait avoir été créé pour engloutir toute forme de vie. Plus le temps avançait, plus la chaleur se faisait présente, plus le soleil frappait de plein fouet chaque parcelle de vie, plus le sable semblait engloutir la planète.

Les humains pensaient peut-être pouvoir dompter le sable, mais pour combien de temps ? La nature ne pouvait se taire éternellement. Elle reprendrait ses droits, le jour venu.

Dinarcissa marchait vers cet horizon si lointain, si illusoire, en quête de quelque chose d'invisible. Même les yeux grands ouverts, elle ne pourrait apercevoir ce qu'elle cherchait. Cette mission était la cinquième qu'on lui confiait, et certainement la plus difficile de toutes. Jamais, ô grand jamais, elle ne s'était aventurée si loin des villes. Elle était perdue, elle avait accepté ce fait. Le désert l'engloutissait petit à petit, en silence, lentement, comme un piège qui se referme autour de sa proie. Son pouvoir lui permettait peut-être de survivre ici, mais si elle épuisait ses réserves d'eau ou de nourriture, la Mort viendrait la prendre. Le feu ne lui serait d'aucun recourt contre les vents funestes du désert.

Cela faisait des jours qu'elle marchait, tout droit, sous les rayons du soleil ou de la lune. Elle marchait jusqu'à l'épuisement, puis se couchait, dormait quelques heures, et se relevait pour avancer. Elle ne pouvait laisser le vent la recouvrir de sable. Elle ne pouvait se permettre de perdre du temps. Ici, l'ennemi était partout.

Trouver ce qu'elle cherchait semblait être devenu une cause perdue. En réalité, elle ne pouvait que se perdre parmi les dunes si elle souhaitait réellement rencontrer son but. La magie était invisible, elle ne se ressentait que dans les vibrations de l'air. Depuis quelques temps déjà, l'Archi-Psyjiic semblaient s'intéresser aux pouvoirs étranges et méconnus résidant chez les nomades. Certains d'entre eux, en effet, semblaient dotés de certains pouvoirs de guérison. Peut-être n'était-ce là que subterfuges, et que tout résidait dans l'environnement et son usage, mais le désert était dénué de plantes. Sans plantes, il n'était que trop étrange de penser à des guérisons miracles.

Très certainement loin de l'Oasis, Dinarcissa savait qu'elle devait trouver une Mère de Clan au milieu des dunes, dépouillée de plantes, pour être sûre d'obtenir la vérité. Car c'était cela simplement qu'elle cherchait, la vérité. Elle n'était cependant pas sûre que les nomades le verraient du même oeil, pensant certainement à des plans sournois de la Ghilde Doss'Ta. Elle n'avait pas encore réfléchi à une particulière argumentation pour prouver sa bonne foi, mais elle était beaucoup plus instinctive que raisonnée. Elle improviserait. Si seulement elle trouvait ce qu'elle cherchait.

Elle avait perdu son gardien, une nuit plus tôt. Lui n'était pas aussi immunisé contre le feu mortel du désert, si bien que, par épuisement, il avait du tomber dans le sable. Elle priait pour que le désert ne l'ait pas pris. Mais elle ne pouvait se permettre de faire demi-tour. Et de toute évidence, elle ignorait si faire demi-tour la ramènerait aux cités. Non, elle ne pouvait que marcher, droit devant, jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait ou être trouvée par le néant. Keyza Rose était certainement la seule à l'empêcher de perdre pied dans les mirages du monde. Elle courrait, loin d'elle, et jappait lorsqu'elle la perdait de vue.

Dinarcissa lui avait ordonné de rester en ville, par stricte précaution. Mais sa fidèle compagne ne l'abandonnerait jamais. Elle l'avait suivi, jusqu'à être démasquée quelques jours plus tard. Mais la jeune furie n'avait pas pu cacher sa joie de la retrouver. Elle était sa seule source de réconfort, dans cette immensité. Cela l'handicapait, néanmoins, car elle devait diviser ses vivres en deux afin de garder Kenzya vivante.

Soudain, au milieu de ses pensées qui semblaient aussi perdues qu'elle-même, elle se stoppa. Ses sourcils se froncèrent et elle crut une fois de plus laisser ses yeux voir ce qu'elle désirait. Le désert était terrible, nombreux furent les instants où elle crut apercevoir certaines choses, mais ce n'avait été que des mirages, illusions notoires qui la rendrait peut-être folle. Après avoir plusieurs fois cligné des yeux, elle entrouvrit la bouche, prenant soudainement conscience que tout cela n'était peut-être que la réalité.

Dans les vagues de chaleur qui montait du sable vers le ciel, l'image de quelques tentes plantées au sol miroitait. Les Nomades, enfin. Elle ne put s'empêcher d'esquisser un minime sourire de satisfaction. Le vent fit tournoyer le sommet d'une dune voisine, quelques secondes. Temps pour Dinarcissa d'apercevoir une enfant. Accroupie vers le sol, elle semblait chercher quelque chose, accompagnée d'un animal certainement très jeune, et au physique d'un félin. Mais le soleil brûlait le sol, si bien que la Furie ne put réellement discerner davantage.

La petite releva les yeux vers elle, tout à coup, et Dinarcissa se sentit soudainement épiée. Oui, elles se fixaient, à travers les vagues de feu qui les séparaient. Elle se releva et, dans un silence semblable à l'infini du désert, elle s'avança, lentement, doucement, vers l'adulte. La vision était belle. Et alors que la fillette semblait traverser les flammes invisibles, Dinarcissa se redressa de toute sa hauteur, fière, droite, reforgeant sa carapace. Il était temps de chercher les mots les plus gracieux et les plus véritables, il était temps de prouver sa bonne foi. L'enfant serait son premier témoin.

© Jawilsia sur Never Utopia

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MessageSujet: Re: A Walk in the Sand. | ft. Jadielle [En Cours]   Ven 8 Aoû - 10:18

- Jadielle ! Jadielle ! Mais où est passé cette petite friponne ?

Je me glissai sous la tente voisine et me mis à ramper sur le tapis poser à même le sable, Topa sur les talons.

- JADIELLE ! Allons viens, c'est l'heure de ton étude.

Je grinçais des dents et accélérai. Fallait surtout pas que ma grand-mère me tombe dessus où j'étais bonne pour quelque heure de couture et d'apprentissage des plantes. Une plante ? Ce n'est pas drôle une plante, pas comme un animal avec qui je peux parler, une plante, ça rigole pas. Quant à la couture, fallait même pas que j'y pense. « Mais c'est important la couture ma petite Jadielle, je ne serais pas toujours là pour te faire tes habits, et la Trinité sait combien tu les uses vite toi. »

- Mais qu'est-ce que tu fais là toi ?

Je me figeai et relevai lentement la tête, dévisageant le propriétaire de la tente. L'homme, les poings sur les hanches me foudroyait du regard. Il se rappelait visiblement du sable que j'avais mélangé à l'eau de son outre. Je fis le sourire le plus innocent qui soit, me ramassai sur mes petite jambe et bondis vers l'avant. Je sentis sa main me frôler la chevelure alors que je passai entre ses jambes. Je fis une roulade héroïque avant de heurter violemment le montant d'une chaise qui s'éjecta en sens inverse. Un pas joli juron s'échappa des lèvres de mon agresseur alors qu'il plongeait dans ma direction. Sonnée, j'attrapai la première chose qui me passait sous la main, en l'occurrence, du sable que je jetai au visage du méchant. Un second gros mot s'échappa de sa bouche en même temps qu'un cri de rage. Si ma grand-mère le savait, elle lui laverait la langue avec du sable au vilain. Je profitai de ce temps de répit pour sortir de la tente et détaler aussi vite que possible.

Je zigzaguai entre les tentes et couru vers le désert, portant Topa dans les bras pour qu'il suive le rythme. Après quelque minute d'une course rapide je me stoppai, essoufflé avant d'éclater de rire.

- Mission échappage de grand-mère réussie.

Topa me fit remarquer par un petit miaulement que ce que j'avais dis ne voulais rien dire mais j'ignorai sa remarque d'un haussement d'épaule et me remis en marche. Je le reposai et me mis en quête 'une parcelle de sable prometteuse. Je devais continuer ma mission, savoir trouver de l'eau dans le désert pour mon grand départ, quand je chercherai le bout.

Je suivi la crête d'une dune, le regard rivé au sol, devant parfois m'abriter les yeux tant la réverbération était forte. Topa sautillait tout autour de moi et coursait parfois les rares animaux qu'il trouvait rampant à même le sol.

Je trouvai enfin un endroit qui me semblai bien et m'accroupis avant d'enfoncer un doigt dans le sable chaud.

- Parfait, déclarai-je à haute voix, attirant ainsi l'attention de Topa qui vint renifler l'endroit.

Ça mine étonné ne me tira qu'une grimace.

- Tu verras, je trouverais de l'eau et quand j'en aurai bah je t'en donnerai pas nà !

Je me mis à creuser avec acharnement, repoussant le sable de mes mains et grommelant quand celui-ci retombait dans le trou qui se créait. Après dix minutes, mes bras étaient engourdis et je transpirai à grosse goutte. Je feignais aussi l'ignorance face à l'hilarité de mon compagnon qui couché sous mon ombre observait l'air de rien mes efforts.

- Viens m'aider plutôt.

Il grogna sa négation et posa sa tête entre ses petites pattes velues.

- Je vais t'enterrer dans le sable et tu feras moins le malin, répliquais-je agacée.

Topa se releva d'un bond en me grognant dessus et c'est nez contre truffe qu'on se jaugea du regard en grognant à tout vas. Mon compagnon se figea soudain et tourna la tête vers quelque chose qui avait attiré son attention. Je suivis son regard et me figeai. Une silhouette se dressait parmi les dunes de sables, son contour un peu flouté à cause de la chaleur. Je me rapprochai de Topa et murmurai à son oreille.

- Tu crois que c'est un membre du clan qui nous a retrouvés ?

Il renifla l'air ambiant puisqu'on était dans la bonne direction et baissa les oreilles.

- Un inconnu ?

Mince alors, un inconnu que je ne connaissais même pas en plus. Je me redressai, attrapai Topa et m'avança vers la silhouette. Un geignement d'inquiétude s'échappa de la gorge de mon ami mais je l'ignorai. La curiosité l'emporta et je continuai à avancer. Dès que je fus assez proche je la détaillai de haut en bas. Pas l'air bien méchant, plutôt épuisé. Je haussai les épaules et me rapprochai encore un peu.

- Bonjour madame, vous êtes perdu ?
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